Avec le projet de loi 115, déposé à l'improviste et voué à être adopté sous bâillon, pour remplacer le projet de loi 103 sur les écoles passerelles, Jean Charest veut enchâsser dans la loi qu'il est acceptable de s'acheter un droit de passage au réseau public et subventionné d'écoles anglophones en fréquentant l'école anglaise non subventionnée pendant quelque trois années.
Pauline Marois, chef du Parti Québécois, dit non. La loi 101 n'est pas à vendre!
« On achète des droits, M. le Président, c'est ça qu'on est en train de faire. Un gouvernement qui permet qu'on s'achète un permis de garderie, qui permet qu'on s'achète un juge, qui permet qu'on s'achète un contrat de construction. Puis, maintenant, on va s'acheter un... la possibilité d'envoyer ses enfants à l'école anglaise, qu'on soit francophone ou immigrant, M. le Président, c'est ça que ça veut dire.»
- Extrait des débats à l'Assemblée nationale, 18 octobre 2010, en matinée, pendant le bâillon imposé par le gouvernement Charest pour adopter la loi 115 (nouveau projet de loi 103)