L’opposition officielle appuie les médecins qui réclament l’indépendance du CHU Sainte-Justine
mercredi 5 juillet, 2017
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Québec, le 4 juillet 2017 –  La porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, d’accessibilité aux soins et de soutien à domicile, Diane Lamarre, a exprimé l’appui de l’opposition officielle aux médecins du CHU Sainte-Justine qui demandent au gouvernement libéral de réparer l’erreur de 2015, alors que le ministre de la Santé avait cavalièrement forcé une centralisation administrative du CHUM et du CHU Sainte-Justine.

EN BREF

  • Le gouvernement libéral doit réparer son erreur de 2015 et décentraliser le CHUM et le CHU Sainte-Justine.
  • Le seul argument avancé par le ministre Barrette, la transition vers les soins pour adultes, est une fausse raison.
  • La principale mission du CHU Sainte-Justine est de fournir des soins de pointe aux enfants et aux mères du Québec.

« Nous nous engageons à annuler cette décision qui ne bénéficie pas aux enfants et aux parents du Québec. Après deux ans et demi de réforme Barrette, les centres décisionnels dans le réseau sont plus que jamais éloignés des patients et les directives qui viennent d’en haut ne sont souvent absolument pas adaptées à la réalité des patients et des professionnels sur le terrain. Cette centralisation sans fondement est particulièrement dommageable pour un établissement ayant une mission aussi particulière que le CHU Sainte-Justine. Son autonomie doit être rétablie pour conserver sa spécificité qui a fait en sorte que l’établissement devienne un centre d’excellence de la médecine pédiatrique mondiale », a déclaré Diane Lamarre.

Fausse raison

« Le seul argument avancé par le ministre Barrette est la transition vers les soins pour adultes. Or, le CHU Sainte-Justine traite des enfants de partout au Québec et la transition doit donc se faire avec chacun des grands centres québécois pour adultes pour la suite des traitements. Elle ne pourra se faire seulement avec le CHUM, c’est une fausse raison! », a indiqué la porte-parole.

« Les soins mère-enfant constituent déjà une importante transition entre deux périodes cruciales de la vie : la grossesse et l’enfance. Ailleurs, on reconnaît l’expertise particulière requise. À Toronto, le Hospital for Sick Children a son autonomie propre, ses expertises et sa recherche. Le CHU Sainte-Justine jouit d’une expertise unique, d’un rayonnement international, d’une fondation dédiée aux soins mère-enfant et d’un centre de recherche que j’ai eu le privilège de visiter récemment », a-t-elle poursuivi.

« Il ne s’agit pas ici de rejeter le CHUM, mais bien de prendre acte que ces deux établissements ont des missions bien différentes et que la préservation de la mission unique du CHU Sainte-Justine passe par une autonomie complète, tant clinique qu’administrative. Sainte-Justine doit redevenir une institution totalement dédiée à la santé des plus jeunes et non pas se résumer à être un établissement intégré dans un ensemble plus grand. Tout ce que les administrateurs de l’établissement doivent avoir en tête, c’est sa mission de fournir des soins de pointe aux enfants et aux mères du Québec », a ajouté Diane Lamarre.

Optilab Déjà, les techniciens de laboratoire du CHU Sainte-Justine sont attachés administrativement au CHUM, car les analyses de laboratoire seront transférées du premier vers le second. Éloigner ces analyses et en retarder les résultats par une centralisation injustifiée est un obstacle à la recherche et à des soins de qualité. Les conséquences de certains problèmes de santé sur la femme enceinte et son bébé à naître ainsi que la vulnérabilité des nouveau-nés ne pardonnent souvent aucun délai.