Crise dans les urgences : le temps d’attente s’allonge et les unités de débordement débordent - 13 mai 2009
Ces belles paroles n’ont pas mené à d’aussi beaux résultats, et ce ministre senior du gouvernement libéral n’a pas proposé de solutions concrètes pour remédier à la crise dans les urgences. Encore les citoyens qui écopent !
Délais plus longs dans les urgencesSelon les données fournies par le ministère de la Santé et des Services sociaux, le délai moyen d’attente sur civière à l’urgence au Québec est maintenant de 17 heures. L’an passé, ce délai était de 16,5 heures. En un an, la situation s’est détériorée dans plusieurs régions du Québec. Questionné à ce sujet, mardi, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, n’avait visiblement aucune réponse intelligente à offrir aux citoyens inquiets. Selon le porte-parole de l’opposition officielle en matière de Santé et député de Marie-Victorin, Bernard Drainville, « il semble que la méthode Toyota du ministre Bolduc, c’est : attendre plus longtemps. Ça ne rassurera certainement pas les citoyens de Saint‑Jérôme, de Saint-Eustache, de Québec, de Baie-Comeau et de Rivière-du-Loup ». En effet, les citoyens de Saint‑Jérôme, Saint-Eustache, Québec, Baie-Comeau et Rivière-du-Loup doivent attendre à l’urgence de deux à quatre heures de plus que l’an passé !
Les unités de débordement se multiplientLe nombre d’unités de débordement dans les urgences du Québec ait doublé en un an et demi, passant de 26 à 54 unités. C’est inquiétant ! « Les unités de débordement, ce sont les petites roulottes, les garde-robes où le ministre de la Santé cache des patients pour éviter qu’ils soient comptabilisés dans les statistiques officielles des urgences. Il y a 18 mois, Philippe Couillard disait que les 26 unités étaient temporaires et vouées à disparaître. Or, ce qui devait être ponctuel devient désormais permanent. « Avec Yves Bolduc, c’est plutôt l’inverse : l’actuel ministre de la Santé semble voir un avenir prometteur à cette tactique puisque leur nombre a doublé depuis qu’il est en poste. Désormais, c’est 54 hôpitaux qui utilisent cette stratégie, une stratégie efficace qui sert aux statistiques et à l’image du ministre plutôt qu’aux patients », a déploré Bernard Drainville. Le ministre de la Santé aurait intérêt à se pencher sérieusement sur la situation dans les urgences, partout au Québec ! Il évoque avoir fait le tour d’une douzaine d’urgences au Québec et prétend avoir la situation bien en main. Les statistiques semblent confirmer que le ministre a renoncé aux ambitions de son Directeur national des urgences.. « Le ministre Bolduc se plait à dire qu’il a fait une visite cet hiver dans une douzaine d’urgences au Québec. Le problème, c’est que la situation se dégrade. Au lieu de vouloir réduire l’attente, il crée des unités de débordement. Il a abdiqué ses responsabilités. Il serait temps qu’il se ressaisisse. Il voulait être ministre de la Santé, qu’il assume la responsabilité qui vient avec », a conclu Bernard Drainville. Thématique : Santé |
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