Communiqué 
-  28 mars 2014

Affirmer le français au Québec

Montréal – La première ministre du Québec et chef du Parti Québécois, Pauline Marois, a présenté ce matin les engagements du Parti Québécois en matière de langue.

« Depuis plus de 400 ans, la nation québécoise vit, grandit et s’épanouit en français. Le français, c’est l’héritage précieux que nous ont légué nos pères et nos mères. C’est l’une de nos plus grandes richesses. Au Parti Québécois, nous sommes les seuls à proposer des mesures concrètes pour notre langue. Les Québécois ne peuvent rien attendre des libéraux et des caquistes sur cet enjeu fondamental », a affirmé Pauline Marois.


Adopter une nouvelle charte de la langue française

« Le recul du français, constaté depuis plusieurs années, autant du point de vue démographique que dans les milieux de travail, exige des actions concrètes et immédiates. Le Parti Québécois s’engage à adopter rapidement une nouvelle charte de la langue française digne du XXIe siècle. Surtout, nous intégrerons le droit de vivre et de travailler en français dans la Charte des droits et libertés de la personne. C’est une avancée majeure pour les générations à venir », a poursuivi Pauline Marois.

Hier soir, les Québécois ont eu l’occasion de constater que non seulement le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, ne se soucie pas des enjeux liés à la langue française, mais, pire encore, il nie l’existence même d’une menace pour le français au Québec.

« Un des premiers devoirs, sinon le premier devoir, d’un premier ministre du Québec, c’est de protéger la langue française, une langue minoritaire au Canada et en Amérique du Nord. Dans les commerces et les milieux de travail, on note un recul du français, corroboré par plusieurs études de l’Office québécois de la langue française et du Conseil supérieur de la langue française. De son côté, Philippe Couillard affirme qu’il faut encourager les travailleurs à s’exprimer en anglais. Il est prêt à renier des acquis de la loi 101, sans état d’âme. Ce sont des propos ahurissants de la part de quelqu’un qui aspire à gouverner le Québec », a ajouté la première ministre.

De 2003 à 2012, le Parti libéral n’a posé aucune action concrète en matière linguistique. Les libéraux ont totalement manqué de volonté pour faire appliquer la loi 101. Ils se sont fermement opposés au projet de loi 14, déposé en décembre 2012 par la ministre Diane De Courcy. D’ailleurs, les libéraux avaient voté contre l’adoption de la loi 101 en 1977.

Quant à la CAQ, elle s’est également opposée au projet de loi 14 et n’a aucune véritable proposition concrète pour notre langue.

Un meilleur appui à la francisation des immigrants, une mesure essentielle

Le Québec est une société accueillante, où chaque personne peut réaliser ses aspirations. Pour favoriser un meilleur accès au marché du travail, les mesures de francisation des immigrants sont essentielles. C’est pourquoi le gouvernement du Parti Québécois a agi en la matière, en ajoutant, notamment, 13,5 M$ sur 3 ans pour améliorer la francisation.

« Nous devons donner les meilleures chances d’intégration, autant au marché du travail que dans la vie de tous les jours, à tous les immigrants que nous accueillons. À leur arrivée au Québec, certains ont besoin de cours afin de pouvoir s’approprier le français. Il en va de la responsabilité de notre État de permettre aux personnes qui ont choisi de vivre au Québec de pouvoir s’y intégrer harmonieusement en français », a déclaré Pauline Marois.

« Pour notre langue, seul le Parti Québécois a la volonté d’agir et le fera. Pour notre métropole et toutes les régions du Québec, nous devons poser des gestes concrets afin de défendre et de promouvoir notre langue. Voulons-nous confier l’avenir du français aux libéraux de Philippe Couillard? », a conclu la chef du Parti Québécois.

Il nous faut les moyens d’agir

Nous avons un plan et l’équipe pour réussir. Aujourd'hui, il est temps de nous donner les moyens d'aller plus loin encore.

Visionnez la conférence de presse.