Avis public municipaux - L’accessibilité de l’information menacée, autant que la pérennité des journaux locaux
mardi 7 mars, 2017
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Québec, le 7 mars 2017 – « Au moment où les médias écrits traversent une période très difficile en raison des changements technologiques, Martin Coiteux en ajoute et leur enlève une source de revenus importante : les avis publics des municipalités. C’est inadmissible, d’autant plus que cela prive les citoyens d’une source d’information fiable et accessible », ont déploré les porte?parole du Parti Québécois en matière d’affaires municipales, Martin Ouellet, et de développement des régions, Sylvain Gaudreault.

« Les médias écrits sont encore ceux qui rejoignent le plus grand nombre de citoyens, particulièrement en région et en milieu rural. À l’avenir, les citoyens vont devoir chercher eux?mêmes l’information sur les sites Internet des municipalités. Les avis publics municipaux vont devenir des ?avis de recherche? pour les citoyens. Il n’y a personne aujourd’hui qui a le réflexe d’aller voir les sites Internet des municipalités. Et, Internet n’étant pas un service gratuit, on ferait maintenant payer les citoyens pour avoir accès à l’information concernant leur milieu de vie? C’est insensé! », a déclaré Martin Ouellet.

« Dans le projet de loi 122, à l’étude actuellement, le gouvernement permet aux municipalités de diffuser leurs avis publics uniquement sur Internet. Résultat? Du jour au lendemain, une source de revenus appréciable pour les médias locaux et un service public essentiel disparaîtront. Par cette seule décision, le gouvernement libéral compromet financièrement le maintien d’un nombre considérable de salles de presse régionales », a poursuivi Sylvain Gaudreault.

« Les montants associés à la publication des avis publics dans les journaux ne représentent pourtant que 0,05 % des budgets municipaux. Pour informer correctement les citoyens, c’est très peu. C’est aussi une question de présence et de diversification de l’information en général dans les régions du Québec », a conclu Martin Ouellet.