Artifices comptables au ministère de l’Éducation
lundi 20 mars, 2017
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Québec, le 20 mars 2017 – Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’éducation, de recherche, de persévérance scolaire et d’alphabétisation, Alexandre Cloutier, dénonce le fossé de 627 M$ entre les sommes annoncées et ce qui est réellement investi dans le réseau de l’éducation pour l’année 2016-2017. Délais qui s’allongent pour obtenir une autorisation ministérielle, sommes promises qui n’arrivent jamais, enveloppes tellement dirigées qu’elles ne peuvent être dépensées... tout cela crée des artifices comptables et explique l’immense écart constaté.

« Les libéraux nous présentent la version 2.0 de l’austérité, plus subtile, plus sournoise, mais qui fait toujours aussi mal. Le gouvernement prétend qu’il investit, mais, en réalité, il ne dépense pas les sommes promises. Tout ce cafouillage, alors que les besoins explosent dans le réseau, que le nombre d’élèves en difficulté augmente et que plusieurs écoles tombent en ruine », a déploré Alexandre Cloutier.

« En creusant un peu, on remarque que les délais au ministère ont des conséquences désastreuses sur les services aux élèves. Au collégial, les modalités budgétaires concernant l’accueil et l’intégration des Autochtones, les étudiants en situation de handicap et la francisation sont arrivées avec plus de 6 mois de retard; à quelques endroits, elles se font même toujours attendre. Dans certains cas, l’argent arrive tellement tard que les directions n’ont même plus la possibilité d’engager des ressources. Résultat : l’argent n’est pas dépensé et les sommes continuent de dormir au ministère », a ajouté le député.

« Comme si ce n’était pas suffisant, les libéraux ont profité de la dernière mise à jour économique pour annoncer 35 M$ supplémentaires pour l’année scolaire en cours. Or, en date d’aujourd’hui, le réseau de l’éducation est toujours en attente des détails. Rappelons-nous l’an dernier; le scénario était exactement le même. Les libéraux avaient alors annoncé 20 M$ lors de la mise à jour et, finalement, les sommes sont venues gonfler les surplus plutôt que d’être investies dans les services », a conclu le porte-parole.