Publié le 12 mars 2014 par Permanence nationale

Commencez dans votre propre cour, Monsieur Couillard

Tous les partis confondus, toutes les Québécoises et tous les Québécois de quelque allégeance qu’ils soient, tous, au Québec, nous sommes favorables à la lutte contre l’intimidation.

Et tous, nous croyons qu’il faut agir. Sans partisanerie.

Depuis l’adoption à l’unanimité du projet de loi 56, en juin 2012, 99 % des écoles possèdent un plan de lutte contre l’intimidation et la violence, et ont désigné une personne-ressource pour veiller à son application.

Le gouvernement du Parti Québécois a annoncé, le 30 septembre 2013, la première Semaine contre l’intimidation et la violence à l’école sous le thème de la cyberappréciation. De nombreuses activités ont été réalisées à travers tout le réseau, des capsules vidéo, un site Internet branchepositif.gouv.qc.ca, un guide d’animation, des outils de référence et des dépliants ont également été mis à la disposition des élèves.  

Le 27 janvier 2014, l’une des premières ententes concernant l’intervention policière en milieu scolaire, mesure figurant dans le projet de loi 56, a été signée entre la Commission scolaire Marie-Victorin et le Service de police de l’agglomération de Longueuil. Cette entente a pour objectif de favoriser la concertation de l’ensemble des acteurs, notamment en matière de prévention et de lutte contre l’intimidation.  

Plus que dans nos écoles, le Parti Québécois s’est attaqué à l’intimidation partout où elle sévit.

Nous avons agi contre la maltraitance envers nos aînés, qui implique, en plus de la violence physique, la maltraitance psychologique ou émotionnelle, la maltraitance sexuelle, les pressions financières ou matérielles, la violation des droits de la personne et la négligence.   Le gouvernement du Parti Québécois a annoncé le financement du projet Contrer la maltraitance envers les personnes aînées par la formation et la sensibilisation, soumis par le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU). Ce projet, déployé dans les 18 régions du Québec pour une période de trois ans, vise à sensibiliser les personnes âgées, leurs proches et la population en général à la maltraitance envers les aînés, grâce à de la formation qui sera dispensée, à terme, par des bénévoles membres des comités des usagers et de résidents.  

Le Parti Québécois a aussi présenté le Plan d'action gouvernemental 2012-2017 en matière de violence conjugale, le 6 décembre 2012.

Le gouvernement a décidé de s'attaquer résolument à toutes les formes de violence faite aux femmes, et plus particulièrement à la violence conjugale, en investissant à cet effet 57 millions de dollars de plus au cours des cinq prochaines années. Cent trente-cinq mesures sont contenues dans le plan d'action qui renforce, notamment, l'aide aux victimes et, en particulier, aux femmes autochtones.  

Notre plan d’action aidera réellement les victimes et les enfants exposés à la violence conjugale, tout comme il assurera l’encadrement des personnes ayant des comportements violents dans un contexte conjugal. Il tient également compte des personnes handicapées, des aînés, des immigrants, des LGBT ainsi que des hommes victimes de violence conjugale.  

Enfin, le ministre de la Justice, Bertrand St-Arnaud, a lancé en mars 2013 une première campagne de sensibilisation pour lutter contre l'homophobie, qui repose sur une approche positive, s'appuyant sur des scènes de la vie quotidienne.  

La campagne vise à mieux faire connaître les réalités propres aux diverses identités et orientations sexuelles, à faire connaître les ressources à la disposition des personnes victimes d'homophobie et à inciter l'entourage qui est témoin de comportements homophobes à manifester sa réprobation.  


L’intimidation, la maltraitance et la violence ne sont tout simplement pas acceptables dans une société comme la nôtre.  

Que M. Couillard veuille s’y attaquer, tant mieux. Et on l’invite à lire ce que les gouvernements précédents ont fait sur ces questions depuis son départ.  

Mais si M. Couillard est sérieux dans sa volonté de lutter contre l’intimidation, que son équipe et lui commencent par montrer l’exemple! Propos diffamatoires, insultes à répétition, appel à la détestation, comparaisons avec le régime nazi : les libéraux nous ont habitués au fait qu’ils intimident leurs adversaires.  

La lutte contre l’intimidation commence par le respect à l’égard de l’autre, qu’il pense ou non comme nous.  

Au Parti Québécois, on déteste l’intimidation, mais on ne déteste pas nos adversaires. On les respecte. S’il aspire à devenir premier ministre du Québec, ce serait une bonne idée que Philippe Couillard fasse de même.

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