L’Assemblée nationale du Québec sera bientôt en territoire québécois. Enfin, une aberration de moins... - 30 juin 2009
Surtout que « toutes les législatures au Canada sont situées sur des terrains qui leur appartiennent, note-t-il. Toutes sauf une seule. Celle du Québec ». Voilà une autre belle preuve du traitement différent dont le Québec est victime depuis trop longtemps. Enfin ! Une aberration de moins... N’est-ce pas la moindre des choses que le Québec soit propriétaire du terrain où est situé son Parlement, que nous louons à Ottawa depuis 1881 ? Voilà aussi une preuve que lorsqu’on ose demander, on obtient des résultats. Le Parti Québécois revendique que le Québec soit propriétaire de ces terrains depuis des décennies et a repris le combat plus activement l’hiver dernier. En effet, lors de son conseil national en février, le Parti Québécois avait relancé le débat sur la rétrocession des terrains de l’Assemblée nationale, ce à quoi Ottawa s’était dit « prêt à discuter ». Parce que le gouvernement libéral refuse de demander quoi que ce soit à Ottawa et malgré l’intervention favorable de l’ancien ministre libéral des Affaires intergouvernementales Benoît Pelletier, le dossier a été relégué sur une tablette par Jean Charest, comme d’habitude. Plus récemment, en mai, le Parti Québécois a déposé une motion sur le sujet, qualifiée de farfelue par le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jacques Dupuis… Une version édulcorée de la motion a finalement été adoptée. Jean Charest affirme ne pas se fixer d’objectifs pour être certain de ne pas décevoir les attentes. À l’opposé, le Parti Québécois est un parti qui ose ! Il aura fallu que le Parti Québécois s’en mêle (même dans l’opposition !), pour que le dossier progresse. Est-ce un cadeau empoisonné ? Est-ce que la promesse de Stephen Harper se concrétisera ? Le Parti Québécois suivra de près le dénouement de cette affaire. Par ailleurs, le Parti Québécois poursuivra dans le même sens pour que les Plaines soient rétrocédées au Québec. Il s’agit aussi d’une demande historique du Québec remontant à 1978.
|
|