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Nouvelle - 21 octobre 2009

Pourquoi Jean Charest a-t-il peur d'une commission d'enquête publique indépendante sur l'industrie de la construction?

Le Parti Québécois continue de réclamer une enquête publique indépendante sur l’industrie de la construction. La chef du parti, Pauline Marois, estime qu’une commission d’enquête s’impose en raison des allégations de collusion et de trafic d’influence qui se multiplient autour de l’octroi de lucratifs contrats dans la région de Montréal, à Anjou, dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, à Laval notamment.

Cette semaine, durant la période de questions, à l’Assemblée nationale, le Parti Québécois a posé plus d’une douzaine de questions au premier ministre sur le sujet. Ce dernier n’a pas daigné répondre à une seule et a plutôt envoyer son ministre de la Sécurité publique, le toujours précis Jacques Dupuis. Ce dernier a dit mardi exactement la même chose que le 9 avril dernier, à savoir “Les policiers doivent pouvoir travailler, faire leur enquête, recueillir des éléments de preuve, et on verra ce que ça va donner”. Six mois et demi plus tard, le même baratin insulte les Québécois et de nombreux observateurs qui joignent leur voix à celle du Parti Québécois pour réclamer une commission d’enquête indépendante sur l’industrie de la construction.

De son côté, notre leader parlementaire et député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, a affirmé que le gouvernement protège un système corrompu » en refusant une fois de plus la tenue d’une enquête publique. « Quand est-ce que le gouvernement va se réveiller, va faire en sorte que ces allégations qui entachent notre démocratie vont enfin être prises au sérieux par ce gouvernement qui protège on ne sait qui actuellement ? » a-t-il lancé.

Pourquoi une commission d’enquête publique indépendante plutôt que de simples enquêtes policières ? Parce que les enquêtes policières ne peuvent qu’identifier et condamner quelques individus coupables de collusion ou de trafic d’influence. Beaucoup plus large, la commission d’enquête permet de mettre à jour des systèmes, d’obtenir l’avis d’experts, assigner des témoins et surtout formuler des recommandations pour remédier à ce problème social.

En entrevue à l’émission Mongrain, mercredi, notre porte-parole en matière de Sécurité publique et député de Chambly, Bertrand St-Arnaud, a bien résumé les critiques formulées à l’égard du premier ministre qui manque de courage : « Le grand nombre d’allégations révèle un système structuré impliquant le crime organisé. Il est temps de faire une réflexion de société sur la façon dont nous attribuons les contrats publics. Nous nous préoccupons du bien public et de la santé de nos institutions. Les modifications législatives sont un premier pas, mais en définitive, une commission d’enquête est la seule manière d’aller au fond des choses. »

Aujourd’hui encore, Pauline Marois a réitéré la position du Parti Québécois : « Il est inacceptable que le premier ministre refuse une enquête publique indépendante sur l’industrie de la construction ! Pourquoi le premier ministre et le gouvernement ont-ils si peur d’aller au fond des choses ? » Elle rappelle son voyage au Mexique en 2000, aux frais de l’industrie canadienne de la construction. Jean Charest a tort de se prétendre blanc comme neige.

Le Parti Québécois réitère sa volonté que le gouvernement institue une commission d’enquête publique et indépendante portant sur l’ensemble de l’industrie de la construction au Québec, bien encadrée et qui entendrait toutes les parties concernées.
 

 

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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