Skip to Navigation

Nouvelle - 9 septembre 2009

Un gain éthique pour tous les Québécois

Pour permettre à David Whissell de siéger au conseil des ministres, le premier ministre avait changé une directive de l’Assemblée nationale et autorisé les ministres à conserver leurs parts dans une compagnie qui obtient des contrats du gouvernement. C’était la première fois qu’un premier ministre abaisse les règles d’éthique !

Les règles d’éthique ont été modifiées en 2007 et 2009, afin d’accommoder deux ministres. Des critères sévères ont été conservés afin de s’assurer que tout conflit d’intérêts soit impossible, mais en vain.

Mercredi après-midi, Jean Charest a enfin plié sous la pression du Parti Québécois et de la population. Après avoir défendu son ministre, Jean Charest a annoncé qu’il reviendrait sur sa décision. Comme le souhaitait le Parti Québécois, le gouvernement a annulé la nouvelle version de ses directives émise début mars.

Du coup, David Whissell était forcé d’admettre qu’il se retrouvait en situation flagrante de conflit d’intérêts. Il avait le goudron, il a maintenant les plumes. Ce dernier a choisi de démissionner de son poste de ministre du Travail. Il demeure simple député d’Argenteuil.

L’affaire n’est toutefois pas réglée. Le débat entourant l’adoption du projet de loi 48 sur un code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale se fait toujours attendre.