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Vidéo - 14 mars 2010

Le défi de l'ABCD : trouver un bon argument fédéraliste!

Parce que quand on y pense vraiment, quand on arrête de laisser la peur dicter notre comportement et qu'on réfléchit à la souveraineté du Québec, on se rend compte que chacun y trouverait son compte.

Alors voici le défi qu'on vous lance.

Trouvez un bon argument fédéraliste, un seul.

Et venez le présenter à notre quatuor lors d'une soirée de l'ABCD de la souveraineté, par courriel à abcd@pq.org ou sur YouTube.

 

Commentaires

« On a besoin du Canada... le

« On a besoin du Canada... le Québec est une province pauvre... la preuve, par la péréquation, on reçoit plus que l'on donne au fédéral ».

Cet argument me fait réagir car je sais que si l'on investissait là ou le Québec choisirait d'investir pour ses industries, éducation, etc... soit selon ses forces et ses valeurs, nous serions mieux à tous les niveaux.

J'aimerais des arguments plus élaborés, chiffrés, avec des exemples concrets, selon des régions si possible. Je vais de ce pas relire le livret des FINANCES D'UN QUÉBEC SOUVERAIN par François Legault. Je l'avais entendu en conférence en 2006. Je crois que cela me donnera une base pour lire vos arguments.

Qu'en pensez-vous?

Merci.

Péréquation

En fait, selon ce que je comprends de mes lectures, ceux qui disent que le Québec en reçoit plus qu'il n'en donne sont dans l'erreur. En effet, selon L'État du Québec 2010 en pages 266-267, le Québec a reçu, pour l'année 2008-2009, 8 milliards de dollars en péréquation, 3,7 milliards de dollars en transferts en santé, 1,2 milliards de dollars de transfert en éducation et autres programmes sociaux, et 2 milliards de dollars pour les autres programmes. Le total de tous ces transferts, y compris la péréquation, est de 15 milliards de dollars. Pourtant, nous donnons environ 30 milliards de dollars en impôts au fédéral. Pire, en 2007, toujours selon l'état du Québec 2010, les Québécois ont payés, au net (après les transferts et la péréquation) 19,5 milliards de dollars. Si nous avions cet argent pour faire baisser notre dette, nous serions bien moins pauvres!

Bilinguisme

"Le retrait du Québec de la fédération canadienne signifie à moyen terme la fin de la politique du bilinguisme officiel du Canada nuisant ainsi à plus long terme au développement du fait français, non seulement au Canada, mais aussi en Amérique du Nord et sur la scène internationale.

Sur une perspective de long terme, l'adoption de la politique de bilinguisme officiel par le Canada a eu et continuera d'avoir des effets positifs sur l'épanouissement de la langue française.

L'impact positif de la politique de bilinguisme officiel se mesure d'abord sur la population canadienne, même en excluant le Québec. Selon les derniers chiffres de Statistiques Canada (1996-2006), le taux de bilinguisme (français/anglais) a augmenté au Canada, même en excluant le Québec. Sur 10 ans, la proportion des personnes non-francophones hors Québec indiquant pouvoir soutenir une conversation dans l'une ou l'autre des langues officielles a augmenté de 7.2% dans le cas des anglophones et de 5.6% dans le cas des allophones.

L'impact positif de la politique de bilinguisme officiel se mesure également sur la scène internationale, le français bénéficiant de l'effet de rayonnement que lui procure le Canada et vice versa. Par exemple, le Canada bilingue et la France ont été des alliés et des acteurs majeurs dans l'adoption de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, lequel vise justement à protéger des langues et des cultures dont le statut est menacé par la mondialisation. Pas certain qu'un Canada unilingue anglophone aurait pu ou voulu jouer le même rôle de chef de file. Pas certain qu'un Québec indépendant mais au poids politique international plus faible pourrait avoir cet effet de levier.

Une fois le Québec sorti de la fédération, il deviendra très difficile de justifier (et de financer) la politique de bilinguisme officiel et de soutien aux communautés linguistiques minoritaires. Les pouvoirs politiques fédéraux et ceux des provinces canadiennes seront fortement tentés de l'abandonner. Alors, les communautés francophones hors Québec perdront une source de soutien, ne comptant que sur leur propre dynamisme pour se développer.

Pas certain qu'un Québec souverain pourra prendre le relais de l'état fédéral et des provinces pour soutenir ces communautés avec autant d'efficacité. Même en prenant pour acquis que ses moyens juridiques et fiscaux seraient alors plus concentrés, le Québec aurait un rayon d'action plus restreint que le Canada pour rejoindre ces communautés. De surcroît, plus occupé à légitimement affermir l'autorité de son état nouvellement indépendant, le Québec risque de donner une priorité bien secondaire au soutien des communautés francophones hors Québec. À court terme, l'accession à la souveraineté lui donnera certes les coudés plus franches pour franciser le Québec. À plus long terme cependant, le Québec aura le bras moins long et fort pour diffuser le français hors de ses frontières.

Et ce, sans compter que l'accession du Québec à la souveraineté risque de créer un effet de ressac sur le désir des anglophones et des allophones hors Québec d'apprendre (ou de faire apprendre à leurs enfants) la langue de Molière.

Une telle situation précipiterait l'assimilation des communautés francophones hors Québec, isolant davantage ce dernier dans une mer d'anglophones en Amérique du Nord, sans que le Canada ne se sente obligé d'intervenir puisqu'ayant abandonné la politique de bilinguisme officiel."

Sans vous dire si je suis ou non d'accord avec cet argument et sans vous dire ou je me loge politiquement (exerçant ma profession dans la fonction publique), je vous le soumets car d'un point de vue fédéraliste il est légitime.

La lutte est chaude pour ce

La lutte est chaude pour ce que j'ai vu ce matin, 26% pour madame Marois et 25% pour monsieur Charest. Je suis convaincu que les Québécois souhaitent l'indépendance mais, ça prend un meneur qui a du charisme pour transmettre ses arguments de façon honnête et sincère. Je ne mets pas en doute les compétences de madame Marois mais, son language corporelle n'est pas très convaiquant. Ses petits yeux et ses lèvres pincées transmettent un sentiment de ''snobisme'' envers son peuple. Monsieur Charest par sa posture, la tête penchée, l'expression de son regard dégage trop souvent le manque de sincérité, l'hypocrisie même. Il sait que les Québécois ont peur donc, c'est dans la poche. Un coup d'oeil sur monsieur Harper? Que dégage-t-il pour vous? Pour moi, c'est comme si il me disait en riant, ''Mais tu sais très bien que je m'en fou du Québec''!

Passons maintenant à Obama aux E.U. Évidemment on aurait souhaité n'importe quoi à la place de Bush mais, observez sa posture, son regard quand il s'adresse à son peuple, sa façon de serrer les mains, sa façon de se tenir à l'étranger ect.

Bien sûr qu'il y aura toujours ceux derrière qui tirent les ficelles mais, la personne de front devrait avoir un charisme exceptionnel. Je suis convaicue que monsieur Landry serait d'accord avec moi.

De plus, les Québécois devrais savoir que quand le Parti Québécois aura amener le Québec à son indépendance, (et oui, ça me choque de voir les voisins fouiller dans mon porte-monnaie), il poussera d'autres champignons. D'autres partis se créerons dans le but de diriger ce pays.

Et là on fera comme on fait toujours, on votera pour le moins pire des .................

Merci et bonne chance à vous, l'ABCD de la souveraineté!

J'ai eu plusieurs

J'ai eu plusieurs conversations dans le courant de mes études à l'Université Laval au sujet de la question nationale. J'ai rencontré des fédéralistes qui le sont par peur, certes, mais j'ai aussi rencontré des fédéralistes qui le sont par amour du Canada. Ceux-ci, bien que francophones et profondément attachés à la culture Québécoise, croient que le Canada est un pays spécial qui mérite d'être conservé sous son aspect actuel. Ils sentent qu'ils sont Canadiens, et que le Québec est une province au même titre que les autres, ni inférieure, ni supérieure. Selon eux, le Québec a les moyens politique d'assurer la survie de son identité à l'intérieur du Canada.

De ce point de vue, le Québec n'a pas de raison de vouloir se séparer, si ce n'est que par pure quête de pouvoir. Un risque qui n'en vaut pas la peine, selon eux.

Cet argument en est un de coeur, car il fait référence à l'appartenance, et il me semble difficile de convaincre quelqu'un qui ressent ce sentiment pour le Canada. Le simple fait de tenter de le convaincre fera en sorte d'attaquer ses fondements, et le fera se replier, se sentir attaqué, et comme réflexe, tentera par tous les moyens, de faire changer le sujet de conversation!

Au final, en tentant de la convaincre, j'ai l'impression qu'on ne fat que renforcer sa position.

Il y a aussi les gens inquiets du poids de la dette. 118 milliards, sans compter les quelques 100 milliards de la part québécoise de la dette fédérale. Quelque chose comme 90% du PIB lorsqu'on inclut tout.

On peut bien donner des arguments fédéralistes et les étudier pour les invalider, et ce dans le but de pouvoir réconforter ceux qui votent non par peur de prendre le risque calculé de l'indépendance du Québec. C'est certes intéressant, mais cette stratégie a ses limites, entre autres lorsqu'on rencontre le genre de personnes mentionné plus haut.

Autre argument que j'ai entendu : "Il me semble que ça prend quelqu'un au dessus de nous autres. Que de se séparer voudrait dire de perdre ces personnes qui décident pour nous".

Que répondre à cela?? Et surtout, comment le faire pour que cette personne ne se sente pas blessée au point de se retrancher encore plus profondément dans sa position fédéraliste?

Que répondre aux gens qui disent que les États-Unis vont nous annexer si on se sépare??

Que répondre aux gens qui croient que la population du Québec n'est pas suffisante pour qu'on représente un marché intéressant aux yeux des compagnies. Que ces compagnies ne voudront plus prendre la peine de traduire les étiquettes sur leurs produits? etc.

Voilà, je pense que j'ai nommé quelques arguments répandus.

Évidemment qu'il y a des

Évidemment qu'il y a des francophones fédéralistes et des francophones indépendantistes mais, je n'ai jamais entendu parler d'anglophones indépendantistes. Je rencontre beaucoup d'anglophones dans mon métier et je peux vous affirmer que quand j'insiste pour parler en français, la majorité fini par laisser voir qu'ils maîtrisent très bien la langue. Mais, il faut toujours insister.

Le Canada est un beau pays et le Québec une belle province, (un beau pays aussi), comme vous dites, ni inférieur, ni supérieur aux autres. Le Québec a toute les raisons de vouloir se séparer. Ne serait-ce que pour se gérer lui même et pas nécessairement pour le pouvoir puisqu'il est ni inférieur, ni supérieur mais, si c'est pour lui donner du pouvoir, raison de plus.

J'ai peine à croire que le Québec soit responsable de 90% de la dette fédérale mais, je n'ai pas fait de recherche donc pas d'argument. Est-ce que ça veut dire que le reste du Canada n'est responsable que pour 10% de cette dette? À ce rythme là le reste du Canada va bientôt demander lui-même au Québec de se séparer,non? Par contre, si le Québec pouvait récupérer les argents que le fédéral retient, cela aiderait très certainement.

À ceux qui ont peur de perdre les personnes qui décident pour eux, vous pourriez peut-être répondre qu'il serait grand temps qu'ils décident pour eux-même mais, qu'ils n'ont pas à s'inquiéter, peut importe le pays, ils auront toujours quelqu'un qui décidera pour eux.

S'annexer au U.S.?, je ne suis pas politicienne ni historienne mais, pour avoir feuilleté quelques livres sur l'histoire du Québec, il y a belle lurette que les États reluque le Québec et ils n'ont jamais réussi. Ils ont choisi Hawaii à la place. Le Québec serait certe un bouclier important pour eux.

Je suis curieuse de connaître les arguments d'indépendantistes avec qui vous auriez eu des conversations dans le courant de vos études à l'université de Laval au sujet de la question nationale. Cela pourrait aussi être intéressant de lire vos propres arguments.

Merci!

Les Québécois sont à toutes

Les Québécois sont à toutes fins utiles locataire de leur territoire. Pourquoi voulez-vous donc vous le payer à grand frais alors que tout ce que vous avez à faire c'est de payer ce qu'on vous dit de payer pour votre loyer et laisser le propriétaire canadian s'occuper du reste !

ou encore: cité par Gretta Chambers ancienne doyenne de l'Université Mc Gill: Nous les anglophones avons bâti le Québec, vous nous devez donc le respect et cesser de nous imposer votre langue et votre pseudo-culture.......

Qu'est-ce que l'ABCD de la souveraineté?

L'ABCD de la souveraineté est une série d'activités organisées par le Parti Québécois. Elle met en vedette des députés qui ont en commun une entrée récente dans la vie politique, des voix fortes qui portent la cause souverainiste aux quatre coins du Québec. Rapatriement de pouvoirs, économie, finances publiques, énergie, éducation, culture, histoire et identité sont au menu.

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