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Nouvelle - 21 septembre 2011

Tunisie : que fait le gouvernement?

« En vue des premières élections démocratiques depuis la chute du régime du dictateur Ben Ali, prévues le 23 octobre prochain en Tunisie, est-ce que le gouvernement du Québec peut confirmer qu’il apportera son soutien au gouvernement et au peuple tunisiens? », s’est interrogé aujourd’hui Alexandre Cloutier, député de Lac-Saint-Jean et porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations internationales et de Francophonie.

Dès janvier dernier, le Parti Québécois a réclamé que le gouvernement du Québec intervienne auprès de l’Organisation internationale de la Francophonie pour qu’elle soutienne activement la mise en place des bonnes pratiques démocratiques dans ce pays et offre, le moment venu, sa collaboration pour l'organisation, par le partage de son expérience, du processus électoral. « À un mois des élections, est-ce que la ministre des Relations internationales et responsable de la Francophonie peut indiquer quel soutien concret le Québec apportera à la Tunisie? », a demandé le député de Lac Saint-Jean.

Droit de vote des Tunisiens résidant au Québec

Les électeurs tunisiens seront appelés, en octobre, à voter pour l’élection de l’Assemblée constituante qui sera chargée de rédiger leur nouvelle constitution. Le Québec accueille une communauté de 15 000 à 20 000 ressortissants d’origine tunisienne qui sont sensibles à la situation dans leur pays.

Malheureusement, depuis quelques jours, des informations alarmantes circulent à l’effet que le Canada ne permettra pas aux ressortissants tunisiens du Canada de voter le 23 octobre. « Il faut absolument que le gouvernement Harper dissipe rapidement toute ambiguïté à ce sujet et qu’il confirme que les Tunisiens résidant au Québec puissent exercer leur droit de vote », a réclamé le député Cloutier.

« Pour le Parti Québécois, il serait irresponsable que le Québec et le Canada ne prennent pas tous les moyens pour soutenir le peuple et le gouvernement tunisiens et pour faciliter le processus de rénovation démocratique en cours en Tunisie », a conclu le député de Lac Saint-Jean.