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Nouvelle - 1er février 2010

Radio-Canada : « Industrie de la construction - Le PQ maintient la pression »

Le Parti Québécois maintient la pression sur le gouvernement libéral de Jean Charest pour qu’il mette sur pied une commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction.

Des députés et des militants péquistes ont lancé un blitz lundi, à Montréal, pour inciter les citoyens à signer une pétition réclamant une enquête publique.

Les militants péquistes ont tenu une opération similaire à Québec la semaine dernière.

Lancée en décembre sur le site Internet de l’Assemblée nationale, la pétition a connu du succès à ces débuts. Mais, l’enthousiasme s’est essoufflé depuis et seulement 35 000 noms ont été récoltés jusqu’à présent.

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, continue de refuser l’institution d’une telle enquête et il s’en remet aux enquêtes policières en cours.

La pétition demeurera en ligne jusqu’à jeudi sur le site de l’Assemblée nationale. L’opposition promet ensuite de revenir à la charge dès l’ouverture de la session parlementaire la semaine prochaine.
 

Une marche dans le froid

Quelque 200 personnes, dont une dizaine d’élus, ont participé à une marche à Montréal pour réclamer une enquête publique à Montréal ce week-end.

Les manifestants, partis de la place Jacques-Cartier dans le Vieux-Montréal, près de l’Hôtel de Ville, ont terminé leur marche devant les bureaux du premier ministre Jean Charest.

On retrouvait dans leurs rangs des élus du Parti québécois, dont Bertrand St-Arnaud, Amir Khadir de Québec solidaire, et des élus de l’opposition montréalaise.

De son côté, M. Khadir estime que la partisanerie doit être mise de côté dans ce débat et enjoint tous les Québécois à signer la pétition lancée par le PQ. Il va d’ailleurs jusqu’à exiger une enquête publique élargie à la question des contrats publics octroyés en partenariat public-privé (PPP).

La marche du week-end était organisée par les membres du Mouvement anti-corruption fondé par des étudiants, essentiellement issus des cégeps.

« La seule personne au Québec qui actuellement ne veut pas d’enquête sur la construction, elle s’appelle Jean Charest [et] il est de plus en plus isolé. »
— Le député péquiste, Nicolas Girard

« [Les Québécois veulent savoir] pourquoi leurs infrastructures coûtent plus cher qu’ailleurs. Ils veulent que l’on puisse démonter le système pièce par pièce, et [pour] ça, ça prend une commission d’enquête, même les policiers le disent. Si on veut aller au fond des choses, il faut une commission d’enquête publique. »
— Le député péquiste Bertrand St-Arnaud


Source : Radio-Canada.ca avec Presse canadienne où on retrouve le reportage de Jean-Philippe Cipriani