Nouvelle - 23 mars 2012
Ce sont plus de 200 000 étudiants collégiaux et universitaires du Québec qui sont en grève générale cette semaine. Force est de constater que la mobilisation qui a lieu en ce moment est toujours plus forte et plus large au fil des jours. Pour sa part, le gouvernement qui est interpellé par cette jeunesse engagée est toujours plus borné, plus obstiné et plus sourd à ses revendications légitimes. Comment expliquer cette impasse et comment la résoudre?
La revendication de ce mouvement est une hausse projetée de 1625 $ par année des frais de scolarité universitaire. Or, ce n’est pas la seule augmentation que doivent subir les étudiants québécois. De la majoration de 100 $ par année des frais de scolarité déjà en vigueur depuis 2007 et jusqu’à 2012 à la multiplication des frais afférents, les étudiants sont constamment sous le coup de hausses de frais. Ils font déjà, pour reprendre le mantra des ministres du gouvernement, leur juste part. La hausse de 1625 $ tant décriée n’est donc pas la seule en cause, mais bien celle qui fait déborder le vase, et ce, à juste titre.