Nouvelle - 24 mai 2011
La chef du Parti Québécois et députée de Charlevoix, Pauline Marois, s'est présentée devant les membres de la Chambre de commerce et de l'industrie de Québec pour y exposer sa vision du Québec et de la Capitale-Nationale. Au menu : reprendre le contrôle du gouvernement et des finances du Québec, une commission d'enquête sur la construction et le projet d'amphithéâtre.
Voici le texte du discours qu'elle y a prononcé.
Vous pouvez aussi visionner quelques extraits de son discours.
La capitale doit montrer la voie en innovation à tout le Québec
Je vous remercie d'être avec moi aujourd'hui pour discuter de l'avenir de Québec. En effet, le développement économique de notre capitale joue un rôle essentiel pour tout le Québec. Quiconque aspire à diriger notre gouvernement doit en être conscient.
Depuis maintenant deux ans, je travaille avec mon équipe à bâtir une alternative politique. Nous voulons marquer notre action du signe du courage et de l'audace et nous n'en manquons pas au Parti Québécois.
Notre congrès est terminé et nous avons maintenant une vision à long terme pour le Québec. Nous allons continuer notre travail d'opposition, bien sûr. Surtout, nous pensons que c'est le temps de bouger. Il faut un nouveau gouvernement, avec une nouvelle attitude. Une vision pour le Québec de 2020!
En vue de notre congrès, nous avons notamment tenu un colloque sur l'avenir de Québec. J'ai personnellement discuté avec une vingtaine d'élus municipaux, de dirigeants d'organisations et d'institutions de la région de Québec depuis l'automne dernier. J'ai fait le tour, j'ai écouté. On a pris nos décisions.
Aujourd'hui, je suis venue vous livrer le résultat de cette réflexion. L'heure de l'action est venue et je suis très fermement résolue à ce que nous reprenions le contrôle de notre avenir. Je veux un Québec plus riche et un État plus efficace.
Je veux un Québec entreprenant qui contrôle son économie, le développement de son territoire et de ses ressources naturelles.
Un Québec intègre qui investit dans sa plus grande richesse, ses ressources humaines.
Le bilan du Parti Québécois et les pôles d'excellence de Québec
Les gens ne l'ont pas encore tous noté, mais nous sommes redevenus le parti des jeunes, à commencer par notre députation. Les jeunes élus les plus prometteurs, les plus audacieux à l'Assemblée nationale, ce sont dans les rangs du Parti Québécois qu'on les trouve. Plusieurs sont avec nous aujourd'hui d'ailleurs.
C'est un peu comme Québec : ceux qui la connaissent mal imaginent encore une ville dont l'activité dépend essentiellement de la fonction publique et du tourisme, mais nous, nous savons que notre économie a profondément changé, qu'elle s'est modernisée et diversifiée.
Par exemple, trop peu de gens encore sont conscients de l'importance du secteur de l'assurance sur la vie économique de la grande région de Québec : dix sièges sociaux; 30 % des parts du marché québécois en assurance de dommages; 44 % des parts du marché québécois en assurance de personnes; 17 000 emplois. Cela fait de Québec le 2e pôle de l'industrie de l'assurance au Canada.
Québec est forte également de sa trame urbaine. N'importe quel Québécois qui va souvent à l'étranger vous le dira, la beauté de Québec constitue pour nous une formidable carte de visite.
Nous sommes fiers d'y avoir contribué en créant la Commission de la Capitale nationale.
Nous avons revitalisé la Colline parlementaire pour qu'elle fasse la fierté de tous les Québécois.
Nous avons redonné le fleuve à la population en imaginant le projet de la Promenade Samuel-de-Champlain.
Nous sommes fiers également d'avoir cru dans la relance du quartier Saint-Roch en faisant le choix d'y implanter des institutions de prestige comme l'Université du Québec, l'INRS et l'ENAP.
Aujourd'hui, Saint-Roch est l'un des quartiers les plus branchés en Amérique.
Je crois que le plus bel outil que nous avons donné à Québec pour se développer conformément à ses ambitions, c'est la réforme municipale. Disons les choses telles qu'elles sont. Ce fut un succès à Québec et personne aujourd'hui ne voudrait revenir en arrière, demandez-le aux élus municipaux.
Sur le moment, il nous a fallu beaucoup de courage, mais les résultats sont là et je n'hésiterai pas à faire preuve de la même audace à chaque fois qu'il sera question de l'avenir du Québec et de sa capitale!
Reconnaissons également que Québec a fait un travail formidable pour diversifier son offre culturelle. Elle donne ainsi une meilleure qualité de vie à ses résidants et attire une nouvelle catégorie de touristes.
Je salue le leadership de Daniel Gélinas et de toute l'équipe du Festival d'été de Québec, l'inventivité de Robert Lepage et d'Ex Machina, la formidable débrouillardise des artisans de notre scène théâtrale et tous les autres intervenants du milieu culturel.
À chaque jour, ils font grandir le prestige et la renommée de Québec sur la scène internationale. Cela montre bien comment Québec doit ses succès à l'audace et à la créativité de ses habitants, supportés par un maire dynamique et enthousiaste. Nous voulons continuer de soutenir cette réussite.
Un des éléments qui nous a d'ailleurs donné le plus de satisfaction lorsque nous étions au gouvernement, c'est le rattrapage extraordinaire sur le marché de l'emploi que la région a effectué. De 1994 à 2002, le taux de chômage est passé de 12,2 % à 6,5 %. Nous sommes au fait, toutefois, que l'emploi a connu un certain recul dans la région, le chômage passant de 4,6 à 7,3 % depuis novembre dernier.
Nous suivrons cette situation de près, mais la conclusion que j'en tire, c'est que pour demeurer compétitifs et performants, nous aurons besoin dans l'avenir de rester créatifs. Nous devons avoir une stratégie à moyen et long terme.
Une économie soutenue par un endettement public démesuré
D'abord, il nous faut contrôler notre dette et relancer notre économie. Pour traverser la crise, le gouvernement a massivement recouru à l'endettement pour soutenir l'économie en investissant dans les infrastructures. C'est une stratégie correcte, tous les États occidentaux y ont eu recours. Je l'ai fait moi-même au lendemain des attentats du 11 septembre, lorsque j'étais aux Finances. Le problème, c'est que le gouvernement libéral a abusé de la formule, poussant notre endettement à un niveau absolument démesuré.
En 2010, il y a eu au Québec plus d'investissements publics que d'investissements privés. C'est une première. Et comme c'était prévisible, les effets de ces investissements publics se font de moins en moins sentir, notre croissance économique étant repassée sous la moyenne canadienne. Malheureusement, le fardeau d'une dette qui a augmenté de 20 milliards en deux ans, lui, va continuer de se faire sentir...
Le gouvernement actuel est en fait responsable de 30 % de la dette totale du Québec et ça continue de monter. La dette de chacun des Québécois a augmenté de 6909 $. C'est énorme
Pour créer de la richesse, il faut donc que l'investissement privé redevienne le moteur de notre économie, à Québec comme dans toutes nos régions et pour y arriver, il faudra de la détermination.
Faire le ménage - une enquête publique
Mais pour que cela soit efficace, nous devrons d'abord nous assurer de maximiser l'efficacité de l'investissement public. Le premier geste que nous allons poser comme gouvernement, c'est la création d'une commission d'enquête publique sur l'industrie de la construction.
Il y a d'énormes chantiers en cours et à venir dans la région, comme partout au Québec. Le gouvernement investit des dizaines de milliards de dollars dans des projets d'infrastructures. Nous ne savons pas exactement quelle proportion de cet argent est perdue dans les affaires de collusion et de corruption : est-ce que c'est 25%, 30%?
La tenue d'une commission d'enquête constitue une condition <I>sine qua non<$> pour sortir le Québec de sa morosité. Ajoutons également que le climat actuel et la publicité négative faite au Québec ne constituent pas un contexte propice à l'investissement privé. Il faut absolument crever l'abcès. Le vrai changement, ça commence par une enquête publique et croyez-moi, si les Québécois nous accordent leur confiance, on va la faire. J'en fais un engagement personnel!
La stratégie de croissance - l'investissement
Pour redresser l'investissement privé, maintenant, nous agirons d'abord au niveau de la fiscalité. D'un point de vue global, nous sommes compétitifs. Notre taux effectif marginal d'imposition sur l'investissement demeure sous la moyenne canadienne et largement sous la moyenne américaine.
Notre fiscalité est très compétitive, par exemple, en ce qui concerne le secteur manufacturier. Cependant, elle l'est beaucoup moins pour notre secteur des services. Or, c'est là que les investissements les plus importants ont été faits au cours des dernières années et c'est également là que se présenteront les meilleures occasions dans l'avenir prévisible.
Si nous voulons que ces investissements se concrétisent chez nous plutôt que chez nos concurrents, il faudra ajuster nos dépenses fiscales. À Québec, on pense particulièrement aux firmes d'informatique, de télécommunications, au numérique ainsi qu'au secteur du tourisme.
Nous allons donc faire le ménage dans nos différentes mesures et, tout en conservant le niveau global actuel, nous allons réduire la charge du secteur des services.
Il faut également miser sur l'esprit d'initiative des gens de Québec en accompagnant les entrepreneurs dans leurs démarches et en s'occupant de la formation de la relève entrepreneuriale.
Nous devons favoriser, dès l'école, l'initiation à l'entrepreneuriat et mettre en valeur les succès québécois dans ce domaine.
Nous intensifierons les efforts pour simplifier et alléger le fardeau administratif et réglementaire imposé aux PME et aux créateurs d'entreprises. D'ailleurs, pour réduire radicalement le fardeau administratif, aucun parti ne propose une solution plus courageuse et audacieuse que le Parti Québécois.
Nous voulons abolir un ordre de gouvernement, rien de moins! Ça, ce serait un vrai changement!
On parle beaucoup de simplifier la gouvernance et de réduire la bureaucratie. Pourtant, j'entends rarement parler de ce qu'il nous en coûte en dédoublements, en délais et en retards de devoir composer avec un deuxième ordre de gouvernement.
Imaginez seulement un instant ce que les entreprises économiseraient en temps et en argent si elles avaient affaire à un seul ministère du Revenu, de l'Environnement, des Finances, de l'Industrie.
Quand il est temps de faire des investissements importants, quand tous sont d'accord comme dans le cas de l'amphithéâtre, il y a un partenaire qui manque à l'appel et c'est Ottawa. Il se fait constamment attendre lorsque vient le temps d'appuyer les projets de la région de Québec, qu'il s'agisse de la réfection du pont de Québec, l'implantation d'un TGV ou la reconstruction du manège militaire.
Nous verrons pendant combien de temps encore, les Québécois accepteront d'envoyer près de 50 milliards par année en taxes et impôts à un gouvernement qui se pose en obstacle à notre développement économique. Quand les Québécois réaliseront que le statut du Québec au sein du Canada retient l'élan que nous voulons nous donner, nous serons prêts à faire du Québec un pays.
Et surtout, pour Québec, c'est l'occasion de confirmer son statut de grande ville internationale. Je sais que nous ne sommes pas tous d'accord sur ce sujet, mais si nous voulons que notre stratégie économique porte ses fruits, nous devrons également changer d'attitude face à Ottawa. À commencer par faire respecter nos compétences. En ce moment, le gouvernement du Québec a tellement peur de l'affrontement qu'il renonce avant même de se battre.
Nous allons agir autrement. Nous allons cesser de prendre nos décisions en fonction de ce que le fédéral veut ou ne veut pas. Discuter, négocier, oui, mais nous devons en finir avec l'attentisme, l'immobilisme, les faux-fuyants. Le Québec doit reprendre le contrôle. C'est à nous et à personne d'autre de prendre les décisions qui sont cruciales pour notre avenir!
La stratégie de croissance - l'innovation
Un autre aspect sur lequel nous voulons agir en priorité, c'est l'investissement en recherche et développement et dans l'accès au capital de risque. Lorsque nous étions au gouvernement, nous avions fait ce qu'il fallait. De 1994 à 2003, les dépenses en R&D en pourcentage du PIB ont augmenté de 34 % au Québec. Il s'agit d'une augmentation considérable et nous profitons aujourd'hui des fruits de ces investissements, Québec au premier chef.
Nous avons adopté pour Québec une stratégie de diversification économique que je qualifierais d'agressive.
Nous avons créé le Centre national des nouvelles technologies de Québec, que nous avons d'ailleurs implanté dans Saint-Roch.
Nous avons regroupé les organismes à vocation économique au sein de Pôle Québec Chaudière-Appalaches, devenu Québec International.
Et, de capitale politique et administrative, en plus d'être une capitale de l'assurance, Québec est devenue une capitale nord-américaine de la recherche et du développement.
Nous avons soutenu la création de l'Institut national de l'optique et investi dans le Parc technologique.
En 2011, nous comptons à Québec le plus grand nombre de centres de recherche en optique photonique au Canada.
En regroupant les hôpitaux au sein du Centre hospitalier universitaire de Québec, nous leur avons permis de développer leurs propres créneaux d'excellence en recherche. Cela ajouté à un autre investissement d'importance, la création d'un Centre mère enfant qui fait l'envie de tous et qui répond au besoin de la population.
Aujourd'hui, Québec est devenue une plaque tournante de la recherche en santé et sur les sciences de la vie, avec des acteurs de pointe dans les secteurs de la nutraceutique et du pharmaceutique.
C'est la ville qui compte le plus de chercheurs par 100 000 habitants au Canada. On y fait des découvertes qui changent la vie de milliers de personnes dans le monde. C'est un succès, mais on ne peut s'en contenter parce qu'en matière d'innovation, plus qu'avec n'importe quel enjeu économique, stagner, c'est reculer.
En effet, depuis l'arrivée au pouvoir des libéraux, la part du PIB consacrée à la R&D a décliné de 6 %. Ce déclin peut paraître modeste, mais le problème c'est que nos concurrents ont continué à progresser, eux. À titre d'exemple, pendant la même période, les États-Unis ont précisément effectué le chemin inverse.
Le Québec doit se donner des objectifs plus ambitieux. Par exemple, se hisser au niveau des cinq premiers pays de l'OCDE.
Mon gouvernement se donnera un objectif de 3 % du PIB consacré aux investissements publics et privés dans ce domaine et nous ciblerons nos pôles d'excellence. Nous le ferons en utilisant les leviers de l'État dans le domaine du capital de risque et de la recherche et du développement.
Nous agirons également pour intensifier les liens entre nos entreprises et nos institutions d'enseignement. La ville de Québec est déjà la première au Canada pour le nombre de centres de transfert technologique. On y trouve des institutions d'enseignement d'excellence, notre université au premier chef.
Comme diplômée de l'Université Laval, vous me permettrez de le souligner. Et comme ancienne membre de son conseil d'administration, je suis consciente qu'il y a là d'extraordinaires occasions de maillage pour nos entreprises.
Il y a moyen de le faire sans compromettre l'indépendance de nos institutions et sans sacrifier la recherche fondamentale. Les possibilités sont très intéressantes en termes d'innovation, de formation et de recrutement d'une main-d'oeuvre hautement qualifiée. Et on sait à quel point la disponibilité de la main-d'oeuvre, c'est la priorité des gens d'affaires de Québec.
Québec a tout ce qu'il faut pour se trouver à l'avant-garde de l'innovation et montrer la voie à tout le Québec. Tout ce qui manque, c'est un gouvernement qui en a la volonté et l'ambition. C'est le changement que nous proposons.
Avoir du courage pour Québec
En faisant le ménage, en relançant l'investissement privé et l'investissement en R&D et en étant forts d'une nouvelle attitude face à Ottawa, nous serons en mesure de créer plus de richesse.
Pour en profiter, peu de villes au Québec, et même en Amérique du Nord, ont un potentiel aussi formidable que notre capitale nationale. Il y a tellement de projets qui animent notre région. Notamment, j'ai pris acte de l'ambition de Québec de confirmer son statut de grande ville de sport et de grande ville de culture.
Nous voulons vivre pleinement nos ambitions internationales et attirer ici de grandes rencontres. Pour y arriver, notre ville a besoin d'un amphithéâtre multifonctionnel digne de ce nom! C'est pourquoi, dès le départ, nous avons donné notre appui au maire Labeaume et à son projet.
Agnès Maltais et moi, à titre d'élues de la région de la Capitale-Nationale, nous ne craignons pas de prendre nos responsabilités pour Québec.
Inspirées par Mario Bédard, nous avons acheté nos places pour l'amphithéâtre - et j'imagine que vous êtes nombreux, ici, à l'avoir fait également. C'est un merveilleux projet, un projet qui vient de la base et qui fait rêver la population de Québec.
Le privé s'est joint à l'aventure, comme nous l'avions souhaité dès le départ. À nos yeux, toutes les conditions sont réunies. Nous n'avons donc pas hésité à parrainer un projet de loi privé pour permettre à la ville de poursuivre ses démarches pour accueillir une équipe de la Ligue nationale de hockey dans la région!
On passe notre temps à se faire dire que « le Québec ne bouge plus ». Or, il y en a un projet à Québec mené par un maire qui s'est fait élire là-dessus avec l'appui de 80 % des électeurs.
C'est normal que les gens aient des questions et veuillent donner leurs opinions sur le projet. Il faut agir en toute transparence et c'est ce que permettra notre projet de loi lorsqu'il sera étudié en commission parlementaire. C'est une procédure usuelle pour un projet exceptionnel.
Ceci dit, une fois qu'on a pris une décision, il faut avoir le courage de foncer. Il faut arrêter de niaiser. Nous voulons un amphithéâtre, nous voulons des événements internationaux et culturels à Québec, nous voulons une équipe de la LNH : agissons!
Même chose pour le pont de Québec. Nous appuyons votre président, M. Paradis, qui exerce dans ce dossier beaucoup de leadership. Nous soutiendrons toute initiative visant à dénouer l'impasse actuelle entre le CN et le gouvernement fédéral. Je n'accepterai pas un «non» d'Ottawa. Si on se tient tous ensemble, si nous sommes unis, nous allons gagner!
Conclusion
Pour une entreprise internationale, Québec est un endroit de choix pour investir en Amérique du Nord. Les coûts sont peu élevés, les infrastructures de l'information modernes et les citoyens instruits et créatifs. Si en plus, il y a un gouvernement proactif, partenaire, nous serons imbattables!
Nous pourrons agir pour que notre qualité de vie enviable soit davantage connue, pour que le dynamisme et l'énergie qui émanent de notre capitale attirent ici encore plus d'immigrants. Ils seront nombreux, dans les années à venir, à faire le choix du Québec.
À mes yeux, pour leur permettre une intégration réussie, la région de la Capitale Nationale, francophone et dynamique au plan économique, offre le contexte idéal. C'est une des priorités des acteurs économiques de Québec et j'en fais une priorité moi aussi.
Nous permettrons également à tous les jeunes du Québec qui le désirent et qui en ont la capacité d'apprendre une langue seconde. Notre programme prévoit de proposer l'enseignement intensif de l'anglais à la fin du primaire, au secondaire ou au cégep.
Tous ceux qui répètent que le Parti Québécois veut empêcher les jeunes du Québec d'apprendre l'anglais induisent les gens en erreur. Nous sommes au contraire le seul parti avec des propositions sérieuses qui permettront à la fois de donner à nos jeunes une solide connaissance de l'anglais, tout en renforçant ce qui nous caractérise, le français. Parce que c'est ce qui distingue Québec des autres villes de l'Amérique du Nord, c'est ce qui la rend si riche et si unique.
Québec est la capitale d'une nation francophone. C'est un atout, pas un frein. C'est ce qu'a reconnu Alain Girard en faisant du Château Laurier, où nous nous trouvons, le premier hôtel franco responsable en Amérique du Nord, une idée audacieuse.
Notre gouvernement, lui aussi, fera tout pour protéger cette richesse.
Cela s'ajoute à toutes les cartes que nous avons en main : le secteur de l'assurance, la culture, les technologies de l'information, les sciences de la vie, l'optique photonique, les technologies de l'environnement et des jeux vidéo et les institutions d'enseignement.
Nous avons tout ce qu'il faut pour réussir de façon éclatante, mais il nous faut reprendre le contrôle. Il faut une vision à long terme. Et surtout, il faut le courage de la mettre en oeuvre.
Avec un gouvernement animé de la volonté ferme de reprendre le contrôle sur notre avenir et de remettre l'État au service des Québécois, nous rendrons Québec plus riche.
C'est ce que je veux faire et je veux le faire avec vous.