Communiqué 
-  28 octobre 2013

Priorité emploi - Le Plan de développement du commerce extérieur : 82 M$ pour soutenir les entreprises exportatrices québécoises

Montréal - Le ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur, M. Jean-François Lisée, a dévoilé aujourd'hui son Plan de développement du commerce extérieur 2013-2017, dans le cadre duquel 82 millions de dollars seront investis par le gouvernement pour faire converger les efforts québécois en matière d'exportation et mieux soutenir les entreprises exportatrices québécoises.

Un objectif clair

L'objectif du Plan de développement du commerce extérieur (PDCE) est clair : réduire le déficit commercial du Québec par l'augmentation des exportations et la réduction des importations de pétrole. Pour ce faire, l'action du gouvernement et de ses partenaires sera maximisée et répondra davantage aux attentes des entreprises exportatrices québécoises.

« D'ici à 2017, les retombées du Plan devraient permettre aux entreprises accompagnées sur les marchés hors Québec de générer des ventes fermes de plus de 940 millions de dollars et de créer plus de 6 000 emplois au Québec », a souligné le ministre Lisée.

Des 82 millions de dollars annoncés, 60 millions de dollars seront dédiés à un outil essentiel, le Programme exportation d'Export Québec, qui sera également revu afin d'en accroître l'efficacité.

« Nous allons permettre aux entreprises québécoises qui le souhaitent de donner un nouvel élan à leurs exportations. Nous comptons notamment accompagner annuellement 2 500 entreprises sur les marchés hors Québec et contribuer à identifier 1 000 nouvelles entreprises exportatrices. C'est ça se donner le moyen de nos ambitions », a lancé le ministre.

Un effort de concertation sans précédent

Le Plan de développement du commerce extérieur constitue l'une des quatre initiatives stratégiques liées à la Politique économique Priorité emploi, lancée par la première ministre, le 7 octobre dernier. Le Plan a été élaboré au terme d'un effort de consultation sans précédent d'entreprises, d'associations et d'organismes régionaux de partout au Québec. Des actions concrètes et novatrices ont été identifiées pour soutenir les entreprises exportatrices, mieux cerner leurs besoins et enjeux, et ce, dans le but d'offrir un accès simplifié aux services à l'exportation, une meilleure adéquation entre l'offre québécoise et la demande étrangère, et une action concertée des acteurs du commerce extérieur.

« La dernière véritable stratégie visant spécifiquement le commerce extérieur avait été publiée au début des années 2000 par le dernier gouvernement du Parti Québécois. Il était temps que l'on consacre à nouveau des efforts et des ressources à cette partie importante de notre économie qui est éminemment créatrice de richesse et d'emplois », a précisé le ministre.

Les forces du Québec

Le gouvernement entend doter le Québec d'une image de marque économique forte, reconnue et considérée par les investisseurs et les acheteurs de par le monde. La promotion de la compétitivité, de l'innovation, de la qualité de la main-d'œuvre et des infrastructures ainsi que la facilité de faire affaire au Québec seront mises de l'avant. Le Québec occupera, de manière extrêmement compétitive, les niches que représentent les secteurs d'excellence, notamment la recherche et l'innovation, l'électrification des transports, les énergies vertes et le secteur minier.

Le secteur minier représente 2,7 % du produit intérieur brut (PIB), soit environ 25 % des exportations québécoises et génère plusieurs dizaines de milliers d'emplois directs et indirects dans toutes les régions du Québec. Le gouvernement entend appuyer 2 500 fournisseurs d'équipements miniers qui mettront en valeur l'expertise québécoise à l'étranger.

Priorités territoriales

Si les États-Unis continuent d'être la principale destination de nos exportations, une attention particulière est portée aux économies émergentes. Près de 40 % de la croissance des produits du Québec provient des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et le Québec est bien placé pour s'associer au décollage de l'Afrique qui connait sa plus longue période d'expansion en soixante ans.

La proximité géographique du Mexique et la forte demande de produits à haute valeur ajoutée en font aussi un marché de choix, à l'instar de plusieurs pays membres de l'Union européenne avec lesquels il faudra tirer profit de l'accord économique et commercial qui entrera en vigueur dans les prochaines années.

Soulignons que le lancement du PDCE a été réalisé en concertation avec le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) et les Manufacturiers et exportateurs du Québec (MEQ) devant un parterre de plus de 450 gens d'affaires. Les partenaires économiques, les membres du comité consultatif d'Export Québec ainsi que les chefs de poste du réseau diplomatique du Québec à l'étranger étaient également présents.