Les Québécois veulent des actions, pas un procès
jeudi 20 juillet, 2017
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Québec, le 20 juillet 2017 – Alors que la ministre Kathleen Weil a annoncé les détails de la prochaine consultation sur le racisme et la discrimination systémique, la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et de communautés culturelles, Carole Poirier, a déploré que le gouvernement libéral se soit entêté à suivre cette voie au lieu de mettre en place des moyens concrets pour lutter contre le racisme et la discrimination. La députée rappelle également qu’un exercice similaire a été mené en 2009 par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).
 
« Les Québécois forment une société ouverte et accueillante. Partout comme ailleurs, l’intolérance et le racisme existent, bien sûr, mais nous devons agir pour les contrer. Ce procès fait aux Québécois, sous forme de consultation d’experts et d’organismes, est inacceptable. D’autant plus que cela s’ajoute à diverses autres consultations et réflexions faites ces dernières années au Québec. Nous savons ce qu’il faut faire. C’est pourquoi nous avons proposé au gouvernement libéral, en début d’année, 20 propositions comme interdire l’exigence d’une première expérience de travail canadienne et le CV anonyme, qui sont depuis restées lettre morte. Pourquoi le gouvernement s’entête‑t‑il à ne pas agir? », a indiqué Carole Poirier.
 
 
EN BREF
·         En matière d’intégration et de laïcité, il faut de l’action, pas un procès des Québécois;
·         Nous avons proposé 20 mesures au gouvernement libéral qu’il s’entête à ne pas vouloir appliquer;
·         La ministre refuse d’agir concrètement, mais met sur pied une nouvelle consultation qui répète essentiellement celle tenue en 2009.
 
« Lors des consultations tenues par la CDPDJ en 2009, un rapport de 93 recommandations fut déposé. La Commission avait entendu 150 personnes et reçu 54 mémoires. Tous ces documents sont toujours d’actualité et facilement accessibles. Combien de recommandations ce gouvernement a-t-il appliquées concrètement? La ministre décide de rester inactive face aux taux de chômage plus élevés chez les Québécois d’adoption. Non seulement elle refuse d’agir concrètement contre la discrimination à l’embauche et dans le logement, elle refuse tout autant de mettre en place des mesures pour favoriser l’embauche de personnes issues de la diversité dans les organismes publics, malgré des chiffres alarmants : 38 employés sur 6000 sont issus de la diversité à la SAQ alors que chez Hydro‑Québec, c’est 312 sur 20 000. Pourtant, le Parti libéral cherche encore à gagner du temps plutôt qu’à agir. Ce gouvernement perpétue une culture de l’inaction qui fait mal aux nouveaux arrivants », a illustré la députée.