Nouvelle - 11 novembre 2011
Plus de trois siècles après le Treaty of Union de 1707, jamais l’Écosse n’a été si près de son indépendance et d’ajouter son nom à la longue liste des pays membres des Nations Unies. Depuis 2007, la montée du Scottish National Party (SNP), parti indépendantiste dirigé par Alex Salmond, impressionne. D’abord porté au pouvoir en 2007 comme gouvernement minoritaire, son parti vient d’être réélu avec une remarquable majorité. En obtenant 45 % des voix en mai dernier, à l’issue d’une campagne électorale où le débat sur la place de l’Écosse au sein du Royaume-Uni a été un enjeu important, le mouvement nationaliste vit entre l’espoir et la frénésie.
La promesse électorale de tenir un référendum sur la question de l’indépendance au cours du premier mandat fait désormais partie des priorités du gouvernement. Lors du congrès du SNP à Inverness, en octobre dernier, l’organisateur en chef du mouvement indépendantiste, Angus Robertson, a d’ailleurs annoncé le début de la campagne référendaire.