Communiqué 
-  1 mars 2017

Agents de protection de la faune - L’inaction libérale détruit le secteur faunique

Québec, le 1er mars 2017 – En réaction à la chute dramatique du nombre d’agents de protection de la faune sous les libéraux, le député de Bonaventure et porte-parole du Parti Québécois en matière de forêts, de faune et de parcs, Sylvain Roy, demande au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, de passer enfin à l’action et d’augmenter le nombre d’agents sur le territoire.

Au printemps dernier, le commissaire au développement durable a déposé un rapport dévastateur sur la gestion de la faune au Québec. Ses conclusions sont accablantes, notamment quant à la baisse du nombre d’agents de la faune, qui compromet la protection de la faune et la sécurité des citoyens. « On est passé de 426 agents de la faune en 2011 à 374 en 2016, dont 25 % travaillent à temps partiel. C’est une baisse inacceptable de l’effectif qui met en danger la pérennité de tout le secteur », a soutenu Sylvain Roy en point de presse, aux côtés de membres du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec.

Aucune action en huit mois

« Huit mois et deux ministres plus tard, rien. Aucune mesure pour corriger les lacunes. Le gouvernement a abandonné le secteur. L’augmentation du braconnage et des comportements d’intimidation en forêt pour accaparer les territoires, la détérioration de la qualité de l’expérience pour la relève, la protection inadéquate de l’habitat faunique, les nombreux dossiers abandonnés, tout ça tend à le démontrer », a par ailleurs dénoncé le député.

« Notre demande au ministre est claire : il doit réembaucher des agents de la faune pour donner le signal aux Québécois que l’État prend ses responsabilités quant à la protection d’un des plus grands patrimoines collectifs au Québec », a conclu Sylvain Roy.

Rappelons qu’il y a près de 712 000 pêcheurs qui passent en moyenne 13 jours par année sur les plans d’eau du Québec, et que 285 000 chasseurs vont en moyenne 15 jours par année en forêt. Les retombées économiques liées au secteur faunique sont de l’ordre de 1,6 milliard de dollars.