Le 15 mars 2011, à l’Assemblée nationale, le député de Deux‑Montagnes et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration, Benoit Charrette, s’est fait un plaisir de rendre hommage au conseil des gouverneurs de la fondation KANPE, alors qu'une motion qu'il a présentée fut adoptée à l'unanimité.
S'en est suivie une rencontre officielle sous l'égide du président de l'Assemblée nationale, dont voici quelques photos.
Aux gens de KANPE, je souhaite la bienvenue. Mme Dominique Anglade, cofondatrice et présidente; Mme Régine Chassagne, cofondatrice et grande ambassadrice; Mme Marie-Josée Desjardins, vice-présidente, financement; Mme Madeleine Féquière, vice-présidente, programmes; Mme Salomé Élibert, vice-présidente, communications; M. Riccardo Alexandre, trésorier; M. Ainslie Bien-Aimé, directeur; M. Christian Lazarre, coordonnateur des ambassadeurs; M. Elliot Lifson, gouverneur; Mme Yvanca Levy, ambassadrice; Mme Tania Orméjuste, ambassadrice; M. Fabrice Vil, ambassadeur; Mme Dounia Mikou, sympathisante, Mme Sara Segal, sympathisante.
C'est au nom du Parti Québécois, de mes collègues et de notre chef, Mme Pauline Marois, que j'ai l'insigne honneur de m'adresser à vous, en toute amitié. Sachez que nous partageons de tout coeur cette sensibilité, cette solidarité toute particulière que vous avez pour le pays d'Haïti.
Lorsque Mme Chassagne a écrit, dans le journal The Guardian au lendemain du séisme du 12 janvier dernier... du 12 janvier 2010 plutôt: «Somewhere in my heart, it's the end of the world», nous l'avons cru aussi. Mais cela était sans compter sur la formidable capacité du peuple haïtien à toujours se relever. Ainsi s'est probablement forgé le vocable «kanpe», qui signifie en créole «debout», solennel continuum d'espérance et de foi, éternel refrain du peuple haïtien.
Le séisme qui a durement frappé Haïti il y a plus de 15 mois maintenant a aussi ébranlé la communauté internationale. Dans un même élan, chefs d'État, organisations et contributions citoyennes ont répondu à l'appel de détresse. Interpellés par cette tragédie sans commune mesure, Mme Marois et moi avons fait un séjour à Port-au-Prince en avril dernier. Nous avons tôt fait de constater qu'aucune image reçue via les médias ne peut traduire l'importance de la catastrophe. Plus important cependant, nous avons rencontré un peuple sans toit certes, mais un peuple toujours debout.
Sur une note plus personnelle maintenant, demain, à pareille heure, je serai de nouveau en Haïti dans le cadre des élections présidentielles et législatives qui se tiendront ce dimanche. J'y serai au côté de mes soeurs et de mes frères haïtiens. Je ne pourrai pas faire autrement que d'avoir une pensée toute particulière pour le travail que vous y effectuez. Merci.