Nouvelle - 21 décembre 2011
Gare au cul-de-sac caquiste!
par Nicolas Marceau,
Député de Rousseau,
Porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances
et de développement économique
La Coalition Avenir Québec (CAQ) refuse de se positionner sur la question nationale, prétextant qu’elle divise et nous empêche de nous attaquer aux vrais problèmes du Québec. Selon François Legault, il faudrait d’abord régler nos problèmes et nous enrichir, ces dix prochaines années, avant de penser reposer la question de notre souveraineté.
C’est absurde.
Tout d’abord, une évidence : un Québec souverain serait très riche. Ainsi, selon un classement établi par l’Institut de la statistique du Québec à l’aide du PIB par habitant, le Québec se situe au 28e rang sur 235 pays dans le monde en 2009, donc parmi les 12 % les plus riches. Les voisins du Québec dans ce classement sont des pays tels que le Japon (27e), la France (26e), le Royaume-Uni (24e) ou encore la Nouvelle-Zélande (32e), rien de gênant.
L'idée de la CAQ de s'enrichir encore plus avant de pouvoir devenir un pays souverain apparaît alors absurde, car si on accepte cette logique, les 207 pays qui nous suivent au classement seraient des imposteurs qui devraient renoncer à leur souveraineté, le temps de s'enrichir. Ajoutons que les pays nous précédant au classement sont devenus souverains à des niveaux de richesse beaucoup plus faibles que le nôtre aujourd’hui. L’exigence caquiste d’une richesse encore plus élevée est donc sans fondement.