Communiqué 
-  28 mai 2015

Domaine historique de Sillery - « Dans sa forme actuelle, le PPU ne me semble pas dans l’intérêt des citoyens » – Clément Laberge

Québec – Le candidat du Parti Québécois dans Jean-Talon, Clément Laberge, appuie les citoyens qui remettent en question le programme particulier d’urbanisme (PPU) du site patrimonial de Sillery, faisant actuellement l’objet d’une consultation publique.

Rappelons que le PPU du site patrimonial de Sillery n’est pas un enjeu exclusivement municipal. En effet, en vertu de la Loi sur les biens culturels, la Ville de Québec doit obtenir l’autorisation de la ministre de la Culture avant de modifier l’aménagement des terrains ou d’autoriser de nouvelles constructions sur ce site patrimonial unique, qui témoigne des débuts de la Nouvelle-France. Le candidat libéral semble faire fi de cette réalité.

Selon Clément Laberge, dans sa forme actuelle, le PPU n’est pas dans l’intérêt des citoyens de Québec. Non seulement parce qu’il mettrait en péril un site patrimonial de grande valeur et qu’il provoquerait une densification nettement exagérée dans le secteur du faubourg Saint-Michel, mais aussi parce qu’il laisse trop de questions importantes sans réponses.

« J’étais avec les centaines de citoyens qui se sont déplacés pour la séance d’information et le conseil de quartier. Les réponses qu’ils ont obtenues sont généralement imprécises et suscitent plus d’inquiétudes qu’elles ne rassurent. Il est essentiel de prendre le temps de mieux définir les usages publics du site patrimonial et d’exiger des promoteurs qu’ils inscrivent ensuite leurs projets dans cette vision, plutôt que de faire l’inverse, comme c’est le cas actuellement », a soutenu le candidat.

Par ailleurs, Clément Laberge s’est dit particulièrement étonné d’apprendre que la ministre de la Culture et des Communications, Hélène David, avait négocié et confirmé qu’elle était d’accord avec le PPU de la Ville de Québec, et ce, avant même que le processus de consultation publique ait pu avoir lieu. « C’est une façon de faire qui ne respecte pas les citoyens. Comme dans le cas de la bibliothèque Saint-Sulpice, la ministre doit reconnaître son erreur, privilégier la concertation et annuler les autorisations qu’elle aurait pu émettre entretemps. S’il était attentif à la population qu’il souhaite représenter, Sébastien Proulx se joindrait à cette demande », a-t-il conclu.