Nouvelle - 26 janvier 2011
Voilà le titre d'un article du journaliste Taïeb Moalla, publié aujourd'hui sur le site Internet du Journal de Québec, qui relate les propos de la députée de Rosemont et porte-parole de l'opposition officielle en matière de relations internationales, laïcité, condition féminine et Francophonie, Louise Beaudoin. Le «silence assourdissant » s'accompagne d'une inaction provincialiste toute typique du gouvernement Charest!
Regrettant «le silence assourdissant» du gouvernement au sujet du soulèvement tunisien, la députée péquiste Louise Beaudoin a accusé Québec d’avoir une « vision provincialiste» des relations internationales.
«Le gouvernement du Québec doit prendre position (…) Il faut dire haut et fort qu’on soutient la liberté dans ces pays-là, soutient Mme Beaudoin. C’est une réaction très provincialiste de dire qu’on n’a rien à dire et de renvoyer tout ça à Ottawa. Étant donné la présence de la communauté tunisienne chez nous, on doit être très en sympathie avec cette révolution-là.»
Informée de cette prise de position, Geneviève Villemure-Denis, attachée de presse de la ministre des Relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay, a déploré que «le PQ fasse de la politique sur la situation tunisienne».
Mme Villemure-Denis a ajouté que le gouvernement du Québec était « d’accord » avec l’avis émis le 17 janvier par l’Organisation internationale de la Francophonie. L’organisation, qui compte 56 États et gouvernements membres, avait promis d’aider « au renforcement de l’état de droit (en Tunisie) dans un esprit de civisme et de dialogue (et) dans un processus de démocratisation pluraliste ». (source)
Le Parti Québécois avait réclamé deux jours avant, soit le 15 janvier, que le gouvernement du Québec intervienne auprès de l'OIF pour que cette dernière «soutienne activement la mise en place des bonnes pratiques démocratiques et des libertés dans ce pays ainsi qu'à offrir à la Tunisie, le moment venu, sa collaboration pour l'organisation, par le partage de son expérience, du processus électoral ».
Difficle, donc, pour le gouvernement Charest de ne pas être « d'accord » avec l'avis émis le 17 janvier par l'OIF...
Par ailleurs, le gouvernement du Québec «doit dire haut et fort que les Ben Ali ne sont pas les bienvenus au Québec et s'intéresser aux biens qu'ils ont acquis chez nous», exige la péquiste Louise Beaudoin (source: Cyberpresse). Le Québec ne doit pas seulement être d'accord avec l'avis de l'OIF, mais faire pression pour que l'organisation internationale se prononce sur le cas tunisien.