Légalisation du cannabis - La consultation doit être guidée par l’intérêt public
lundi 5 juin, 2017
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Québec, le 5 juin 2017 – Le gouvernement libéral ayant finalement entendu les arguments de l’opposition officielle au sujet d’une consultation sur la légalisation prochaine du cannabis, le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, et le porte-parole en matière de santé publique, Sylvain Pagé, constatent néanmoins que les libéraux ont perdu un temps précieux. Ils déplorent par ailleurs leur refus de faire de la consultation annoncée un exercice transpartisan. Toutefois, l’opposition officielle offre sa collaboration et y participera de bonne foi, afin que les enjeux de santé publique et de prévention soient au cœur de la démarche.

EN BREF

- Le gouvernement s’étant rendu à ses arguments, l’opposition officielle accueille avec satisfaction l’annonce de la tenue d’une consultation.

  • Celle-ci doit cependant se tenir partout au Québec et de façon transpartisane.
  • L’opposition officielle participera de bonne foi à la consultation.

« Après de nombreuses semaines passées à tergiverser, le gouvernement semble enfin vouloir écouter la population sur l’important débat que représentent la légalisation et la distribution du cannabis. Les choix qui seront faits au cours des prochains mois auront un impact important sur le Québec, et ce, pour plusieurs décennies. Nous réitérons donc notre demande pour la tenue d’une commission parlementaire transpartisane et itinérante. Le gouvernement doit prendre le temps de bien faire les choses afin que les Québécois s’approprient le débat sur la marijuana. Pour ce faire, il aurait dû inclure tous les députés dans sa démarche, au lieu de la circonscrire à une consultation strictement gouvernementale », a indiqué Jean-François Lisée.

L’enjeu commande un débat serein et non partisan

« Nous sommes évidemment déçus que la ministre ne nous ait pas consultés en amont, ce qui aurait été un bon signe de l’ouverture nécessaire à ce débat. Nous allons y participer de bonne foi et en offrant notre collaboration. Le sujet dont nous traitons et l’impact à l’égard de la santé publique de la population – et plus particulièrement pour les jeunes – commandent que nous soyons attentifs, clairvoyants et rigoureux. L’intérêt public guidera nos interventions », a résumé Sylvain Pagé.