Communiqué 
-  5 juin 2014

Mourir dans la dignité - Adoption du projet de loi 52 : une avancée sans précédent pour les personnes en fin de vie

Québec – Le chef de l’opposition officielle et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, et la députée de Joliette et coauteure du projet de loi 52, Véronique Hivon, applaudissent l’adoption, aujourd’hui à l'Assemblée nationale, du projet de loi concernant les soins de fin de vie.

« Je me réjouis de cette avancée sans précédent pour les personnes en fin de vie que constitue l’adoption de cette loi, basée sur le respect de l’autonomie, la solidarité et la compassion. Je tiens également à saluer le travail rigoureux réalisé en près de cinq ans par la députée de Joliette et les membres de la commission, depuis la présentation de la motion qui a créé la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité jusqu’à l’adoption d’une loi porteuse d’espoir pour toutes les personnes en fin de vie et leurs proches », a déclaré Stéphane Bédard.

« Cette loi, progressiste et humaine, permettra à chaque personne en fin de vie d’être accompagnée d’une manière qui répond à ses besoins propres, dans le respect de ses volontés et de son intégrité. Il s’agit d’une loi tout à fait à l’image de la société québécoise, une société ouverte, solidaire et capable d’innover pour le bien-être de tous », a ajouté Véronique Hivon.

La députée de Joliette a souligné que le vote d’aujourd’hui marque l’aboutissement d’une démarche ayant débuté en 2009 avec la mise en place de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, qui a parcouru le Québec. Le rapport unanime déposé en 2012 comportait 24 recommandations, qui ont directement inspiré le projet de loi, présenté pour une première fois en juin 2013, puis de nouveau le 22 mai dernier et adopté aujourd’hui. Au cours des derniers mois, la Commission de la santé et des services sociaux a tenu une vaste consultation sur le projet de loi, pour ensuite procéder à son étude détaillée.

« Il faut vraiment parler d’un cheminement exemplaire, dans un esprit au-delà de la partisanerie, avec un souci constant pour l’intérêt supérieur des Québécoises et des Québécois. L’apport des centaines de personnes et d’organismes entendus et de l’ensemble des députés impliqués a été primordial, et je tiens à les remercier sincèrement. Sans leur engagement et leur courage, ce vote n’aurait pu se concrétiser », a expliqué la députée.

Véronique Hivon a insisté sur l’importance de la reconnaissance explicite des soins de fin de vie qu’apporte la loi. Ceux-ci comprennent les soins palliatifs et l’aide médicale à mourir, cette dernière option d’exception étant réservée à des cas de souffrances exceptionnelles et strictement balisée. La loi confirme également la primauté des volontés exprimées clairement et librement, notamment par la mise en place du régime des directives médicales anticipées.

« La nouvelle loi repose sur une vision globale et intégrée des soins de fin de vie, qui s’inscrivent dans un continuum de soins, de sorte que la personne ait accès à des soins adaptés à sa situation personnelle lors de l’étape ultime de sa vie. Elle permet de répondre aux besoins des personnes en fin de vie, ainsi que d’apporter une réponse à leurs souffrances. Le Québec vit aujourd’hui un moment historique et toute la société peut en être fière, car elle en est partie prenante. Il s’agit d’une loi des plus progressistes, répondant aux attentes des Québécoises et des Québécois, et conforme à nos valeurs de respect, de solidarité et de compassion », a conclu la porte-parole.