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Nouvelle - 25 janvier 2012

Lettre d'opinion de Jacques Baril : « Qui trop embrasse mal étreint »

L’année 2011 aura été très difficile pour le Parti Québécois. Des hommes et des femmes avec des convictions inébranlables pour l’indépendance du Québec ont quitté le seul parti politique qui peut nous amener, qui peut nous permettre d’avoir enfin notre pays.

Voilà que l’année 2012 est à peine commencée qu’un autre député souverainiste pose le même geste. François Rebello, qui a milité dans différentes instances du parti, dans différentes associations, prônait, exigeait, blâmait le Parti Québécois de ne pas parler assez souvent, de ne pas faire l’indépendance du Québec. Aujourd’hui, il s’associe à un parti qui dit ne pas faire l’indépendance avant 10 ou 15 ans si ce n’est un Québec dans une confédération renouvelée.

Selon M. Rebello : « Il faut redonner confiance aux gens avec un bon gouvernement » du déjà vu, du déjà entendu.

Il serait trop long ici de démontrer que le gouvernement du Parti Québécois fut l’un des meilleurs gouvernements que le Québec ait connu. Cela n’a pas empêché le bon peuple de se dire non à deux reprises.

Le gouvernement de M. Harper est à façonner son Canada à l’image et aux us et coutumes des autres provinces. Des fédéralistes convaincus ne se reconnaissent déjà plus dans ce Canada. Pourtant, ce n’est qu’un début de mandat pour M. Harper!

Maintenant que l’on voit approcher le moment opportun pour la tenue d’un troisième référendum, des députés, des militants quittent le seul parti qui peut nous conduire à notre volonté d’avoir notre pays. Par leur geste, ils risquent de faire élire un parti qui dit : « pas avant 10 ou 15 ans » si ce n’est pas autre chose… ou encore faire élire le pire gouvernement libéral depuis Taschereau.

Comment peut-on mettre de côté des convictions aussi profondes pour aller militer dans un parti qui renie ces mêmes convictions?

J’ai mal à ma fierté.

Jacques Baril
Ex-député d’Arthabaska

P.-S. : Terre-Neuve a dû tenir trois référendums avant d’obtenir une majorité de oui pour entrer dans la confédération. Pourquoi n’aurions-nous pas ce même droit?