Communiqué 
-  19 avril 2017

Gestion de l’offre - Justin Trudeau et Philippe Couillard ne doivent accepter aucun compromis

Québec, le 19 avril 2017 – Réagissant aux propos du président américain Donald Trump, qui s’en prend à la gestion de l’offre dans le secteur des produits laitiers, les porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture et d’alimentation, André Villeneuve, et d’économie, Alain Therrien, demandent aux premiers ministres Trudeau et Couillard de ne montrer aucune faiblesse dans leur défense des producteurs laitiers du Québec.

EN BREF

- La gestion de l’offre doit être intégralement maintenue, afin que nos producteurs ne soient pas désavantagés face à leurs concurrents américains, fortement subventionnés;
- Les premiers ministres Trudeau et Couillard doivent faire preuve de fermeté pour protéger les 83 000 emplois qui dépendent de la production laitière au Québec.

« Les Américains veulent continuer à exploiter une faille dans le contrôle douanier canadien afin de ravir des parts de marché à nos producteurs. Or, respecter les règles déjà existantes n’est pas un changement à nos échanges commerciaux! La gestion de l’offre existe depuis plus longtemps que l’ALÉNA, et cela n’a pas empêché sa ratification ni mené à des remises en question de l’accord dans le passé. Il n’y a donc aucune raison de faire le moindre compromis à ce sujet, surtout lorsqu’on sait que le lait américain est fortement subventionné. Justin Trudeau et Philippe Couillard doivent maintenir la gestion de l’offre à 100 % », a déclaré André Villeneuve.

« Rappelons-nous qu’environ 83 000 emplois dépendent du secteur laitier au Québec. Philippe Couillard ne peut rester passif. Il doit se tenir debout devant Justin Trudeau et s’assurer que les intérêts du Québec sont pris en considération dans les négociations commerciales. Pour sa part, le gouvernement fédéral doit, pour une fois, être intransigeant et affirmer qu’on ne touche pas à la gestion de l’offre. La moindre concession serait inacceptable. Justin Trudeau doit faire un choix : va-t-il, oui ou non, défendre les producteurs de lait du Québec? », a demandé Alain Therrien.