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Nouvelle - 26 janvier 2011

Limiter le nombre de mandats du premier ministre et des maires : une idée de Pauline Marois qui plaît à aux Québécois

Jean Charest et son gouvernement ont, depuis leur arrivée au pouvoir en 2003, réussi de façon magistrale à briser le fragile lien de confiance de la population envers les institutions démocratiques et les politiciens, ils se sont appliqués de façon tout à fait remarquable et ingénieuse à saper ce lien.

Pauline Marois et le Parti Québécois estiment essentiel de restaurer ce lien de confiance et à redonner une fierté aux Québécois envers leurs institutions démocratiques.

Ainsi, en avril, la chef du Parti Québécois proposait 10 solutions pour enrayer le cynisme ambiant, par exemple:

  • Instaurer une commission d’enquête publique sur les pratiques de collusion dans l’industrie de la construction, sur l’octroi de contrats publics, des permis et des subventions en lien avec le financement des partis politiques,
  • Accepter la proposition du Parti Québécois de réduire à 500 $ le montant maximal d’une contribution à un parti politique,
  • Accepter la proposition du Parti Québécois à l’effet que le premier ministre ne puisse recevoir aucune autre source de revenu que celle prévue par l’État, incluant celle provenant de son parti,
  • Revenir aux directives sur les conflits d’intérêts plus sévères qui prévalaient sous un gouvernement du Parti Québécois,
  • Respecter les règles qui s’appliquaient avant l’arrivée au pouvoir des libéraux pour les nominations à un poste de juge.

Plus récemment, en décembre, Pauline Marois aussi proposé 16 solutions pour assainir les moeurs politiques au Québec, par exemple:

  • Mandater le Vérificateur général dès l’arrivée au pouvoir du Parti Québécois de proposer au gouvernement ce qui se fait de mieux (les meilleures pratiques et les plus hauts standards) en matière de gestion des contrats gouvernementaux et municipaux. Le rapport devra être rendu dans les six mois,
  • Étendre le pouvoir du Vérificateur général à Hydro-Québec,
  • S’assurer que les sous-traitants respectent les mêmes obligations et exigences de probité et de transparence que les entreprises qui obtiennent des contrats de l’État,
  • Protéger les agents de l’État désireux de dénoncer des malversations au sein de l’appareil gouvernemental et des administrations municipales,
  • Entendre en commission parlementaire, avant leur entrée en fonction, les dirigeants des différentes agences et sociétés d’État,
  • Modifier le règlement sur le processus de nomination des juges afin d‘assurer la transparence et l’indépendance dans la formation des comités de sélection et d’améliorer leur fonctionnement,
  • Limiter à deux mandats ou dix ans, selon la plus longue échéance, la période pendant laquelle une personne peut agir à titre de premier ministre du Québec,
  • De la même façon, il limitera à trois mandats ou douze ans, selon la plus longue échéance, la période pendant laquelle une personne peut agir à titre de maire d’une municipalité de plus de 5000 habitants.

Les solutions mises de l'avant par le Parti Québécois sont le fruit de très nombreuses rencontres avec les citoyens dans les circonscription, d'une écoute active de l'opinion publique et du travail des députés.

Comme le rapportait le Journal de Québec ce matin :

Près de trois citoyens sur quatre (74,6 %) sont d’accord pour restreindre l’exercice du pouvoir du premier ministre du Québec à deux mandats ou 10 ans maximum. [...] Une majorité de Québécois pensent qu’il faut également limiter le temps qu’un élu peut passer à la tête d’une municipalité. Au total, 64,1 % des répondants sont d’avis qu’un maire ne doit pas demeurer en poste plus de trois mandats, c’est-à-dire plus de 12 ans.

Ces résultats viennent appuyer la position du Parti Québécois, qui milite en faveur d’une réduction du temps qu’un élu peut passer à la tête d’un gouvernement ou d’une ville  (source)

Réunis en caucus en prévision de la rentrée parlementaire, les députés du Parti Québécois discuteront des manières de faire davantage pression sur le gouvernement Charest qui ignore malheureusement les appels à l'action de la population.