Communiqué 
-  16 mars 2017

Le Québec doit être un leader dans la protection du fleuve Saint-Laurent

Québec, le 16 mars 2017 – Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de lutte contre les changements climatiques, Sylvain Gaudreault, et le porte-parole en matière de relations internationales, Stéphane Bergeron, demandent à David Heurtel et à Christine St Pierre, respectivement ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et ministre des Relations internationales, de définir une stratégie pour maintenir la pression en matière de protection de l’environnement.

« En supprimant de multiples budgets dédiés à la protection de l’environnement, l’administration Trump confirme son intention de se désengager de cette responsabilité commune, tel que l’a répété le président américain à plusieurs reprises. Le ministre Heurtel aurait dû prévoir cette orientation, en prendre acte et intensifier les efforts du Québec, en concertation avec les États américains, pour poursuivre et accélérer l’élan global qu’a connu le domaine environnemental ces dernières années », a indiqué d’emblée Sylvain Gaudreault.

Plus spécifiquement, la suppression du budget annuel de 300 M$ dédié aux mesures de restauration des Grands Lacs est une catastrophe, notamment pour lutter contre l’invasion de la carpe asiatique, qui atteint maintenant le fleuve Saint Laurent. « Les Grands Lacs et le Saint Laurent sont des écosystèmes intimement connectés, tant au plan économique qu’environnemental. Évidemment, le désengagement du gouvernement fédéral américain menace les efforts accomplis de façon concertée depuis des décennies, ce qui aura aussi des conséquences désastreuses du côté des États-Unis », a également déploré le porte parole.

« La ministre St Pierre a désormais la responsabilité d’intervenir dans les plus brefs délais auprès de sa vis-à-vis fédérale, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, mais aussi auprès des États américains partenaires du Québec, afin de définir une stratégie d’action commune visant à influencer les décisions prises à Washington. Il est impensable que le Québec reste les bras croisés et ne réagisse pas aux conséquences désastreuses prévisibles de ces coupes. Cela rappelle à quel point le Québec est entravé dans sa capacité de défendre et de promouvoir ses propres intérêts auprès des autorités fédérales américaines, en raison de l’opposition opiniâtre d’Ottawa à permettre l’établissement en bonne et due forme d’une délégation générale du Québec à Washington », a pour sa part indiqué Stéphane Bergeron.