Les pensions alimentaires ne sont pas un revenu ! - 14 mai 2009
À l’époque, le gouvernement libéral avait ignoré la mobilisation. Depuis, il y a eu des élections générales, ce qui a provoqué la mort au feuilleton de dizaines de projets de loi présentés par l’opposition... Mais les pensions alimentaires ne sont pas un revenu et leur inclusion dans le calcul des revenus dans diverses lois à caractère social fait mal aux familles monoparentales ! Déjà que trop de familles peinent à joindre les deux bouts ou souffrent de la pauvreté de la politique familiale des libéraux. Le Parti Québécois, par la voix de sa députée de Marguerite-D’Youville et porte-parole en matière d’emploi et de solidarité sociale, Monique Richard, a déposé à nouveau son projet de loi à l’Assemblée nationale afin d’exclure les pensions alimentaires pour enfants du calcul des revenus pour le parent :
Depuis 1997, les pensions alimentaires pour enfants ne sont plus considérées comme un revenu dans le calcul de l’impôt, ni par Québec ni par Ottawa. « Comment expliquer que l’État québécois considère toujours cette pension comme un revenu dans plusieurs programmes gouvernementaux ? C’est un non-sens, une injustice qu’il faut corriger au nom de milliers de parents monoparentaux, des femmes à très forte majorité », a déclaré Monique Richard. Par définition, la pension alimentaire c’est pour subvenir aux besoins essentiels des enfants. Pourtant, l’État prive des milliers d’enfants parmi les plus pauvres de jouir de leur pleine pension alimentaire. Depuis plusieurs années, ils sont nombreux à dénoncer cette situation :
Il y a même un groupe Facebook qui promeut le projet de loi depuis son premier dépôt, en 2008. « La balle est maintenant dans le camp du gouvernement libéral. Après une réflexion d’un an, il faut espérer que ce projet de loi passe à l’étape attendue par des milliers de personnes : son adoption ! C’est une question d’équité et de justice sociale », a conclu Monique Richard, qui interpelle particulièrement les ministres Nathalie Normandeau, Sam Hamad, Michelle Courchesne et Kathleen Weil, responsables des quatre lois concernées par le projet de loi 198 (anciennement 394) déposé à l’Assemblée nationale.
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