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Nouvelle - 12 avril 2010

« Marois accuse Charest de diversion », par LCN

En recommandant la création d’une enquête sur le processus de nomination des juges, le premier ministre Jean Charest fait une manœuvre de diversion, estime la chef du PQ, Pauline Marois. Au cours d’un point de presse, la chef péquiste a déploré que le gouvernement n’agisse pas sur l’ensemble des allégations formulées par l’ancien ministre libéral de la Justice, Marc Bellemare.

Hier, M. Bellemare a déclaré à TVA Nouvelles que d’importants collecteurs de fonds pour le Parti libéral du Québec (PLQ) avaient exercé des pressions dans le processus de nomination des juges.

Pauline Marois estime que le premier ministre n’a «pas le choix que de nommer une commission d’enquête» chargée de faire la lumière sur le financement du Parti libéral du Québec, sur ses liens avec l’industrie de la construction et sur le processus d’octroi de contrats gouvernementaux.

«Ce n’est pas suffisant, ce n’est pas acceptable», a déclaré Mme Marois, ajoutant que l’annonce d’aujourd’hui du premier ministre «ne répond pas aux attentes de la population du Québec».

Jean Charest n’accorde de la crédibilité qu’à une partie des allégations de son ancien ministre, «la partie le dérangeant le moins», et jette un doute sur le reste, a déploré Mme Marois.

Et puisqu’il est au cœur des allégations de l’ex-ministre Bellemare, Jean Charest «n’a pas la crédibilité qu’il faut» pour lancer une commission d’enquête publique qui apportera les vraies réponses aux vrais problèmes, a indiqué Pauline Marois.

La leader souverainiste suggère même deux personnes «crédibles» et au-dessus de tout soupçon pour «définir les contours» d’une future commission: le juge à la retraite John Gomery, aujourd’hui président du Conseil de presse du Québec, et le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance.

Malgré tout, Pauline Marois a assuré sa pleine collaboration dans l’enquête sur la nomination des juges que souhaite instituée le premier ministre, en attendant qu’il aille plus loin. «M. Charest essaie de noyer le poisson comme il le fait depuis le début» dans le dossier de l’industrie de la construction, a fait remarquer la chef de l’opposition officielle.

 

Source: LCN

Aussi :
Charest veut « noyer le poisson », accuse Marois, 13 avril 2010, Cyperpresse.

 

Dossier : Enquête publique sur l'industrie de la construction

Forts de l’appui de la majorité des Québécois, nous continuons à réclamer une commission d’enquête publique sur la construction. C’est le seul moyen de faire toute la lumière sur les allégations qui entachent la réputation de toute une industrie.

Pendant que le gouvernement Charest investit des milliards dans les infrastructures, il continue de tolérer qu’environ 30% des sommes soient détournées par des activités de collusion et de corruption.

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