Communiqué 
-  10 mars 2017

Le gouvernement Couillard cautionne un important recul du financement fédéral en santé

Québec, le 10 mars 2017 – Le porte-parole du Parti Québécois en matière de relations Québec-Canada, Nicolas Marceau, a déploré le fait que le gouvernement du Québec ait totalement échoué dans sa négociation avec le fédéral et qu’il ait finalement signé un important recul pour le Québec sur le plan des transferts en santé.

« Il est désolant de voir le gouvernement du Québec accepter une croissance pratiquement deux fois plus faible des transferts en santé, et ce, uniquement pour maintenir ce qui existait déjà, c’est-à-dire l’absence de reddition de comptes en lien avec des montants ponctuels déjà annoncés il y a plusieurs semaines par le gouvernement fédéral. Bref, "au lieu de reculer sur deux fronts, nous avons reculé sur un seul front"; voilà ce qu’a annoncé aujourd’hui le gouvernement Couillard, avec une gêne évidente. Cela démontre, une fois de plus, l’échec du fédéralisme de collaboration et de complaisance du premier ministre ainsi que l’incapacité du gouvernement libéral à défendre les intérêts du Québec », a déclaré Nicolas Marceau.

Rappelons qu’au cours des 12 dernières années, les transferts fédéraux en santé ont crû de 6 % annuellement. Néanmoins, cela s’avérait insuffisant pour maintenir la part du gouvernement fédéral dans le financement des soins de santé. Puis, le gouvernement conservateur avait annoncé qu’au terme de l’entente avec le Québec et les provinces, en vigueur depuis 2014, la croissance du transfert canadien pour la santé serait abaissée de 6 % à 3 % par année. Cette décision fera passer à moins de 20 % la part du financement assuré par Ottawa, alors qu’elle était, à l’origine, de 50 %.

« Cette révision unilatérale des transferts en santé entraînera des pertes d’environ 6,5 milliards de dollars sur 10 ans pour le Québec, selon le directeur parlementaire du budget à Ottawa. Justin Trudeau s’en était indigné face aux conservateurs mais, aujourd’hui, il impose la même coupe au Québec, avec la bénédiction de Philippe Couillard et de son gouvernement », a conclu Nicolas Marceau.