Communiqué 
-  25 février 2013

S'engager ensemble pour un financement durable des universités

Québec – La première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, et le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, M. Pierre Duchesne, ont déposé leur troisième proposition à l’occasion du Sommet sur l’enseignement supérieur. En plus de préciser l’approche gouvernementale pour le réinvestissement de près de 1,8 G$ d’ici 2018-2019, cette proposition prévoit notamment d’apporter des améliorations à la formule de financement actuelle, à la lumière des préoccupations exprimées par les participants aux rencontres préparatoires du Sommet.

« Les universités du Québec ont besoin de ressources stables et à long terme. La proposition que nous déposons a été élaborée avec comme toile de fond la stabilité et la pérennité du financement des universités et témoigne de notre engagement envers le développement futur de nos universités », a déclaré la première ministre Pauline Marois.

Assurer un financement stable et pérenne des universités

Le gouvernement propose d’augmenter de 800 M$ le financement annuel récurrent des universités entre 2012-2013 et 2018-2019. Cette hausse du financement permet de compenser les universités pour le manque à gagner découlant de l’annulation de la hausse des droits de scolarité et apporte une réponse à leurs besoins de financement.

Revoir la formule de financement des universités

Le gouvernement propose également de revoir la politique de financement à la suite des préoccupations exprimées par les participants aux rencontres thématiques. En effet, la politique de financement fera l’objet d’un vaste chantier de travail. Parmi les questions qui devront être abordées, on compte :

  • une meilleure adaptation du financement au coût des disciplines;
  • le financement des programmes courts et de la formation à distance;
  • la juste contribution des étudiants non-résidents du Québec,
  • la révision, s’il y a lieu, des enveloppes particulières;
  • la classification de la recherche et des domaines d’enseignement et de recherche;
  • la possibilité de moduler les droits de scolarité selon les domaines d’études.

Par ailleurs, le gouvernement veut également à travers la nouvelle formule de financement soutenir de façon particulière les étudiants de première génération et ceux issus des milieux défavorisés. Cet enjeu fera donc partie des priorités de ce chantier.

Un premier rapport de ce groupe de travail devra être remis au ministre Pierre Duchesne dès décembre 2013.

Réinvestir dès que possible dans les universités

Enfin, de la somme globale de près de 1,8 G$, le gouvernement propose de réinvestir 1,4 G$ dans les universités de la façon suivante :

  • 75 % de l’enveloppe sera consacré à l’amélioration du soutien à la recherche et à l’atteinte d’objectifs nationaux en matière de :
    • qualité de l’enseignement, notamment par l’embauche de personnel enseignant régulier,
    • de diplomation, par exemple pour les étudiants de première génération ou ceux issus
    • des Premières Nations ou des Inuits et les étudiants issus de milieux défavorisés.

S’ajoutent à ces objectifs l’amélioration de l’offre de services en région et la collaboration entre les établissements.

  • 25 % de l’enveloppe sera consacré à la philanthropie institutionnelle et à l’adoption des meilleures pratiques financières et de gouvernance.

« L’engagement du gouvernement à soutenir l’enseignement supérieur est indéniable. Il faut toutefois que cet engagement corresponde aux priorités des Québécois et des Québécoises. Et c’est pourquoi nous avons lié le réinvestissement à l’atteinte d’objectifs nationaux. En ce sens, nous avons tous un rôle à jouer dans la valorisation de l’enseignement supérieur auprès de toute la société. L’enseignement supérieur, c’est pour nous tous », a ajouté le ministre Pierre Duchesne.