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Vidéo - 3 septembre 2010

Exploration et exploitation de gaz de schiste : « Oui, mais pas n'importe comment et à n'importe quel prix » - Pauline Marois

L'exploration et l'exploitation des gaz de schiste provoque un tollé depuis quelques semaines, au Québec. Fidèle à lui-même, le gouvernement Charest a pris une décision avant de consulter qui que ce soit: il a octroyé des permis d'exploration à des compagnies, sans même aviser les acteurs locaux.

Après mûre réflexion, Pauline Marois explique la position prise par le caucus sur l'exploitation des gaz de schiste: un moratoire tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas une étude approfondie du BAPE et la mise en place d'une commission parlementaire itinérante sur l'indépendance énergétique que le Parti Québécois réclame depuis plus d'un an.

Les députés du Parti Québécois se rallient donc à la position des environnementalistes et écologistes qui souhaitent une audience élargie sur le sujet, afin d'éviter un débat partiel et l'information dirigée provenant de l'industrie gazière (communiqué de presse).

La ministre des Ressources naturelles du gouvernement Charest, Nathalie Normandeau vante dans les médias les vertues de l'indépendance énergétique, mais refuse le débat sur la question. L'heure est venue: le débat sur l'indépendance énergétique doit avoir lieu.

D'autant plus que la proximité inquiétante entre le gouvenrement libéral et des intérêts privés dans dans enjeu fondamental laisse perplexe. Les schistes, une filière libérale? questionne Antoine Robitaille du Devoir ce matin. La question se pose, puisque l'industrie a fait le plein de conseillers libéraux.

Toute l'urgence d'avoir une commission parlementaire itinérante sur l'indépendance énergétique refait surface...

 

Qu'est-ce que l'indépendance énergétique?

Les combustibles fossiles comptent pour 51 % de la consommation totale d'énergie au Québec, surtout en raison de l'automobile, du camionnage et du chauffage. En 2008, le Québec a importé pour plus de 18 milliards $ de pétrole brut et de mazout, ce qui représente plus de 20 % de la valeur de toutes les importations de l'année. La deuxième marchandise la plus importée au Québec a aussi un lien direct avec le pétrole. Les véhicules et pièces automobiles représentaient en 2008 plus de 1,4 milliard $ d'importations. Cela coûte cher à l’État québécois.

L'indépendance énergétique d’un pays, c'est sa capacité à développer lui-même les moyens nécessaires à la satisfaction de ses besoins en énergie. Il faut développer nos ressources naturelles, le savoir et la créativité. Nous devons ultimement viser l’autosuffisance!

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