Nouvelle - 11 novembre 2011
Ce qui a été vendu comme une bonne nouvelle par le gouvernement libéral cache une très mauvaise nouvelle pour les Québécois.
Déjà passablement éprouvées par les derniers budgets libéraux, les familles québécoises et nos finances publiques sortent en effet appauvries de l’entente à rabais conclue avec le gouvernement de Stephen Harper sur l’harmonisation des taxes de vente. Un gouvernement responsable n’aurait jamais accepté de signer une entente aussi mauvaise pour le Québec, même après 20 ans de négociations stériles et une aussi forte volonté d’en finir.
Le premier ministre, Jean Charest, et le ministre des Finances, Raymond Bachand, ont sacrifié un pan entier de l’autonomie fiscale du Québec sans rien obtenir en retour, ni pour les contribuables ni pour les finances publiques. En fait, les seuls à être avantagés par cette entente, ce sont les grandes entreprises et le gouvernement libéral lui-même.
Cette entente à rabais créera un manque à gagner récurrent et systématique pour nos finances publiques. La compensation reçue de 2,2 milliards de dollars ne permettra de couvrir que trois années et demie de manque à gagner et, par la suite, le Québec sera perdant. Ce seront évidemment les contribuables qui devront éponger les pertes une fois de plus.
Sous prétexte d’équilibrer les finances publiques, le gouvernement libéral de Jean Charest a plongé les deux mains dans nos poches avec une myriade de hausses de tarifs et de taxes. Il pigera 945 millions de dollars dans les poches des familles québécoises l’an prochain avec son seul impôt santé. Un millionnaire paiera exactement la même somme qu’un travailleur de la classe moyenne. C’est déjà profondément injuste au plan fiscal. Mais vendredi dernier, l’injure s’est ajoutée à l’injustice, puisque les grandes entreprises, de leur côté, verront leur contribution réduite de cette même somme de 945 millions.
À part les grandes entreprises, le seul autre gagnant dans cette entente, c’est le gouvernement libéral lui-même, qui pourra abrier son incompétence financière sous les 2,2 milliards qu’il recevra à court terme.
Malheureusement pour les Québécois, un retour en arrière ne sera pas possible. Imaginer seulement entreprendre des négociations avec Ottawa pendant 20 ans suffit à décourager même la personne de meilleure volonté.
Il y a bien un moyen qui nous permettra d’acquérir notre pleine souveraineté fiscale, qui nous permettra de faire d’une pierre trois coups : rétablir la justice fiscale pour les familles québécoises, rétablir l’équilibre à long terme de nos finances publiques et économiser 600 millions de dollars par année en cessant de financer notre part du budget de l’Agence du revenu du Canada.
Ce moyen, c’est la souveraineté du Québec.
Ah! j’oubliais : avec la souveraineté, nous n’aurons plus qu’une déclaration d’impôt à remplir au lieu de deux…