Légalisation du cannabis - Le gouvernement libéral doit être transparent
jeudi 25 mai, 2017
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Québec, le 25 mai 2017 – Alors que nous apprenons, par la presse, que la vente du cannabis récréatif pourrait être confiée au secteur privé, le député de Labelle et porte-parole du Parti Québécois en matière de prévention et de santé publique, Sylvain Pagé, exige que le gouvernement libéral fasse preuve de la transparence la plus totale, et réclame de nouveau la tenue d’une commission parlementaire itinérante pour qu’ait lieu un véritable débat de société autour de cette question fondamentale.

EN BREF

  • Le gouvernement libéral n’a aucun mandat pour prendre des décisions aussi importantes derrière des portes closes;
    - La légalisation du cannabis pose des questions cruciales et il est fondamental que la population puisse s’exprimer;
    - Nous exigeons la tenue d’une commission traitant de tous les aspects de la légalisation du cannabis.**

« La légalisation du cannabis à des fins récréatives aura des conséquences importantes sur la santé publique – et sur les jeunes, notamment. De sérieuses questions se posent, sur une multitude d’aspects; par exemple, comment nous assurer que le crime organisé soit tenu à l’écart de ce marché? Ou encore, à partir de quel âge devrait-on permettre l’accès au cannabis? À nos yeux, le processus consultatif habituel qui suit le dépôt d’un projet de loi s’avère insuffisant; un débat en amont est nécessaire, trop de considérations sont en jeu. Il est impensable que des décisions aussi cruciales soient prises sans consultation, derrière des portes closes! Malheureusement, les libéraux s’entêtent à refuser d’entendre la population et l’avis des experts », a déclaré Sylvain Pagé.

Le député rappelle que l’INSPQ, en novembre dernier, affirmait craindre un ralentissement, voire un inversement, de la tendance à la baisse de l’usage du cannabis dans la population si les acteurs à but lucratif s’emparaient du marché. « Voici, justement, une thèse qui mériterait d’être plus amplement développée. La raison d’être d’une entreprise privée est de faire de l’argent. Il faut donc se questionner sérieusement si cet éventuel réseau de distribution est le plus approprié. Pour nous, il ne faut jamais faire de compromis quant à la santé de la population, particulièrement à celle de nos jeunes », a-t-il poursuivi.

« Le fédéral a confisqué au Québec le débat sur la légalisation. Or, voici maintenant que le gouvernement libéral le confisque, à son tour, aux citoyens du Québec. De nouveau, nous réitérons notre demande pour la tenue d’une commission parlementaire itinérante, afin que tous puissent donner leur avis sur la légalisation et la distribution du cannabis », a conclu le porte-parole.