Communiqué 
-  28 mai 2014

Le gouvernement Couillard renonce à vendre Hydro-Québec

QuébecAprès avoir entretenu le flou sur la question de la vente d’Hydro-Québec, le gouvernement libéral a finalement entendu raison et a fait volte-face. Le premier ministre a en effet confirmé qu’il n’y aura pas de vente d’actifs de la part de son gouvernement.

« Les questions que nous avons posées ont forcé le premier ministre à prendre position contre la privatisation d’Hydro-Québec. Après avoir prôné un gouvernement de transparence, les libéraux semblent plutôt entretenir l’indécision et la confusion sur des enjeux importants pour les Québécois. Nous l’avons répété, cette privatisation était une mauvaise idée. Hydro-Québec est un symbole de notre nationalisme économique. C'est une source d'enrichissement, c'est un moteur de développement économique pour les régions », a déclaré le député de Marie-Victorin et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’énergie et de ressources naturelles, Bernard Drainville.

Ce ballon politique avait été lancé à la suite de la publication du Rapport d’experts sur l’état des finances publiques du Québec, produit par les économistes Luc Godbout et Claude Montmarquette, proposant la privatisation de la société d’État comme solution au problème budgétaire. Depuis, le premier ministre n’avait pas fermé la porte à cette éventualité, déclarant même vouloir soumettre la question à ses futures commissions sur la fiscalité et la révision des programmes.

« Questionné hier sur la possibilité de la vente d’une partie des actifs d’Hydro-Québec, le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, avait affirmé que tout était sur la table. Le premier ministre a été obligé, aujourd’hui, de le ramener à l’ordre, en rejetant finalement cette mauvaise proposition. Nous devons constamment revenir à la charge pour obtenir des réponses. Les Québécois ont le droit de savoir ce qui les attend et quels sont les plans de ce gouvernement », a conclu le député de Marie-Victorin.