Communiqué 
-  11 octobre 2013

Politique économique du gouvernement du Québec - Le gouvernement investit massivement pour régler les problèmes de moisissures dans les écoles du Québec

Montréal - La ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Mme Marie Malavoy, a dévoilé aujourd'hui le plan d'action global gouvernemental visant à régler les problèmes de qualité de l'air dans certaines écoles du Québec. Ce plan se décline en trois volets : action immédiate contre les problèmes connus de moisissures, détection et prévention.

« Depuis mon entrée en fonction, j'ai pu constater l'état de vétusté de certaines écoles du réseau aux prises avec des problèmes de moisissures, dont bon nombre ici à Montréal. Devant cette situation tout à fait intolérable et critique, un seul constat s'impose : il est impératif d'agir maintenant et avec force pour régler, une fois pour toutes, les cas de moisissures recensés et prévenir de nouvelles situations similaires. C'est ce que nous faisons en lançant ce plan d'action sans précédent », a déclaré la ministre Malavoy.

Offensive de 46,5 M$ contre les moisissures

La démarche gouvernementale s'appuie notamment sur le plan Réno-Écoles, assorti d'une enveloppe de 401,2 millions de dollars, qui constitue le cœur d'une des mesures phares prévues dans la Politique économique Priorité emploi.

Cet investissement inclut une enveloppe de 46,5 millions de dollars destinée exclusivement à lancer une véritable offensive contre des cas de contamination par des moisissures recensés dans 19 écoles du Québec. Ces établissements sont rattachés particulièrement à la Commission scolaire de Montréal (16), mais également aux commissions scolaires de la Vallée-des-Tisserands (2) et des Sommets (1). Les plus importants travaux réalisés dans le cadre de cette offensive seront menés à l'école Baril, de la Commission scolaire de Montréal, qui sera complètement démolie et reconstruite au coût de 19 millions de dollars. Des travaux correctifs et préventifs seront réalisés dans les autres établissements, allant du remplacement de la plomberie, en passant par la réfection des portes et fenêtres, à celle de l'enveloppe extérieure et de la structure des bâtiments.

Vaste opération de détection

En plus des investissements liés à cette offensive contre les moisissures, une somme de 30 millions de dollars sera consacrée à mener une vaste opération de détection des problèmes éventuels de qualité de l'air dans les établissements scolaires, et ce, dans toutes les régions du Québec. Cette opération sera pilotée par un comité formé de représentants du Ministère et du réseau scolaire.

« Il est essentiel d'avoir un portrait juste de la situation de l'ensemble du parc immobilier scolaire du Québec pour établir les suites à donner à ce dossier prioritaire », a soutenu la ministre.

Renforcement des mesures de prévention

Le plan d'action gouvernemental comprend un important volet préventif. À ce propos, la ministre a annoncé que les investissements de 324,7 millions de dollars d'ici 2017, prévus au plan Réno-Écoles, seraient accélérés en soutien à des travaux de réparation, d'amélioration ou de réfection des établissements scolaires, à l'échelle du Québec.

D'autres mesures ont été mises en place par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport pour corriger les problèmes de qualité de l'air dans les écoles. Le Ministère a, entre autres, produit un document référentiel destiné aux commissions scolaires, rassemblant les directives ou les recommandations qu'il a déjà émises par le passé à l'égard de la gestion des contaminants ou des produits présentant un risque pour la santé dans les écoles. Un comité d'experts, formé en 2012 dans le but de définir les bonnes pratiques en matière de prévention, de détection et de correction des problèmes de moisissures en milieu scolaire, devrait également rendre son rapport sous peu à la ministre. Enfin, il est prévu que les commissions scolaires adoptent un mécanisme de reddition de comptes pour informer le Ministère des situations les plus risquées sur le plan de la santé et des répercussions financières.

« Depuis un an, nous n'avons pas cessé d'améliorer les choses pour que nos écoles soient des milieux de vie attrayants, sains, sécuritaires et propices aux apprentissages. Nous nous engageons encore davantage sur cette voie par les gestes porteurs et forts que nous posons aujourd'hui », a conclu la ministre.