Astuces militantes: comment passer à l’action?

Lors de la création d'une équipe, il peut être difficile pour le responsable du groupe de conduire les membres à réaliser un travail collectif concrets tout en les gardant motivés et coordonnés.

Ce faisant, il est essentiel pour ce dernier de parvenir à exposer trois éléments :

  • Quel est le champ d'action du groupe : à quel domaine s'intéresse-t-il ? (par exemple : militer dans une circonscription particulière)
  • Quel est l'objectif à atteindre : pourquoi le groupe existe-t-il ? (par exemple : convaincre 3000 électeurs de se mobiliser pour une action collective)
  • Comment y parvenir : quelles sont les tâches à accomplir ? (par exemple : contacter 50 électeurs d'une liste, organiser trois kiosques, publier des images sur les médias sociaux...)

Ces informations précises sont essentielles, car elles permettent aux membres de l'équipe de garder à l'esprit pourquoi celle-ci a été fondée tout en ne perdant pas de vue les missions qui leur sont données.

Ainsi, un bon organisateur politique saura entretenir la dimension humaine de son équipe en interagissant avec ses membres et en les poussant à s'investir : que les objectifs du groupe deviennent les leurs.

Elles opérationnalisent la volonté du groupe en action concrètes.


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Bilan de session parlementaire : la crise s’installe sur tous les fronts au Parti Libéral

L’édifice du Parti Libéral du Québec craque de partout. Après une session parlementaire catastrophique, c’est un tremblement de terre qui secoue actuellement le ministère des Transports. Sur le bord de l’éclatement, le gouvernement de Philippe Couillard continue de fermer les yeux aussi bien sur ses problèmes internes que sur les torts que ses politiques causent à toute la société québécoise.

Et ce sont les Québécois qui paient les frais de l’indifférence et de l’entêtement du premier ministre.

250 000 emplois, vous dites?

L’absence de vision économique du gouvernement libéral et son obsession à couper partout pour démanteler le plus rapidement possible le modèle québécois donnent des résultats tangibles: 9500 emplois perdus au Québec d’avril 2015 à avril 2016.

Où sont les 250 000 emplois promis? Qui se targuait d’être le gouvernement de l’économie? Tous les indicateurs économiques sont à la baisse, autant de signaux qui devraient faire réagir le gouvernement, qui reste pourtant impassible devant le désastre annoncé.

Pendant que le Québec perd un à un ses sièges sociaux, le gouvernement de Philippe Couillard, plutôt que de concevoir un plan de sauvegarde, a plutôt mis tous ses oeufs dans le même panier en choisissant d’investir 1 milliard de dollars américains dans une transaction concernant un seul projet: la CSeries de Bombardier.

C’est une absence complète de vision économique dont fait preuve le gouvernement du Parti Libéral, et ce sont des milliers de familles québécoises qui en paient le prix.

La hache dans les CPE

Car, pendant ce temps, en plus de perdre leurs emplois, les Québécois voient les frais de garde de leurs enfants grimper en flèche. Avec la nouvelle «taxe famille», certains parents ont dû débourser jusqu’à 2300$ par enfant lors de la production de leur déclaration de revenus. Ce que nous dit le Parti Libéral, c’est «payez plus, on vous en donnera moins».

En effet, c’est dans une véritable entreprise de démantèlement du réseau public de services de garde que le gouvernement de Philippe Couillard s’est engagé, avec de nouvelles compressions de 120 millions de dollars cette année. Une allocation de transition de 60 millions donnée aux CPE? Celle-ci servira en très grande partie à licencier des employés et à payer leur prime de départ.

Le Parti Libéral ne se contente donc pas d’être incapable de créer de l’emploi : il finance la perte d’emplois! Cafouillage complet en éducation

Et le portrait n’est pas plus encourageant du côté de l’éducation. Le pseudo-réinvestissement de 2,48% annoncé pour 2016-2017 est non seulement largement en-dessous de la moyenne des 10 dernières années et évidemment loin de rattraper les 2 années de coupures du gouvernement Couillard, mais le Parti Québécois a en plus découvert lors de l’étude des crédits qu’un tiers de ces sommes était financé par des «mesures d’optimisation administrative», en d’autres mots: d’autres coupures!

Sans compter que le gouvernement libéral joue littéralement à l’apprenti sorcier avec notre système d’éducation: 2 ans et 3 ministres de l’Éducation plus tard, on apprend qu’il abandonne son deuxième projet de réforme de la gouvernance scolaire. Par-dessus le marché, les intentions du ministre Proulx demeurent floues sur la suite des choses. Nous voilà à deux années perdues pour la réussite de nos jeunes, et sans grand espoir pour les deux qui suivront.   Philippe Couillard ajoute même l’insulte à l’injure en s’autoproclamant le «premier ministre de l’éducation». Comment peut-on être aussi effronté?

L’échec Barrette en santé

Côté santé, le bilan est désastreux. À l’urgence, le commissaire de la santé évalue que les heures perdues à attendre ont atteint le nombre faramineux de 13 millions, et qu’une personne sur 10 quitte les lieux sans avoir été prise en charge.

Malgré les réformes entreprises par le ministre Barrette, un million de Québécois sont toujours sans médecin de famille. Et les nouvelles coupures prévues en 2016-2017 n’aideront en rien la situation: on dépassera alors le milliard de dollars en compressions budgétaires dans le secteur de la santé seulement.

Pendant ce temps, les docteurs Couillard et Barrette continuent d’augmenter le salaire de leurs collègues médecins et n’ont aucune intention d’aller récupérer les 400 millions de dollars qui leur ont été versés en trop.

Et pour être certain de bien museler la critique, Gaétan Barrette abolit le poste du commissaire en santé. Qui pourra surveiller les excès de sa gouverne maintenant?

Copinage et financement illégal: le même bon vieux Parti Libéral

Sans se contenter d’une gestion catastrophique des affaires de l’État, le Parti Libéral a bien su nous démontrer durant la dernière session parlementaire qu’il n’avait pas du tout changé, quoi qu’en dise Philippe Couillard.

D’ailleurs, ce dernier, après n’avoir vu aucun problème à un retour de Nathalie Normandeau au PLQ avant les élections de 2014, n’a pas cru bon de condamner la culture de son parti après l’arrestation de celle-ci par l’UPAQ en mars dernier, aux côtés de l’ancien ministre et important collecteur de fonds du Parti Libéral, Marc-Yvan Côté.

De surcroît, après qu’une rencontre avec ce même M. Côté ait mis Sam Hamad dans l’embarras en raison de la hausse soudaine de 1 million de dollars d’une subvention attribuée par son ministère à la firme Premier Tech, dont Marc-Yvan Côté est vice-président, le premier ministre a d’abord attendu que la colère des Québécois le force à retirer son poste et ses privilèges au ministre Hamad — qui s’était sauvé en Floride — puis s’est empressé de blanchir «tout à fait» son ami Sam à la publication du rapport de la vérificatrice générale, qui a dû lui rappeler que rien ne lui laissait la possibilité d’affirmer une telle chose.

De son côté, Jacques Daoust n’a rien fait quand son prédécesseur Robert Poëti l’a avisé d’irrégularités au ministère des Transports. Quant au premier ministre, il a rejeté la faute de son «ignorance» sur son directeur de cabinet, en s’assurant de lui offrir en douce un emploi dans un autre cabinet. Décidément, Philippe Couillard ne veut pas faire le ménage au Parti Libéral.

Malgré toutes ces controverses liées au financement du PLQ, ses militants ne se sont pas gênés pour adopter, le mois dernier, une résolution pour augmenter la limite des contributions annuelles aux partis politiques, présentement fixée à 100 $.

Philippe Couillard se vantait bien de vouloir le gouvernement le plus transparent de l’histoire du Québec, mais le voilà complètement opaque sur toutes les questions d’intégrité, tant dans les dossiers du MTQ et l’affaire Sam Hamad que dans le système des ministres à 150 000$, qu’il refuse aussi de dénoncer. Sa mesure phare de transparence gouvernementale, soit la diffusion des agendas ministériels, s’est révélée être une chimère, les ministres pouvant faire ce qu’ils veulent malgré la directive du premier ministre.

Qu’est-ce qui a changé au Parti Libéral, au juste?

Une opposition ferme

Pendant ce temps, au Parti Québécois, nous agissons sur tous ces fronts pour tenter de freiner ce gouvernement qui patauge dans l’improvisation la plus complète.

Grâce au travail acharné d’Agnès Maltais en commission parlementaire, la ministre Stéphanie Vallée et toute l’Assemblée nationale se sont finalement rangés du côté de la majorité de la population et de presque tous les groupes de la société pour rejeter la partie du projet de loi 59 portant sur les discours haineux, une victoire majeure pour la liberté d’expression au Québec.

La sortie du député de René-Lévesque, Martin Ouellet, et de sa collègue d’Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, a aussi permis l’adoption d’un amendement au projet loi 83, faisant ainsi en sorte que les maires reconnus coupables d’une infraction au Code criminel pourront être destitués, peu importe la sentence reçue.

Nous sommes également très fiers du projet de loi 599 déposé à la fin du mois de mai par le député de Berthier et porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture et d’alimentation, André Villeneuve, pour une Loi visant à contrer l’accaparement des terres agricoles. Ces terres constituent une ressource limitée et sont ainsi devenues une valeur refuge pour certains fonds d’investissement privés, ce qui a causé une augmentation de leur prix. Au Québec, nous avons fait le choix de garder une agriculture à l’échelle humaine, donc de mettre l’accent sur les fermes familiales, un modèle que cette nouvelle loi permettra de sauvegarder.

Notons également l’excellent travail de Diane Lamarre, députée de Taillon et porte-parole du Parti Québécois en matière de santé et d’accessibilité aux soins, qui a présenté il y a quelques jours le projet de loi 691, Loi visant à interdire la facturation de frais accessoires pour des services assurés. Ce projet de loi vise à supprimer le pouvoir réglementaire de décréter des frais accessoires que le ministre Barrette s’était donné dans le projet de loi 20.

Pendant que le Parti Libéral navigue de crise en crise, gouvernant toujours dans son propre intérêt et à contre-courant complet de celui des Québécoises et des Québécois, au Parti Québécois, nous continuons de tenir la barre et de travailler pour un Québec plus fort et plus juste.

Souhaitons que le premier ministre Philippe Couillard finisse par descendre de son piédestal pour voir les répercussions réelles de ses politiques et de son manque de leadership sur la vie de ses concitoyens. Qui sait pourrait-il par le fait même non seulement calfeutrer les fissures qui rongent son parti, mais aussi le rénover de fond en comble, car force est de constater que rien n’a changé au Parti Libéral.

Comment communiquer en politique?

L’avènement des nouvelles technologies a changé la manière dont les partis politiques effectuent leurs opérations.

Les technologies offrent certainement un gain d’efficacité et de rapidité, mais il est tout de même bon de rappeler que plusieurs recherches soulignent que ce sont les relations humaines qui remportent la palme de l’efficacité sur le terrain :

**Moyen** **Taux de réponse** **Taux des dons**
Face-à-face 50-70% Élevé
Téléphone 30-50% Moyen à élevé
Événement de financement 15-25% (mobilisation) Tous (lorsque présents)
Envoi courriel sans approbation ou inscription 1% Faible
Courriel de masse à une liste d’inscrits 5-10% Faible

Voilà des chiffres sans équivoque! Oui, les courriels et les médias sociaux sont importants dans nos opérations de financement ou d’organisation, mais n’oublions pas que ce sont les relations que nous bâtissont qui font une plus grande différence!

C’est une astuce à ne pas oublier! Il faut sortir, parler et convaincre!


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Source: New Organizing Institute (Wellstone Action).

Les visages de la balado du Parti Québécois: rencontre avec Odette Lavigne



Depuis la semaine dernière, les militants du Parti Québécois ont accès à un nouvel outil leur permettant de se tenir au courant de l’actualité du Parti et d’ajouter des cordes à l’arc de leur argumentaire souverainiste: #onjasePQ. Dans le cadre de ces discussions informelles, nous recevons chaque semaine deux militants pour discuter politique et indépendance: [Marc-Olivier Leblanc, que nous vous avons déjà présenté sur le blogue la semaine dernière](http://pq.org/blogue/la-nouvelle-balado-du-parti-quebecois-lassemblee-d/), et Odette Lavigne, présidente régionale de Laval. Malgré sa jeunesse, Odette a toute une feuille de route. Elle a 18 ans, en 2006, lorsqu’elle s’arrête à un kiosque du Parti installé au Collège Montmorency et décide d’y prendre sa carte. Quelques années plus tard, en 2011, une place de représentant jeune se libère dans Fabre, dont elle est originaire, et on la convainc de faire le saut. Une de ses plus grandes surprises? Qu’on l’y accueille si chaleureusement et qu’elle se sente incluse si rapidement. >François-Gycelain Rocque, le président de l’époque, je l’appelle toujours mon papa politique. Il a tellement été fin. Il avait le goût que les jeunes parlent sur son exécutif, il avait le goût de nous entendre. Je me suis vraiment sentie à ma place rapidement. Elle se rappelle comment elle a ensuite vécu le congrès de 2011, une expérience qu’elle a trouvé tout à fait fascinante. >De voir les députés, tout le monde que tu vois à la télé, de loin… Soudainement, ils sont là et tu te dis: «OK, c’est vrai, j’ai un poste, je peux travailler avec ces gens-là et dire ce que je veux dire.» J’ai vraiment aimé ce sentiment-là. Donc j’ai continué. Odette devient plus tard secrétaire jeune à l’exécutif régional, puis présidente régionale, avant de se présenter comme vice-présidente à l’organisation au Comité national des jeunes du Parti Québécois, où elle est élue par acclamation. Après deux ans au CNJPQ, elle se présente comme candidate aux élections générales de 2014 dans la circonscription de Viau, une expérience qu’elle décrit comme très enrichissante. C’est en février 2016 qu’elle prend la relève de Michel Leduc, ancien député du gouvernement Lévesque et militant de longue date, à la présidence régionale de Laval. C’est pour elle un honneur d’accepter de le remplacer à ce poste, une nouvelle aventure d’autant plus formatrice que M. Leduc continue de lui offrir son soutien à toutes les occasions, un appui qu’elle apprécie particulièrement. Mais comment celle qui a travaillé à temps plein durant trois ans comme éducatrice en CPE, qui vient de terminer un certificat en administration à l’UQAM et travaille maintenant pour un OBNL tout en étant impliquée dans différentes ligues d’improvisation trouve-t-elle le temps de s’impliquer autant? >Le temps, on en a tout le temps. Tu ne peux pas dire que tu n’as pas le temps, tu dois dire que tu ne prends pas le temps. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Et j’ai beaucoup de soutien de mes amis et de ma famille. Ils comprennent. Et pourquoi s’impliquer bénévolement, qu’est-ce qu’on en retire? >La meilleure paie, c’est de voir tes idées évoluer. Qu’une intervention que tu as faite à tel moment, parce que tu as eu le courage de la faire, qu’elle donne quelque chose de concret auquel tu as contribué. >Et de faire partie d’un mouvement avec une histoire aussi grande, aussi riche, un parti qui existe encore parce que des gens ont décidé de militer pour avoir un pays. Le travail que je fais, c’est celui que René Lévesque a fait, et je poursuis ce qu’il voulait réaliser. C’est quelque chose qui est plus grand que nous-mêmes, c’est assurer la pérennité d’un projet qui a été souhaité durant des générations. Une autre preuve, pour Odette, que l'implication est le meilleur vecteur de changement! Écoutez-la chaque semaine à #onjasePQ, ça ne risque pas d’être ennuyant!

Astuces militantes: 4 règles pour bâtir une équipe

Organiser une équipe de manière efficace n'est pas une tâche facile.

En ce sens, un bon organisateur doit être en mesure de coordonner l’action des membres du groupe tout en entretenant leur motivation.

Afin d'y parvenir, diverses mesures peuvent être mises en place :

  • L'équipe doit atteindre des objectifs. D'une part afin de conserver une ligne directrice claire et cohérente dans l'action du groupe, mais également afin de garder sa motivation intacte.
  • L'équipe doit apprendre en permanence. Même si des échecs peuvent survenir, il est indispensable d'en tirer des leçons et d'améliorer en même temps les performances du groupe.
  • L'équipe doit être coordonnée. Chaque individu doit être tenu au courant régulièrement des tâches dont il est chargé et, à l'inverse, de celles assignées à ses collègues. N’oubliez pas, le téléphone est encore le meilleur moyen!
  • L'équipe doit avoir des règles précises. Celles-ci peuvent concerner tant des horaires de travail à respecter que des règles de conduite, comme les règles de conduite sur les médias sociaux.

Motiver, dresser les grandes lignes directrices du groupe, conférer un but concret à ce dernier et permettre à ses membres d'aller en s'améliorant, c'est là qu'est la marque d'un bon organisateur politique!


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La nouvelle balado du Parti Québécois : l’assemblée de cuisine, version Y



C’est parti! Chaque lundi à partir d’aujourd’hui, le Parti Québécois mettra en ligne **« #onjasepq »**, une capsule de baladodiffusion où des militants discuteront, dans une formule très informelle, d’actualité politique et militante, de ce qui se passe au Parti et, bien sûr, du pays, sous tous ses plis. On y retrouvera en alternance à l’animation François Larouche, responsable des TI à la permanence, et Yanick Grégoire, attaché de presse du Parti, accompagnés de deux militants résidents: Marc-Olivier Leblanc, président de l’exécutif de Blainville, et Odette Lavigne, présidente de la région de Laval. Vous retrouverez cette joyeuse bande sur YouTube, Soundcloud et sur iTunes dès aujourd'hui :
**YouTube : [http://go.pq.org/sz3](http://go.pq.org/sz3)
** **Soundcloud : [http://go.pq.org/sz4](http://go.pq.org/sz4)
** **iTunes : [http://go.pq.org/sz8](http://go.pq.org/sz8)
**
Entretemps, petite entrevue avec Marc-Olivier Leblanc, qui nous parle de cette nouvelle aventure. *Qu’est-ce que tu souhaites amener dans la discussion en participant à ce projet-là?* >Moi, de mon côté, je veux parler de l’engagement militant, de l’importance de se poser des questions sur la façon dont le Québec fonctionne au sein du Canada. Si on ne réfléchis pas à ça, on ne peut pas déceler les mécanismes sous-jacents. Je veux donc amener les militants, les sympathisants, mais aussi la population en générale à se poser des questions sur le sujet. >L’objectif, c’est de convaincre une majorité de gens que le Québec pays, c’est viable, c’est beau et c’est inspirant. Et pour y arriver, il faut des gens qui s’impliquent. Il faut aussi travailler avec la société civile et aller chercher les leaders d’opinion, les amener à prendre conscience de l’importance de leur rôle. *Qu’est-ce que tu voudrais que ça ait comme impact?* >J’aimerais qu’avec la baladodiffusion, on réussisse à aller chercher d’autre publics, qu’on élargisse notre portée, qu’on atteigne des gens qui nous connaissent moins bien comme parti politique, qui connaissent moins bien les idées qu’on défend. >Par exemple, on parle toujours du Parti Québécois comme le parti de la chicane mais, au contraire, c’est un parti démocratique à l’intérieur duquel il y a beaucoup de débats d’idées et où il y a de la place pour les gens qui veulent prendre la parole. *En quoi le format de la balado est-il intéressant selon toi?* >Ça permet de présenter les idées, de rejoindre les gens d’une autre façon que par les médias traditionnels. On se sort de ce véhicule-là pour passer notre message nous-mêmes, de la façon dont on le souhaite. Avec ce jeune militant actif et éloquent, doté d’un baccalauréat en communication politique et étudiant à la maîtrise en science politique, et ses acolytes tout aussi intéressés par la cause qu’intéressants, la formule promet. Soyez au rendez-vous!

Continuons d’avancer

À la suite du départ de notre chef, Pierre Karl Péladeau, je tenais à souligner que toute l’équipe du Parti Québécois est toujours à pied d’œuvre pour faire progresser notre projet politique.

Notre mouvement prend ses sources dans l’idéal de ce projet, mais également dans l’histoire de nos politiques avant-gardistes. Ces valeurs qui sont les nôtres, telles que la liberté, la fierté, la réussite, la solidarité et l’égalité des chances, elles continuent d'inspirer notre volonté d’améliorer la vie des Québécoises et Québécois.

Au dernier conseil national du Parti Québécois, nous nous sommes dotés d’un plan clair et ambitieux pour que notre formation politique détienne les outils dont elle a besoin lors de la prochaine campagne électorale. Les éléments de ce plan sont toujours pertinents aujourd’hui et nous allons continuer de le faire progresser.

Cette semaine, je suis allé à la rencontre de plusieurs médias afin d’expliquer quelles sont les prochaines étapes qui attendent notre formation politique. Ce vendredi, le caucus des députés du Parti Québécois se réunira d’abord afin de désigner le prochain chef intérimaire.

Nous continuerons également à vous tenir informé. Vous êtes la force de ce mouvement et nous reconnaissons votre apport.

En vous remerciant pour votre confiance, vous pourrez continuer de compter sur la détermination, l’engagement et l’enthousiasme de toute l’équipe du Parti Québécois.

Raymond Archambault
Président du Parti Québécois

Une nouvelle route à défricher

Véronique Hivon et Pierre Karl Péladeau - Respectivement députée de Joliette et responsable de la convergence des forces souverainistes au sein du Parti québécois; et député de Saint-Jérôme, chef du Parti québécois et chef de l’opposition officielle

Austérité, iniquité sociale, amateurisme économique, démantèlement du modèle québécois, manque de vision et insensibilité du premier ministre à l’égard de notre réalité culturelle : depuis deux ans, le Québec est engagé dans une voie de garage. Nous assistons à une déconstruction tranquille, lente et insidieuse. Plus que jamais, nous croyons que le moment est venu de nous unir, leaders et organismes des régions, groupes de la société civile, formations politiques et, au premier chef, les citoyennes et les citoyens, héritiers de notre fierté et de notre réussite collectives, qui rêvent de mieux pour le Québec. Le moment est venu de nous mobiliser et de travailler ensemble pour mettre un terme à cet hiver sans fin dans lequel les politiques du gouvernement libéral nous emprisonnent et, par-dessus tout, de construire ensemble un véritable projet de société, pour bâtir ce pays que nous voulons voir advenir.

Pour y arriver, il nous faut innover, sortir de nos zones de confort.

La force dans la diversité

Au cours de la dernière année, c’est ce que notre formation politique a tenté de faire en commençant, notamment, par reconnaître que le Parti québécois n’a pas le monopole de la souveraineté. C’est un virage important que nous avons emprunté et un signal fort que nous avons voulu lancer aux souverainistes qui militent au sein des autres partis. Terminé l’appel aux « brebis égarées », c’est toute notre approche que nous avons repensée et réinventée, plus que jamais convaincus que cette diversité au sein du mouvement indépendantiste ne constitue pas une faiblesse, mais une véritable force, une étincelle capable de donner un souffle renouvelé à notre grand projet.

Cette diversité est le socle sur lequel il nous faut construire. Parce que c’est en mettant en commun nos forces, en puisant dans les meilleures idées de chacun que nous pourrons enrichir nos propositions et définir, ensemble, les contours de ce projet de pays que nous voulons présenter aux Québécoises et aux Québécois.

Rebâtir les ponts

Tranquillement, une nouvelle dynamique s’installe. Rebâtir les ponts, nouer le dialogue est une tâche ambitieuse, qui exige temps et patience. Il nous faut nous parler et, surtout, nous écouter pour réapprendre à nous faire confiance et repartir sur des bases solides. Le dialogue est à la base de la reconnaissance et du respect de nos différences. Parce que, oui, des divergences, il y en a — et il est normal qu’il en soit ainsi ! — et il y en aura toujours. La convergence ne vise pas à gommer ces différences, pas plus que l’union n’entraîne la fusion, comme l’ont bien compris nos amis catalans.

Il s’agit plutôt de mettre nos différends de côté et de miser enfin sur ce qui nous unit. Rassemblons-nous, dans le respect des différences de chacun, et travaillons ensemble sur l’essentiel, pour façonner le visage d’un Québec que l’on sait apte à assumer pleinement sa différence et son ambition.

Terrains d’entente

Des points de convergence, il y en a.

• Les valeurs qui nous sont chères : justice sociale, égalité des chances, équité intergénérationnelle, développement durable, égalité entre les hommes et les femmes, intégrité.

• Nos programmes politiques se recoupent également, à plusieurs égards. En février dernier, notre formation politique a ouvert la porte à une révision du mode de scrutin, afin que la diversité des opinions soit mieux reflétée au sein de nos institutions démocratiques.

• Sur la démarche : notre volonté de faire l’indépendance est claire. Sur le « comment », nous entendons respecter le processus démocratique qui a toujours caractérisé notre formation politique et notre volonté de rassembler les forces souverainistes.

• Plusieurs ignorent que la plateforme actuelle du Parti Québécois prévoit la création d’une assemblée constituante — article 1.3 — à laquelle pourront être conviés à siéger tous les secteurs et les régions de la société québécoise ainsi que les Premières Nations et les Inuits du Québec, afin d’écrire la constitution d’un Québec indépendant.

• Nous pensons que ce texte, fondamental, pourrait intégrer une version amendée de la Charte des droits et libertés de la personne de façon à ce que, dans son interprétation et son application, il soit tenu compte du patrimoine historique, de l’importance des Premières Nations et des Inuits, du rôle des régions et, bien sûr, des valeurs phares de la nation québécoise : la protection et la promotion de la langue française, l’égalité entre les femmes et les hommes et la laïcité des institutions publiques.

Enfin, nous croyons, nous aussi, que le projet de pays ne trouve sa pleine valeur que s’il permet d’apporter des réponses progressistes et novatrices aux défis qui sont les nôtres.

La révision du programme du PQ, qui se concrétisera au Congrès de juin 2017, pourra, et nous l’espérons, être influencée par nos collègues des autres partis et par les acteurs de la société civile. Ce sera une occasion exceptionnelle de redéfinir notre vision politique afin qu’elle soit au diapason des priorités des Québécoises et des Québécois.

« Le commencement est la moitié de tout »

Nous savons que la route sera encore longue, parfois même sinueuse. Il nous arrivera de trébucher. Mais comme l’a si bien dit Pythagore, « le commencement est la moitié de tout ». Alors, nous pouvons considérer que nous avons déjà fait un bon bout de chemin en acceptant de nous asseoir ensemble autour de la table des OUI Québec.

Certains se plaisent déjà à imaginer toutes sortes de scénarios ou parlent d’alliances électorales. Nous pensons qu’avant de parler d’alliances, il faut se parler tout court ! La volonté est là et la discussion, bien amorcée. Nous avons multiplié les panels multipartites pour aller à la rencontre de la population. Cette démarche d’ouverture suscite un grand intérêt. Nous le sentons partout où nous allons. C’est un grand pas en avant.

Et nous croyons que la prochaine avancée que nous souhaitons faire ensemble, soit de travailler sur une feuille de route commune, est emballante. Nous croyons surtout que ça vaut la peine d’essayer. En effet, que perdons-nous à essayer ? Le risque, il réside dans l’inaction, dans le fait de penser que les mêmes formules produiront des résultats différents. Alors, essayons ! Continuons à avancer, un pas à la fois, sur cette nouvelle route que nous sommes à défricher. Qui sait, nous pourrions trouver tout au bout un nouveau pays ?

Quand le lys passe au vert

Force est d’admettre que le gouvernement libéral menant la barque québécoise nous dirige inévitablement vers une chute vertigineuse en ce qui a trait à la protection de notre environnement. Depuis que le ministre Heurtel tient le gouvernail de l’environnement, les projets verts tombent à l’eau et les exemples pleuvent avec notamment la gestion désastreuse du déversement d’eaux usées à Montréal l’automne dernier et l’immobilisme ancré dans le projet de dérivation des Grands Lacs de la ville de Waukesha où l’amiral Heurtel ne s’est pas positionné, menaçant ainsi ces cours d’eau, des vecteurs maritimes économiques du Québec.

La dérive ne s’arrête malheureusement pas là, on dénote une sérieuse absence de leadership dans la protection de nos milieux humides ainsi qu’un laxisme évident dans le dépôt d’une nouvelle stratégie québécoise de l’eau 2016-2030 pour remplacer la Politique nationale de l’eau.

Si ces constats éclaboussent le parti libéral, les chiffres noient le gouvernement dans sa propre tempête : moins de 0,2% du budget de l’État est accordé au ministère de l’Environnement et, en 10 ans, le budget du ministère a été réduit de plus de 5%. Il m’apparait donc imparfait de parler de creux de vague : le Parti libéral s’embourbe avec leur mauvaise gestion du Fond vert, leurs coupures, notamment dans le soutien à la mission des organismes de bassins versants et dans les inspections environnementales du Centre de contrôle environnemental du Québec, tout en présentant des cibles en matière de réduction de gaz à effet de serre, sans pourtant y mettre les moyens nécessaires pour les atteindre. Le Québec doit changer de cap.

En tant que porte-parole de l’opposition officielle en matière de développement durable, d’environnement et de lutte aux changements climatiques, il est de mon devoir de souligner ce manque à gagner et cette tribune me permet de remettre à la surface les idées durables pour un Québec vert et bleu. Avec le Parti Québécois à la barre du Québec, nous serons sur les rails de l’électrification des transports, des énergies renouvelables et des transports collectifs et alternatifs tout en étant souverains de ce qui coule dans nos rivières. Le Québec se distingue des autres provinces, notamment par sa position face au pétrole et il est temps d’agir en conséquence.

L’indépendance, c’est reprendre le contrôle de son territoire et d’ouvrir toutes les portes du développement que le Québec souhaite pour son économie et ses emplois. L’indépendance, c’est la liberté d’affirmer sans détour nos compétences environnementales sur nos infrastructures et notre territoire. Faire un pays, c’est d’être une voix engagée et active en faveur de la lutte aux changements climatiques et de la protection de l’environnement à travers le monde.

Le PLQ ne protège pas bien notre richesse bleue, mettez le cap sur le PQ.


Quand Jean-Marc Fournier voit la situation du français en rose

Dans une lettre d’opinions publiée le 11 avril dernier dans La Presse, le ministre responsable des Relations et de la Francophonie canadiennes, Jean-Marc Fournier, nous propose, à l’image de son premier ministre, un portrait jovialiste de la situation du français, tant au Québec qu’au Canada. Je l’invite plutôt à enlever ses lunettes roses et à regarder la réalité en face.

M. Fournier se réjouit de voir que « 85 % des nouveaux arrivants connaissaient le français à leur arrivée ou l’apprenaient dans nos écoles, pour les enfants, ou par les services de francisation du ministère de l’Immigration, pour les adultes ».

Cela signifie néanmoins que 15 % des nouveaux arrivants ne parlent pas un mot de français, ne font aucune démarche et n’obtiennent aucun service pour y arriver. Qui plus est, une étude de l’Institut de recherche en économie contemporaine, publiée en janvier dernier, démontre que plus de 50 % des immigrants ne connaissant pas le français ne s’inscrivent à aucun cours de français. Or, dans un cas comme dans l’autre, les statistiques devraient plutôt avoisiner zéro pour cent.

À Montréal, la proportion de personnes dont la langue maternelle est le français est maintenant inférieure à 50 %. Pendant ce temps, le gouvernement dont fait partie Jean-Marc Fournier coupe dans les programmes de francisation. Pour ce qui est de la francisation en milieu de travail, par exemple, les sommes disponibles ont diminué de moitié, passant de 8 millions à 4 millions de dollars. Pendant que le ministre se complaît béatement, la situation, elle, continue de s’aggraver.

Du côté canadien, le ministre exulte en voyant se hisser des drapeaux, ou des déclarations communes avec d’autres provinces être convenues. Autant de gestes purement symboliques qui cachent la triste réalité : la proportion de ménages dont la langue maternelle est le français diminue inexorablement. Selon le dernier recensement, cette proportion est passée de 4,3 % en 2006 à 4,2 % en 2011. Même au Nouveau-Brunswick, seule province officiellement bilingue, pour la même période, la proportion de personnes déclarant qu’elles ont le français comme langue maternelle a diminué de 0,5 %. Petit à petit, le français s’étiole à travers le Canada.

Jean-Marc Fournier nous dit que « favoriser la résonance de notre langue, au Canada, c’est favoriser l’émergence et le développement de notre appartenance en son sein ». Ce que cache cette phrase pompeuse, c’est que le jupon dépasse. D’une part, le ministre instrumentalise la langue et ses locuteurs pour mousser son option visant à faire du Québec une « province comme les autres », alors que le fait est, bien au contraire, que peu importe qu’on soit indépendantiste ou fédéraliste, la défense et la promotion du français doivent constituer des objectifs prioritaires en soi et non des enjeux secondaires soumis à des considérations politiques et partisanes. D’autre part, M. Fournier n’envisage le débat linguistique que dans le seul cadre canadien, alors que cette question se pose avec la même acuité pour toutes les communautés francophones d’Amérique qui s’efforcent, tant bien que mal, de ne pas se laisser engloutir par l’océan anglophone dans lequel elles baignent.

Je ne me reconnais pas davantage dans la lecture étriquée que fait le ministre des revendications et des acquis de la Révolution tranquille, lorsqu’il énonce sa vision manichéenne du « chez nous », par opposition à « chez eux ». Je crois cependant que c’est en étant pleinement « nous » qu’on peut le mieux initier, développer et entretenir une relation ouverte et constructive avec l’autre, ces « eux » auquel le ministre faisait référence.

Nous devons impérativement laisser tomber les lunettes roses ainsi que les œillères, parce que la responsabilité de défendre avec pragmatisme notre langue commune va de pair avec son rayonnement au-delà de nos frontières.

Devant ce constat qui semble échapper au ministre Fournier, la réponse ne devrait pas être de se féliciter de résultats qui devraient, au contraire, nous faire sourciller, mais plutôt de redoubler d’ardeur, de réinvestir en francisation et d’y aller de nouveaux efforts pour que la langue française soit en croissance, au Québec comme ailleurs en Amérique, plutôt qu’en recul, comme c’est présentement le cas. C’est ce que le ministre et tout le gouvernement libéral devraient faire, plutôt que de s’exciter en préparant les pétards et les ballounes du 150e anniversaire de la fédération, alors que la signature du Québec est toujours absente au bas de la Constitution canadienne.

Stéphane Bergeron
Député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de relations Québec-Canada et de Francophonie d’Amérique
Le 13 avril 2016