Jean-François Lisée et Agnès Maltais dénoncent l’abandon historique de la culture par le premier ministre
jeudi 5 octobre, 2017
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Québec, le 5 octobre 2017 – Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, et la porte-parole en matière de culture et de communications, Agnès Maltais, dénoncent le renoncement historique du premier ministre libéral Philippe Couillard à l’égard de la pleine maîtrise d’œuvre du Québec en matière de culture.

 

EN BREF

  • Nous dénonçons le fait que le premier ministre libéral renonce à réclamer la pleine maîtrise d’œuvre du Québec en matière de culture;
  • Pourquoi Philippe Couillard abandonne-t-il cette revendication historique, que portaient notamment MM. Bourassa et Charest? Pourquoi reste-t-il muet face au fédéral?

 

« Le premier ministre abandonne une revendication qui a été portée par Robert Bourassa, Jean Charest, Liza Frulla et Christine St-Pierre, tous d’accord pour dire que le Québec doit détenir l’ensemble des ressources et tout le pouvoir d’agir sur le plan culturel. Philippe Couillard, lui, préfère laisser tout cela entre les mains du gouvernement fédéral et de Mélanie Joly. Qui plus est, l’argument qu’il invoque, soit le financement fédéral par rapport à la population québécoise, s’avérait aussi à l’époque de Robert Bourassa ou de Jean Charest, sans que ceux-ci abandonnent leurs revendications pour autant », a d’abord rappelé Jean‑François Lisée.

 

« Au printemps, dans sa "politique d’affirmation du Québec", Philippe Couillard reprenait plusieurs demandes historiques du Québec. Mais pas un mot sur le plan de la culture. Rien, non plus, dans le projet de renouvellement de la politique québécoise de la culture. Pourquoi abandonner les luttes menées par M. Bourassa et M. Charest? Pourquoi se taire ainsi devant le fédéral? », a poursuivi Jean-François Lisée.

 

« Récemment, le Canada a publié, pour la première fois, une politique culturelle. Le Québec n’a pas eu son mot à dire, de même que pour l’entente qu’Ottawa a conclue avec Netflix. Pourtant, c’est ici qu’on sait comment soutenir notre culture, nos films, nos artistes, notre musique, notre littérature. C’est à nous que doivent revenir les pleins pouvoirs en matière de culture, de façon à ce que nos artisans soient adéquatement soutenus », a conclu Agnès Maltais.