Le mouvement Sortons le Québec du nucléaire a tenu une conférence de presse lundi matin à Montréal, afin de réclamer la fermeture définitive de la centrale nucléaire Gentilly-2, à Bécancour, ce qu'appuie le Parti Québécois. D'ailleurs, Sylvain Gaudreault et Scott McKay étaient de passage à Sainte-Sophie-de-Lévrard dans Lotbinière, à deux pas de Bécancour et Gentilly-2, pour un brunch-conférence sur les gaz de schiste, le 13 mars; ce qui doit advenir de la centrale nucléaire a bien sûr été abordé. En réponse à une question, Sylvain Gaudreault a élabore sur le sujet.
Le Parti Québécois estime que l'énergie nucléaire n'est pas la solution pour assurer la sécurité énergétique du Québec, et propose de fermer la centrale nucléaire de Gentilly-2. Depuis juin 2009, le manque de transparence du gouvernement Charest dans le dossier de la réfection de la centrale nucléaire est inquiétant: rien de rassurant quand on considère l'explosion des coûts de la réfection de la centrale nucléaire de Pointe-Lepreauau au Nouveau-Brunswick! La question qui se pose est la suivante: sommes-nous prêts à mettre 2 milliards dans la réfection de Gentilly au lieu de le mettre dans les énergies renouvelables et alors que nous savons que le coût de la réfection centrale jumelle de Pointe-Lepreau augmentent sans cess?
Depuis décembre 2009, le Parti Québécois demande au gouvernement qu’il renonce à la construction de la centrale nucléaire Gentilly-2 puisqu'il favorise le développement d’énergies renouvelables plutôt que le nucléaire. Mais démanteler une centrale nucléaire, ça ne se fait pas du jour au lendemain! Planifier une telle réalisation doit inclure un encadrement pour la réorientation professionnelle des travailleurs et surtout des mécanismes pour tirer profit de la grande expertise régionale en énergie. En fait, le Parti Québécois croit que la Mauricie et le Centre-du-Québec sont tout désignés pour développer le potentiel d'énergies renouvelables. Un potentiel de création d'emploi et d'innovation!