Communiqué 
-  12 juin 2014

La lutte contre la pauvreté : pas sur la liste des « vraies affaires »

Québec – Le député de Rimouski et porte-parole de l’opposition officielle en matière de lutte à la pauvreté, de solidarité et d'économie sociale, Harold LeBel, s’est dit fort déçu de la fermeture du Parti libéral quant à la nécessité de mettre à jour la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

« La loi, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale en 2002, est désormais caduque et ne comporte plus de cibles à long terme, a rappelé Harold LeBel. Après 10 ans d’application de la loi, il est temps de convier les intervenants du milieu et les experts pour tracer un bilan et nous projeter dans l’avenir afin de définir de nouveaux objectifs. »

En déposant une motion proposant un mandat d’initiative à la Commission de l’économie et du travail, le député de Rimouski a souhaité engager les parlementaires dans une démarche ouverte, afin de revoir l’article 4 de la loi et doter celle-ci de nouveaux objectifs pour la prochaine décennie. Malheureusement, les députés libéraux membres de la Commission ont, d’une seule voix, battu la proposition.

« Il ne s’agit pas de simplement donner un nouveau plan d’action triennal ou quinquennal aux Québécoises et aux Québécois, mais bien de nous donner des objectifs ambitieux et à long terme qui, eux, guideront les prochains plans d’action. Il serait dommage que le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale sous-traite ses responsabilités à Lucienne Robillard et à la Commission de révision permanente des programmes, récemment instaurée par le gouvernement libéral », a poursuivi Harold LeBel.

Si nous ne nous donnons pas collectivement des objectifs en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, quelles seront les balises de la commission Robillard pour préserver, ou non, les fonds, mesures et programmes déjà en place? Quelles seront les balises pour recommander au président du Conseil du trésor la création de nouvelles stratégies pour lutter contre la pauvreté?

« Nous reviendrons à la charge afin d’être bien entendus et bien compris par la Commission de l’économie et du travail ainsi que par le ministre. L’étude des crédits budgétaires fera la preuve aux membres de la Commission qu’il n’y a aucune nouvelle mesure pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion; nous espérons donc que les membres prendront sur eux la responsabilité de relancer les travaux », a conclu le député.