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Dossier : Loi 101, loi 103, loi 104

Héritage du Parti Québécois, la Loi 101 est toujours aussi nécessaire à la défense du français. Elle doit être appliquée dans toutes les écoles du Québec, subventionnées ou non, comme le demande le Conseil supérieur de la langue française.

Au lieu de mettre fin au phénomène des écoles passerelles, le gouvernement Charest vient de le renforcer par des critères totalement subjectifs et arbitraires.

En refusant de recourir à la clause dérogatoire, le gouvernement a sciemment choisi de se plier au jugement de la Cour suprême et de renoncer à défendre les droits de la majorité francophone. C’est une erreur historique qui ne contribue en rien à la paix linguistique au Québec.

Cette situation est proprement inacceptable et profondément choquante car en agissant de la sorte, le gouvernement crée deux catégories de citoyens au Québec: ceux qui pourront s’acheter un droit d’accès à l’école anglaise et ceux qui ne le pourront pas, faute de moyens financiers.

Communiqué - 3 juin 2011

Protection de la langue française : la ministre St-Pierre a véritablement dupé la population

Québec – « Le projet de loi 103, partiellement devenu la loi bâillon 115 sur les écoles passerelles, comportait d’autres articles que ceux relatifs à ces écoles. Ces articles visaient à renforcer certaines dispositions de la Charte de la langue française concernant notamment les politiques linguistiques des établissements universitaires et des municipalités. Ce projet de loi comportait également une modification importante de la Charte des droits et libertés de la personne pour y affirmer le français comme langue officielle du Québec et élément fondamental de son patrimoine culturel et de sa cohésion sociale. Or, la réponse de la ministre Christine St-Pierre ce matin est sans équivoque : elle n’a jamais eu l’intention véritable de faire ces modifications. C’est une honte ».

C’est ce qu’a déclaré le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de langue, Pierre Curzi, qui a qualifié ces mesures de « mesures bonbons afin de faire avaler la couleuvre des écoles passerelles ».

M. Curzi se questionnait sur l’absence d’un nouveau projet de loi y intégrant ces mesures, une intention exprimée par la ministre St-Pierre à l’occasion de l’étude des crédits il y a quelques semaines. « Ce matin, tout le monde aura compris des réponses de la ministre qu’elle n’a nullement l’intention de proposer de nouveau ces mesures dans un autre projet de loi », a ajouté le député de Borduas. Plutôt que de protéger la langue française, la ministre fait exactement le contraire », a ajouté le député de Borduas.

 

Nouvelle - 25 janvier 2011

L'application de la Charte de la langue française au collégial : un prolongement nécessaire

Le député de Borduas et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Langue, Pierre Curzi, rend public une étude intitulée L’application de la Charte de la langue française au collégial : un prolongement nécessaire. L’étude confirme la nécessité de l’application de la Charte de la langue française au réseau collégial et le besoin d’une formation plus achevée en langue anglaise pour les élèves du secondaire.

 

Nouvelle - 19 octobre 2010

Allocution de Pauline Marois à l'occasion de l'adoption du projet de loi 115 par procédure législative d'exception (texte)

À l'aube, mardi matin, les députés étaient encore à l'Assemblée nationale à "débattre" du projet de loi 115, remplaçant le projet de loi 103 qui faisait consensus contre lui. Débattre est un bien grand mot, puisque la procédure législative d'exception qu'est le bâillon a comme résultat inéluctable l'adoption du projet de loi présenté par le gouvernement. Et sans aucune ouverture aux amendements, dans ce cas-ci!

Ce projet de loi légalise les écoles passerelles, c'est-à-dire le fait de s'acheter le droit d'aller à l'école anglaise pour la postérité en passant par trois années de scolarité dans une école anglaise privée non subventionnée. Il aurait plutôt fallu soumettre ses écoles à la loi 101, comme tous les autres établissement d'enseignement primaire et secondaire du Québec...

Pauline Marois, chef du Parti Québécois, a pris la parole vers 7h, peu avant le vote. Outrée, déçue mais non surprise de l'attitude de Jean Charest, elle par le de notre histoire et de notre avenir avec fierté et émotion.

 

Sur internet, un éditorial de Pierre-Paul Noreau, sur Cyberpresse.ca - 19 octobre 2010

Adoption de la loi 115 (nouvelle mouture de la loi 103) sous bâillon : Amère déception

Lorsqu'il est question de la défense et de la promotion de la langue française, les Québécois n'ont pas le choix de compter sur leur gouvernement pour agir afin de protéger une culture qui sera toujours vulnérable en raison du statut de minorité du peuple qui la partage. Or, une fois de plus, le gouvernement de Jean Charest a manqué de courage en relevant les défis posés par ce difficile dossier.

Tant sur le fond que sur le processus, la réponse de l'équipe ministérielle au jugement de la Cour suprême invalidant les dispositions de la loi 104 relatives aux écoles passerelles est une amère déception.

 

Nouvelle - 18 octobre 2010

Pauline Marois s'adresse aux manifestants de Montréal et de Québec

Retenue à l'Assemblée nationale, à Québec, en raison du bâillon imposé par Jean Charest sur la nouvelle mouture du projet de loi 103, Pauline Marois n'a pas pu être à Montréal pour la manifestation-spectacle contre la loi 103, devant les bureaux de Jean Charest. Elle est sortie de l'Assemblée nationale pour s'adresser aux manifestants réunis devant la porte des Amérindiens, et a enregistré un bref message pour les manifestants de Montréal.

Écoutez le message de Pauline Marois aux manifestants de Montréal.

 

Nouvelle - 18 octobre 2010

Pauline Marois : irréductible dans sa défense de la langue française

Les Québécois sont peut-être peu nombreux, mais résistent encore et toujours à l'envahisseur.

En disant "un petit peuple en nombre", on comprendra aussi que Pauline Marois parlait du nombre de francophones en Amérique du Nord. Parce que si une personne et un parti défendent la langue française et en font la promotion, ce sont bien Pauline Marois et le Parti Québécois !