Dix ministères et organismes pointés du doigt par les entrepreneurs - Beaucoup de travail reste à faire pour aider nos PME
lundi 5 juin, 2017
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Québec – Les membres de l’équipe Priorité PME de l’opposition officielle, les députés Alain Therrien (Sanguinet), Mireille Jean (Chicoutimi) et Martin Ouellet (René-Lévesque), ont fait le bilan de trois mois de tournée dans les régions du Québec sur le thème de l’allègement réglementaire. Le constat est clair : Nos PME demeurent confrontées à un fardeau bureaucratique et réglementaire beaucoup trop lourd.

L’équipe Priorité PME a rencontré des entrepreneurs de tous les secteurs, incluant le manufacturier, le commerce de détail et les services. Lors d’une tournée l’ayant mené en Allemagne, en Grande-Bretagne et en Espagne, le chef de l’opposition officielle a, de son côté, visité plusieurs entreprises dans le but de s’inspirer des meilleures pratiques européennes en matière de soutien aux PME et à l’innovation.

EN BREF


  • L’équipe dévoile un palmarès des 10 ministères et organismes gouvernementaux les plus souvent pointés du doigt lorsqu’il est question de difficultés bureaucratiques.
  • La prochaine étape, c’est la rédaction d’un rapport incluant les principaux constats de la tournée ainsi que des pistes de solution concrètes.
  • Le nationalisme économique et le développement économique régional ne sont pas des priorités du gouvernement libéral.

« Au cours des trois derniers mois, nous avons parcouru près de 7000 kilomètres afin de rencontrer les dirigeants de 237 PME et associations œuvrant auprès d’elles situées dans 41 municipalités. Nous dévoilons aujourd’hui un palmarès des 10 ministères et organismes gouvernementaux les plus souvent pointés du doigt par ces entrepreneurs lorsqu’il est question des difficultés bureaucratiques. À travers toutes les régions et tous les secteurs d’activité, c’est Revenu Québec qui remporte la palme! », a indiqué, d’entrée de jeu, Alain Therrien.

« Il y a énormément à faire pour faciliter la vie de nos entrepreneurs. Au fil de nos rencontres, nous avons entendu des histoires d’horreur : des délais incroyablement longs pour obtenir des autorisations de routine ou même juste pour parler à un fonctionnaire; un dédale de programmes d’aide dans lequel les entrepreneurs sont souvent perdus; des ministères et organismes gouvernementaux qui ne se parlent pas entre eux; des coûts administratifs qui sont littéralement aussi élevés pour une PME que le montant de la subvention qu’elle cherche à obtenir, et j’en passe! À partir de ces témoignages, nous allons rédiger et publier un rapport qui reflétera les principaux constats que nous faisons, mais qui contiendra également des pistes de solution concrètes pour faciliter la vie de nos créateurs et créatrices d’emplois », a ajouté Mireille Jean.

« Nos PME nous ont aussi indiqué à quel point il peut être difficile pour elles d’avoir accès aux appels d’offres gouvernementaux, ainsi que les désavantages que subissent les entreprises établies en région éloignée par rapport à celles situées dans les grands centres. Elles ont dénoncé, aussi, le fait que les budgets d’innovation étaient réservés aux grandes entreprises. Un gouvernement qui a à cœur le nationalisme économique et le développement économique régional devrait s’attaquer sans plus tarder à ces barrières inacceptables et incohérentes », a conclu Martin Ouellet.