Communiqué - 1er avril 2011
Québec – La députée de Charlevoix et chef de l’opposition officielle, Pauline Marois, a réagi au départ annoncé du président de l’Assemblée nationale, Yvon Vallières.
« C’est un moment difficile pour notre vie démocratique. Nous n’en serions pas là aujourd’hui si la ministre du Travail, Lise Thériault, qui a prononcé des propos inadmissibles et menaçants la semaine dernière, s’était amendée. Un premier ministre responsable et digne aurait exigé de sa ministre qu’elle s’excuse en pareille circonstance : Jean Charest ne l’a pas fait et semble même cautionner de tels propos. C’est inadmissible », a déploré Mme Marois.
Elle constate par ailleurs que le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier, n’a rien fait pour apaiser les tensions depuis son arrivée en août 2010. « Force est de constater que le changement de ton annoncé ne s’est pas produit : nous sommes toujours confrontés quotidiennement au refus des ministres du gouvernement de répondre aux questions légitimes des Québécois », a-t-elle poursuivi.
La chef de l’opposition officielle souligne également que le départ d’Yvon Vallières est un autre signe de la détérioration de nos institutions, notamment après qu’il eut des attaques de certains élus libéraux à l’endroit du Directeur général des élections et du Vérificateur général.