Communiqué 
-  9 novembre 2013

Notes pour une allocution de la chef du Parti Québécois, Pauline Marois, à l'occasion de l'ouverture du conseil national du Parti Québécois

L’allocution prononcée fait foi

Est-ce que vous trouvez que ça va mieux au Québec?

Je le pense aussi.

J’avais d’ailleurs très, très hâte de vous retrouver. J’avais hâte qu’on revienne sur notre première année au gouvernement. Qu’on se rappelle combien on avait hâte de faire avancer le Québec. D’appliquer le programme qu’on avait imaginé ensemble.

On avait hâte d’avoir un gouvernement souverainiste à Québec!

On s’est très vite aperçu qu’il fallait d’abord réparer les pots cassés. Vous souvenez-vous où en était le Québec, au lendemain de notre élection?

  • Les nids de corruption laissés par les libéraux;
  • Le Québec aux prises avec une crise sociale sans aucun précédent;
  • Un trou de 1,6 milliard dans les finances publiques, des dépassements de coûts dans les infrastructures, des projets annoncés mais non budgétés… Et j’en passe!

Il a fallu prendre des décisions difficiles et poser des gestes courageux. Qu’est-ce qu’on a fait? - On a repris le contrôle des finances publiques. - On a tenu un Sommet sur l’enseignement supérieur et on s’est entendu sur l’avenir de nos universités. - On a fait le ménage dans le financement des partis politiques et dans l’octroi des contrats. - On a remis de l’ordre dans la grande maison du Québec!

On était une nouvelle équipe. On a parfois eu besoin de s’ajuster un peu… Mais on a toujours gardé le cap sur nos engagements. - On a sorti le Québec du nucléaire et de l’amiante. - On a aboli la taxe santé pour les familles les moins riches. - On a permis aux jeunes de voter sur les campus. - On a réinvesti dans les soins à domicile. - On a adopté une charte du bois, développé l’éolien en Gaspésie, amorcé un nouveau dialogue avec les Premières Nations. - On a envoyé le message que la corruption ne serait plus tolérée.

Après un an au gouvernement, je n’hésite pas à le dire : avec le Parti Québécois, le Québec va mieux!

Pas mal mieux qu’avec les libéraux, en tout cas.

Mais, si on fait de la politique, ce n’est certainement pas pour nous comparer aux libéraux.

De toute façon, la seule chose qui peut se comparer aux libéraux de Jean Charest, c’est les libéraux de Philippe Couillard!

Nous, au Parti Québécois, on veut aller beaucoup plus loin. On ne veut pas être le gouvernement d’une province. On veut être le gouvernement d’un pays!

C’est pour ça qu’on travaille. C’est pour ça qu’après avoir passé un an à réparer le Québec, on avait hâte d’aborder une nouvelle étape. Cet automne, on y est.

Nous sommes sur tous les fronts.

Le parti est en santé.

Nous faisons la promotion de la souveraineté. Et nous serons là, dans Viau, pour l’élection partielle.

Nous serons tous derrière Tania Longpré!

Au gouvernement aussi, on travaille fort. - On renforce le Québec, - On renforce notre identité, - On renforce notre solidarité, - On renforce notre économie. - On se renforce, pour bâtir un Québec plus libre!

Le premier de nos chantiers pour renforcer le Québec, c’est celui de l’identité.

Au Parti Québécois, on s’est toujours fait un devoir de défendre avec fierté ce qui nous distingue comme peuple.

Ce peuple, il a un récit collectif singulier. Il nous enseigne que la plus grande conquête de notre histoire, c’est d’avoir compris que c’est en faisant nos propres choix que nous pouvons nous dépasser.

Pour que tous les jeunes du Québec puissent prendre appui sur notre riche passé pour se construire un brillant avenir, nous agissons. L’enseignement de l’histoire sera renforcé dès septembre 2014!

Au Québec, aussi, nous avons des valeurs. Des valeurs qui nous sont chères. Des valeurs qui sont universelles, mais qui, éclairées par notre parcours particulier, prennent une couleur bien québécoise.

Il y a la protection de notre langue et de notre culture, la neutralité religieuse de l’État et l’égalité entre les hommes et les femmes. Ces valeurs, nous les tenons de ceux qui ont bâti le Québec et nous voulons les transmettre à ceux qui vont nous suivre et à ceux qui vont se joindre à nous.

Notre nation, elle est riche de sa diversité et celle-ci va aller en grandissant. Nous pensons donc qu’il est nécessaire de se donner des règles pour vivre dans l’harmonie. Des règles pour l’avenir.

Pour cette raison, nous allons adopter une charte de la laïcité!

Nous avions promis d’agir lors de la dernière campagne. Nous avons tenu parole. Nous avons fait des propositions aux Québécois, nous les avons consultés et nous les avons entendus.

Et, à ce sujet, je veux saluer le travail extraordinaire d’un membre de notre équipe. Il a été de toutes les tribunes, il a écouté toutes les opinions avec calme, il a fait preuve de courage. Bernard Drainville, je suis fière du projet de loi que nous avons déposé!

Notre proposition est maintenant devant l’Assemblée nationale. Lors de la commission parlementaire, les citoyens et les groupes pourront s’exprimer de nouveau. J’espère que les partis d’opposition vont se montrer responsables et qu’ils vont accepter de discuter de manière sereine et constructive.

Remarquez toutefois que je n’ai pas beaucoup d’attentes à l’endroit des libéraux… Avec eux, c’est toujours du pareil au même.

Quand c’est le temps pour le Québec de s’affirmer, les libéraux sont aux abonnés absents.

En 1977, ils ont voté contre la loi 101. En 2010, ils ont plié devant la Cour suprême dans le dossier des écoles passerelles. Aujourd’hui, ils s’opposent au renforcement de la loi 101. Que ce soit avec Jean Charest ou Philippe Couillard, plus ça change, plus c’est pareil. Les libéraux préfèrent la constitution de Pierre Elliott Trudeau à la charte de Camille Laurin!

Avec la laïcité, c’est la même chose. Les libéraux sont complètement isolés sur cette question. Ils vont moins loin que le rapport Bouchard-Taylor, qui proposait d’exiger la neutralité religieuse des personnes en situation d’autorité. En somme, Philippe Couillard est pour la neutralité de l’État, en autant que ça ne veuille rien dire!

Oui, la position des libéraux est radicale. Elle est radicalement molle!

Nous irons de l’avant.

Nous procéderons avec ouverture, nous procéderons de manière responsable.

Et, un jour, comme on le fait maintenant avec la loi 101, on parlera de notre charte de la laïcité comme d’un grand geste pour mieux vivre ensemble.

Nous allons vivre ensemble, dans un pays plus fier!

Le deuxième de nos chantiers pour rendre le Québec plus fort, c’est la solidarité. Ça aussi, ça fait partie de notre identité. Cette solidarité, c’est celle de nos ancêtres qui se sont serré les coudes pour traverser les plus longs hivers. C’est la fraternité des grandes luttes sociales, celles de la défense des travailleurs ou des droits des femmes.

Elle s’est encore manifestée dans la douleur ressentie par tous les Québécois quand un train fou a frappé le cœur de Lac-Mégantic.

Cette solidarité, nous l’avons reçue en héritage. C’est elle qui m’a amenée en politique.

Je sais de quoi je parle. C’est grâce au modèle québécois de solidarité, grâce à l’accès aux études, que je me tiens devant vous aujourd’hui.

Et que je peux vous dire que, sous mon gouvernement, on va continuer de prendre soin de notre monde!

La solidarité a toujours été au cœur de la grande histoire de notre parti. Nous avons donné au Québec certaines de ses politiques les plus avant-gardistes, comme la Loi sur la santé et la sécurité du travail, la Loi sur l’équité salariale ou l’assurance médicaments.

Sous les libéraux, c’était le règne du chacun-pour-soi et de l’affrontement social. Même l’octroi de places en garderies avait été détourné de sa finalité pour récompenser les amis du parti.

Encore aujourd’hui, connaissez-vous une seule proposition de Philippe Couillard pour améliorer la vie des familles du Québec? Pouvez-vous me nommer une seule idée, seulement une? Il n’en parle jamais!

Rien n’a changé au Parti libéral. Avec Charest ou Couillard, la seule famille qui compte, c’est la famille libérale!

Nous, malgré un contexte budgétaire difficile, nous avons agi. On l’a fait en continuant de gérer avec rigueur, parce que la santé de nos finances publiques est indispensable pour protéger nos services. C’est ça, être responsable.

Je suis très fière de la politique que nous venons de présenter : « La solidarité, une richesse pour le Québec » Elle sera appuyée de ressources considérables, soit 2,9 milliards d’ici 2017.

Plusieurs de vos ministres ont travaillé très fort là-dessus. Je veux d’ailleurs saluer celle qui a joué le rôle de chef d’orchestre de cette équipe. Agnès Maltais, tu as fait un travail formidable!

Avec cette politique, on aide les plus vulnérables, on aide ceux qui les aident et on prépare l’avenir. - On va augmenter les prestations de sécurité sociale pour les personnes seules et on va lutter contre les préjugés à l’endroit des plus démunis. - On va mieux soutenir les groupes communautaires, aussi. Ils font un travail formidable pour aider les jeunes, les aînés, les gens vulnérables. On va les aider nous aussi. On va augmenter leur financement, on va leur donner des ressources pour améliorer leurs locaux et offrir de meilleures conditions à leurs employés.

On va aussi donner plus de ressources aux nouveaux Québécois pour qu’ils puissent s’intégrer. Avec Diane De Courcy, on va les aider à apprendre le français et à se trouver un travail!

Et on ne s’arrête pas là. Réjean Hébert travaille aussi sur une nouvelle politique de prévention en santé. Son grand projet, l’assurance autonomie, avance. On va offrir aux aînés le choix de vieillir chez eux!

Animé par cette même volonté de permettre aux Québécois de vivre longtemps et en santé, Sylvain Pagé prépare notre politique du loisir, du sport et de l’activité physique. Il est soutenu par Marie Malavoy, qui a annoncé l’élaboration de la première politique nationale de lutte contre le décrochage scolaire.

Plus tôt, cet automne, nous avons fait adopter, avec Sylvain Gaudreault, la première loi-cadre sur l’économie sociale.

Bertrand St-Arnaud, de son côté, travaille à accroître l’accès à l’aide juridique.

Il y a également le projet de loi Mourir dans la dignité qui est rendu en commission parlementaire. Il s’appuie sur un très large consensus au sein de la population québécoise et il est porté, avec une très grande humanité, par Véronique Hivon!

Dans un tout autre ordre d’idées, vous savez à quel point il me tient à cœur d’offrir le meilleur départ à nos tout petits. Je salue Nicole Léger, qui est en train de créer 28 000 nouvelles places en services de garde, dont 3500 en milieu défavorisé!

Ces initiatives vont rendre la vie des Québécois meilleure. Ce sont des idées qui viennent des militants du Parti Québécois, des idées qui nous sont chères. Parce qu’au Parti Québécois, on pense que la solidarité, ce n’est pas une dépense.

La solidarité, c’est une richesse pour le Québec!

Pour avoir les moyens de nos ambitions, il nous faut bien sûr travailler à la prospérité du Québec.

C’est le troisième chantier de notre gouvernement cet automne.

Je vous ai parlé plus tôt des efforts que nous avons dû faire pour reprendre le contrôle de nos finances publiques. Nicolas Marceau et Stéphane Bédard ont fait un travail remarquable. Pendant que Philippe Couillard propose d’augmenter les taxes à la consommation, nous, nous contrôlons nos dépenses. Non seulement nous respectons nos cibles de hausse des dépenses publiques, mais, en plus, nous faisons mieux. Les libéraux, eux, n’ont jamais réussi à le faire.

Je suis fière de vous le dire : mon gouvernement est le premier gouvernement en dix ans qui contrôle ses dépenses! C’est exigeant, ça demande un effort de tous les instants.

D’autant plus que nous constatons que la croissance n’est pas aussi forte que nous l’avions anticipé… C’est comme ça en Ontario, c’est comme ça dans le reste du Canada, c’est comme ça aux États-Unis également. On commence à voir des signes encourageants, toutefois. On sent que la confiance revient.

Les décideurs voient qu’il y a, à Québec, un gouvernement qui s’occupe de l’économie, un gouvernement qui a une vision. - Et, de fait, en octobre, notre économie a créé plus de 34 000 emplois! - Pendant ce temps, le reste du Canada en a perdu 20 000. - Pour 2013, si on compare avec la même période de 2012, ça nous donne 53 300 emplois de plus pour les Québécois.

Je sais que ces chiffres ne font pas plaisir aux libéraux. Faute d’avoir une équipe économique, ils n’ont d’autre choix que de dénigrer l’économie du Québec et de semer l’inquiétude.

Avec leur campagne de peur et leurs propos alarmistes, ils créent de l’incertitude et ils font mal aux familles du Québec. Pour Philippe Couillard, l’intérêt partisan passe avant l’intérêt du Québec. L’angoisse fiscale, c’est un problème libéral!

Au gouvernement, on va garder le cap. On va rester rigoureux dans le contrôle de nos dépenses. On va aussi agir résolument pour stimuler l’économie à court terme et la développer à long terme. Notre plan, c’est l’emploi. Encore plus d’emplois payants, pour les Québécois de toutes les régions!

Nous avons déjà agi pour stimuler notre économie.

Nous avons reconnu l’industrie agroalimentaire comme secteur d’avenir. Un secteur qui fait pousser des emplois et qui cultive la fierté. Grâce à François Gendron et à sa politique de souveraineté alimentaire, on va mettre plus de Québec dans nos assiettes!

On soutient les régions, également. Depuis plus de dix ans, la Politique nationale de la ruralité reconnaît la diversité des territoires du Québec. C’était une réalisation d’un gouvernement du Parti Québécois. Cet automne, nous avons annoncé la phase 3 de cette politique. Avec Gaétan Lelièvre, c’est une somme de 470 millions de dollars sur dix ans qu’on va investir pour soutenir nos régions.

On reconnaît aussi l’importance de la forêt pour notre économie, notre territoire et notre identité. Pour que cette ressource renouvelable demeure un fleuron de notre économie, on va tenir, dans deux semaines, un grand forum sur l’avenir du Québec forestier. Il sera présidé par Denis Trottier et il aura lieu dans la région la plus forestière du Québec. Il aura lieu à Saint-Félicien, dans la circonscription de Roberval!

Mais nous visons beaucoup plus large. Nous avons une vision très ambitieuse. Cette vision, c’est la Politique économique Priorité emploi! Elle est déployée autour de quatre axes - Pour créer des emplois manufacturiers, elle comprend d’abord notre politique industrielle. Avec Élaine Zakaïb, on va aider nos entreprises à devenir plus productives et plus vertes. - Nous avons également présenté la Politique nationale de la recherche et de l’innovation. Grâce au travail de Pierre Duchesne, le Québec va redevenir un champion de l’économie du savoir! - Nous avons aussi un plan de développement du commerce extérieur, sous la responsabilité de Jean-François Lisée. On va utiliser notre diplomatie partout dans le monde pour créer des emplois partout dans nos régions! - Je veux également vous parler d’un projet qui me tient énormément à cœur. Avec Daniel Breton, on va faire du Québec un leader mondial de l’électrification des transports! C’est un projet de fierté, un projet susceptible d’unir les Québécois de tous les horizons. Des chambres de commerce aux groupes écologistes, de notre métropole jusque dans nos régions, notre stratégie d’électrification des transports a été saluée par tous les intervenants. Presque tous, en fait…

Vous vous en doutez bien, les libéraux sont contre ce projet de développement économique. Au Parti libéral, ils préfèrent les contrats d'asphalte!

Ce projet, moi, j’y crois. Ça m’inspire. Comme avec l’aéronautique ou le multimédia, le Québec a tout ce qu’il faut pour devenir un leader des transports du futur. Ça va nous permettre de développer notre économie et de créer des emplois de pointe. On va le faire, tout en se rapprochant de nos cibles ambitieuses de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre.

Ce projet nous mène vers l’indépendance énergétique et, ainsi, vers l’indépendance politique!

Oui, nous avons une vision à mettre en œuvre. Un programme que nous avons conçu tous ensemble. Des idées qu’on a annoncées en campagne électorale. Des engagements qui nous lient aux Québécois.

Malheureusement, nous rencontrons des obstacles pour les appliquer. Les partis d’opposition bloquent des projets de loi prioritaires, des projets qui sont chers aux Québécois.

Ils le font par pure partisanerie. Il y a : - le projet de banque de développement économique, un guichet unique attendu dans les régions; - la mise à jour de la Charte de la langue française, nécessaire pour faire face aux réalités du XXIe siècle; - la création du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, un projet de loi que les libéraux ont retenu 48 heures en commission jusqu’à maintenant; - l’abolition de la prime de départ pour les députés démissionnaires; - sans oublier la mise à jour de la Loi sur les mines, la réforme attendue d’un texte législatif qui remonte au XIXe siècle. L’opposition n’a même pas accepté d’étudier le projet en commission parlementaire. On va revenir à la charge. Avec Martine Ouellet, on ne lâchera pas et on va la faire, notre réforme!

Encore cette semaine, le moratoire sur les gaz de schiste a été bloqué par les partis d’opposition. Vous rendez-vous compte? Un projet qui fait presque l’unanimité au Québec. Un geste nécessaire pour rassurer les citoyens des basses terres du Saint Laurent.

Même Québec solidaire s’est abstenu au sujet du moratoire. Ils l’ont fait aussi pour le projet de loi sur les mines. Donc, Québec solidaire s’est battu pour avoir sa place à l’Assemblée nationale et se tait le moment venu… C’est à n’y rien comprendre!

Je m’adresse aux partis d’opposition. Mon gouvernement s’est montré responsable. Soyez-le vous aussi! Les projets de loi que vous bloquez sont attendus par les Québécois. Cessez de bloquer le gouvernement. Cessez de bloquer le développement du Québec!

Chères militantes, chers militants, je sais que vous avez hâte que nous puissions aller au bout de nos idées. J’ai très hâte également. Pour l’instant, nous allons continuer à gouverner le Québec de façon responsable.

Je suis très fière de ce que nous avons réalisé jusqu’à maintenant. On a travaillé fort. Regardez là où nous en sommes.

Nos idées sont claires. On sait où on s’en va. On bâtit un Québec plus fort. Un peuple plus fier. Une société plus solidaire. Une nation plus riche.

Oui, depuis l’élection du Parti Québécois, le Québec va mieux. Déjà, le Québec est plus fort!

Imaginez maintenant ce que nous pourrons faire quand nous serons majoritaires. Imaginez ce que nous ferons quand nous aurons notre pays!

Merci!!! Bon conseil national!

Visionnez le discours de Pauline Marois au conseil national thématique « Faisons du Québec un pays riche ».