Communiqué 
-  10 octobre 2013

Politique industrielle québécoise 2013-2017 : Investir pour un Québec manufacturier plus productif et plus compétitif

Québec – La ministre déléguée à la Politique industrielle et à la Banque de développement économique du Québec, Mme Élaine Zakaïb, a rendu publique aujourd’hui la Politique industrielle québécoise 2013-2017. Cette politique s’inscrit dans le cadre de la Politique économique Priorité emploi dévoilée par la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, le 7 octobre dernier.

« Avec sa politique industrielle, le gouvernement investira plus de 1 milliard de dollars dans l’industrie manufacturière et créera à terme plus de 25 000 nouveaux emplois durables et de qualité », a déclaré Élaine Zakaïb. « La Politique industrielle québécoise donnera les moyens au Québec et à ses entreprises de suivre la cadence d’une économie moderne, plus verte et plus innovante. »

Pourquoi une politique industrielle La ministre a rappelé que, au cours des deux dernières décennies, le secteur manufacturier a connu un déclin dans tous les pays industrialisés, et que pour relancer ce secteur clé de notre économie et faire face à la nouvelle donne mondiale, il faut repenser les modèles de développement connus, qui sont désuets.

« Il faut se donner une vision, revoir notre approche et établir une stratégie globale, cohérente et intégrée. Il faut moderniser nos entreprises, les rendre plus vertes et mieux équipées en technologies de pointe. Il faut les aider à grandir, à innover et à exporter. Il s’agit exactement du rôle de notre politique industrielle, qui est le fruit d’une large consultation menée auprès des acteurs clés du milieu économique. »

La Politique industrielle québécoise 2013-2017 se décline en trois axes d’intervention répondant aux défis actuels du secteur manufacturier :

  • moderniser et verdir les entreprises manufacturières;
  • favoriser l’émergence de nouveaux fleurons;
  • appuyer l’innovation, de l’idée à la commercialisation.

Des entreprises vertes et innovantes – 461 millions de dollars

La compétitivité exige non seulement d’être plus productif, mais aussi d’être plus vert. Des mesures seront mises en place, dont des crédits d’impôt spécifiques aux PME manufacturières, pour accélérer la mécanisation, l’automatisation et la robotisation des procédés de fabrication, tout en intégrant les technologies de l’information et des communications dans la logistique, les processus d’affaires et les procédés industriels. 

Par ailleurs, un nouveau programme, ÉcoPerformance, sera mis en place et géré par le ministère des Ressources naturelles dans le but d’aider les entreprises à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Les entreprises seront aussi sensibilisées aux pratiques écoresponsables et à l’acquisition de certifications vertes reconnues.

L’émergence de nouveaux fleurons – 254 millions de dollars

« Le tissu industriel québécois est composé d’une majorité de PME, ce qui donne une industrie vivante et flexible », a souligné la ministre. « Il faut cependant augmenter le nombre de moyennes entreprises capables d’agir comme donneurs d’ordres. Pour la première fois au Québec, le ministère des Finances et de l’Économie, Investissement Québec et les centres locaux de développement vont travailler de concert dans le cadre de plans régionaux d’intervention en entreprise (PRIE) mis en œuvre dans chacune des régions du Québec. C’est d’ailleurs déjà commencé. »

L’objectif de ces plans est d’accompagner 300 PME manufacturières particulièrement prometteuses dans toutes les régions du Québec au cours des quatre prochaines années. Cet accompagnement offrira une démarche personnalisée et un chargé de projet attitré pour donner à ces « gazelles » toutes les chances de croître et de devenir nos fleurons de demain.

Une cartographie des chaînes d’approvisionnement dans les secteurs stratégiques et émergents sera aussi élaborée afin de mettre en évidence les lacunes au sein de ces chaînes et de déterminer quelles PME québécoises pourraient les pallier.

L’innovation : de l’idée à la commercialisation – 328 millions de dollars

Dans le contexte d’un marché en constante et rapide évolution, la prospérité future repose sur la capacité des pays à innover, mais surtout à commercialiser leurs produits et leur savoirfaire. À cet effet, un effort financier additionnel sera consenti par le gouvernement pour appuyer la commercialisation des technologies et des produits novateurs des entreprises, à chacune des étapes.

« Pour être efficace, il faut agir sur tous les fronts en même temps, de façon intégrée et à court, moyen et long terme. C’est la seule façon de construire ensemble une économie plus productive, plus compétitive et plus verte », a conclu la ministre.

Pour en connaître davantage sur la Politique industrielle québécoise 2013-2017, consulter le www.economie.gouv.qc.ca/politiqueindustrielle.