Publié le 30 mai 2016 par Permanence nationale

Les visages de la balado du Parti Québécois: rencontre avec Odette Lavigne



Depuis la semaine dernière, les militants du Parti Québécois ont accès à un nouvel outil leur permettant de se tenir au courant de l’actualité du Parti et d’ajouter des cordes à l’arc de leur argumentaire souverainiste: #onjasePQ.

Dans le cadre de ces discussions informelles, nous recevons chaque semaine deux militants pour discuter politique et indépendance: Marc-Olivier Leblanc, que nous vous avons déjà présenté sur le blogue la semaine dernière, et Odette Lavigne, présidente régionale de Laval.

Malgré sa jeunesse, Odette a toute une feuille de route. Elle a 18 ans, en 2006, lorsqu’elle s’arrête à un kiosque du Parti installé au Collège Montmorency et décide d’y prendre sa carte. Quelques années plus tard, en 2011, une place de représentant jeune se libère dans Fabre, dont elle est originaire, et on la convainc de faire le saut. Une de ses plus grandes surprises? Qu’on l’y accueille si chaleureusement et qu’elle se sente incluse si rapidement.

François-Gycelain Rocque, le président de l’époque, je l’appelle toujours mon papa politique. Il a tellement été fin. Il avait le goût que les jeunes parlent sur son exécutif, il avait le goût de nous entendre. Je me suis vraiment sentie à ma place rapidement.

Elle se rappelle comment elle a ensuite vécu le congrès de 2011, une expérience qu’elle a trouvé tout à fait fascinante.

De voir les députés, tout le monde que tu vois à la télé, de loin… Soudainement, ils sont là et tu te dis: «OK, c’est vrai, j’ai un poste, je peux travailler avec ces gens-là et dire ce que je veux dire.» J’ai vraiment aimé ce sentiment-là. Donc j’ai continué.

Odette devient plus tard secrétaire jeune à l’exécutif régional, puis présidente régionale, avant de se présenter comme vice-présidente à l’organisation au Comité national des jeunes du Parti Québécois, où elle est élue par acclamation. Après deux ans au CNJPQ, elle se présente comme candidate aux élections générales de 2014 dans la circonscription de Viau, une expérience qu’elle décrit comme très enrichissante.

C’est en février 2016 qu’elle prend la relève de Michel Leduc, ancien député du gouvernement Lévesque et militant de longue date, à la présidence régionale de Laval. C’est pour elle un honneur d’accepter de le remplacer à ce poste, une nouvelle aventure d’autant plus formatrice que M. Leduc continue de lui offrir son soutien à toutes les occasions, un appui qu’elle apprécie particulièrement.

Mais comment celle qui a travaillé à temps plein durant trois ans comme éducatrice en CPE, qui vient de terminer un certificat en administration à l’UQAM et travaille maintenant pour un OBNL tout en étant impliquée dans différentes ligues d’improvisation trouve-t-elle le temps de s’impliquer autant?

Le temps, on en a tout le temps. Tu ne peux pas dire que tu n’as pas le temps, tu dois dire que tu ne prends pas le temps. Ce n’est pas facile, mais c’est possible. Et j’ai beaucoup de soutien de mes amis et de ma famille. Ils comprennent.

Et pourquoi s’impliquer bénévolement, qu’est-ce qu’on en retire?

La meilleure paie, c’est de voir tes idées évoluer. Qu’une intervention que tu as faite à tel moment, parce que tu as eu le courage de la faire, qu’elle donne quelque chose de concret auquel tu as contribué.

Et de faire partie d’un mouvement avec une histoire aussi grande, aussi riche, un parti qui existe encore parce que des gens ont décidé de militer pour avoir un pays. Le travail que je fais, c’est celui que René Lévesque a fait, et je poursuis ce qu’il voulait réaliser. C’est quelque chose qui est plus grand que nous-mêmes, c’est assurer la pérennité d’un projet qui a été souhaité durant des générations.

Une autre preuve, pour Odette, que l'implication est le meilleur vecteur de changement! Écoutez-la chaque semaine à #onjasePQ, ça ne risque pas d’être ennuyant!

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