Inondations - Le Parti Québécois propose des pistes de solution
mercredi 17 mai, 2017
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Québec, le 17 mai 2017 – Le chef de l’opposition officielle, Jean-François Lisée, le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, Sylvain Gaudreault, et le porte-parole en matière d’affaires municipales, Martin Ouellet, ont proposé des pistes de solution à court, à moyen et à long termes afin de mieux gérer les risques d’inondation et d’améliorer la prévention en ce domaine.

EN BREF

  • Les événements climatiques extrêmes, dont les crues printanières exceptionnelles, vont se reproduire dans le futur et s’ajouteront aux effets des changements climatiques.
    - Le Parti Québécois demande au gouvernement de se pencher sur la stratégie à adopter à court, à moyen et à long termes afin de réduire les risques d’inondation et les impacts des crues.
    - Au moins trois principes devraient guider la réflexion du gouvernement : l’information, la concertation et la prévention. **

Vers une commission scientifique et technique « Nous devons réfléchir aux leçons à tirer des inondations de 2017, et aux meilleures pratiques à adopter à l’avenir. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de créer une commission indépendante scientifique et technique chargée d’analyser les gestes faits avant, pendant et après les inondations du printemps 2017 et, plus globalement, de réfléchir aux façons de mieux gérer les risques d’inondation et d’améliorer la prévention », a déclaré Jean-François Lisée.

La commission servirait surtout à faire des recommandations sur les moyens à prendre pour faire du Québec un chef de file en ces matières. Elle devrait pouvoir mettre en place une démarche de consultation élargie dans tout le Québec pour entendre les citoyens, les élus, les experts et les spécialistes appartenant à différentes disciplines.

Information sur les zones inondables Pas moins de 94 % des propriétaires dont la résidence se trouve dans une zone inondable… l’ignorent. C’est du moins la conclusion d’une étude publiée le mois dernier par l’Université de Waterloo, en Ontario. La même étude indique que l’inaction résulte d’abord du manque d’information quant au risque d’inondation.

« Nous pensons que les gens ont le droit de savoir s’ils habitent un territoire où le risque d’inondation est important; c’est ainsi que, de façon éclairée, ils pourront décider s’ils s’y installent. L’information doit être diffusée : site Web gouvernemental centralisé et facile d’accès, déclarations obligatoires lors de transactions immobilières, rôle des notaires, des banques et de la SCHL… Il faut compléter les connaissances sur les limites des zones inondables, et y intégrer les modélisations climatiques et hydriques. Ça passe bien sûr par la remise sur pied d’un programme de cartographie », a précisé Sylvain Gaudreault.

La concertation avec les organismes de bassins versants « Nous croyons que la meilleure façon de procéder, c’est d’appliquer une gestion intégrée à l’échelle du bassin versant. Pourquoi? Parce que les limites naturelles d’écoulement des eaux ne connaissent pas les frontières des MRC et des municipalités. La concertation à l’échelle du bassin versant vaut aussi bien pour la gestion intégrée de l’eau que pour la gestion des milieux humides ou celle des inondations », a indiqué, de son côté, Martin Ouellet.

La clé, c’est la prévention

Ultimement, c’est sur le principe de prévention que le Québec doit insister s’il souhaite tirer des leçons des récents événements climatiques extrêmes. Entre autres choses, nous devons :

  • mieux informer et mieux gérer les risques;
  • prendre davantage en compte le risque d’inondation dans l’aménagement du territoire et la planification urbaine;
  • réduire la vulnérabilité en protégeant les écosystèmes; améliorer la connaissance et la conscience du risque. **