Communiqué 
-  20 septembre 2012

Première séance du Conseil des ministres : le gouvernement de Pauline Marois passe à l'action

Québec – À l’issue de la première séance du Conseil des ministres, la première ministre du Québec, Pauline Marois, annonce que le gouvernement du Québec a procédé aujourd’hui à l’annulation de la hausse des droits de scolarité et que, dès demain, la loi 78 sera annulée.

Pour l’année 2012-2013, le plafond des droits de scolarité sera maintenu à 2 168 $. Le gouvernement ne récupèrera pas l’aide financière majorée dont certains étudiants ont déjà bénéficié. La réglementation actuelle de l’aide financière aux étudiants sera maintenue pour tous ceux qui déposeront une demande d’aide. Le gouvernement maintiendra le financement prévu pour les universités. Quant à la loi 78, les dispositions concernant l’interdiction de manifester seront abrogées par décret dès demain. Ces deux décisions permettront de ramener la paix et de rétablir les droits et libertés.

La première ministre a également réaffirmé l’engagement pris lors de la campagne électorale de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. « Je veux que ce geste devienne un symbole de l’engagement du Québec pour l’environnement et le bien-être des générations futures, mais aussi d’une gestion rigoureuse de nos finances. Il faut cependant que cette fermeture se fasse correctement. Dans cette éventualité, j’ai demandé à la ministre des Ressources naturelles et à Hydro-Québec un rapport complet sur les différentes implications et les conditions dans lesquelles une telle fermeture se déroulerait », a-t-elle déclaré, en confirmant la création d’un fonds de diversification économique de 200 millions de dollars pour le Centre-du-Québec et la Mauricie.

Intégrité, finances publiques et économie

« Le premier message que j’ai livré au Conseil des ministres ce matin a été d’affirmer que l’intégrité du gouvernement est la première exigence de toutes. Sur cette question, je serai intraitable », a affirmé la première ministre, en mentionnant que le gouvernement met donc immédiatement l’accent sur l’intégrité ainsi que sur les finances publiques et l’économie.

« La rigueur budgétaire est non négociable. Nous nous sommes clairement engagés à rétablir l’équilibre budgétaire en 2013-2014 et à gérer nos finances avec rigueur. Cet engagement sera respecté », a insisté Pauline Marois, ajoutant que le gouvernement allait questionner la gestion de certains dossiers à incidence budgétaire, dont certains investissements qui ne sont pas pris en compte dans le Plan québécois des infrastructures.

Concernant l’économie, le gouvernement mettra rapidement en place les moyens nécessaires pour relancer l’activité, soutenir les emplois et promouvoir l’investissement. Le premier de ces moyens, c’est le regroupement, sous l’autorité d’un seul ministre, des mandats concernant les finances, le développement économique, le revenu et le tourisme. L’action gouvernementale gagnera ainsi en cohérence et en efficacité. Des moyens doivent être mis en place pour stimuler le plus rapidement possible les investissements privés.

« J’ai l’intention d’agir rapidement pour offrir des résultats aux Québécois. Lors de la campagne électorale, nous nous sommes engagés à obtenir des résultats rapides et, dans certains cas, dans les 100 premiers jours de notre mandat. La réalisation de ces engagements au jour 1 de notre mandat confirme notre volonté d’agir rapidement », a conclu la première ministre.